En septembre 2015, la piscine attenante à l’école secondaire Sophie-Barat fermait ses portes pour une réfection complète, qui a eu des ratés. La « saga » entourant cette histoire n’est toujours pas terminée, alors que les travaux réalisés initialement par la firme Quadrax et Associés font encore l’objet de procédures judiciaires.

À la fin août 2020, la piscine Sophie-Barat était fermée pour une dizaine de jours afin d’y faire le grand nettoyage annuel.

Cette fermeture a incité Journaldesvoisins.com à en savoir davantage sur la suite de cette « saga » entre la firme Quadrax et la Ville de Montréal.

Des travaux bâclés ?

C’est en juillet 2015 que l’arrondissement d’A-C avait lancé un appel d’offres afin de remettre la piscine Sophie-Barat à neuf. La firme Quadrax et Associés avait été le plus bas soumissionnaire, lui permettant d’obtenir le contrat d’une valeur de 5 M de $. Toutefois, la firme n’avait jamais réalisé de réfection de piscine, comme le jdv l’avait rapporté dans son article de mai 2018 :

«Il semble toutefois –après vérification de leurs réalisations sur leur site Web– que l’entreprise Quadrax et associés en était à la réfection de sa première piscine. Il s’agit pourtant d’une firme réputée et polyvalente qui a réalisé de multiples et importants projets de construction. Le deuxième plus bas soumissionnaire ( 5 043 773,89 $) Norgereq Ltée avait, quant à lui, de l’expérience en réfection de piscine, tel qu’on peut le constater sur son site Web.»

Toutefois, au chapitre des clauses techniques du devis de l’appel d’offres, journaldesvoisins.com avait pu constater, après recherche, qu’il ne semblait pas être requis que la construction ou la réparation préalable d’une piscine fasse partie des compétences de l’entrepreneur général dont les services allaient être retenus. Toutefois, si l’entrepreneur faisait appel à un sous-traitant pour le carrelage de céramique de la piscine, d’autres preuves de compétence du sous-traitant à cet effet étaient exigées par l’arrondissement.

Et, l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville a rapidement réalisé que l’entrepreneur choisi n’avait « pas les capacités pour effectuer les travaux » malgré le fait qu’il répondait à toutes les exigences de l’appel d’offres, affirme Jérôme Normand, conseiller de ville du district Sault-au-Récollet.

Les travaux réalisés par la firme Quadrax et Associés ont, non seulement, forcé l’arrondissement à se tourner vers un nouvel entrepreneur, mais les complications liées aux travaux ont aussi causé la fermeture de la piscine à de nombreuses reprises dans les dernières années.

Procédures judiciaires toujours en cours

En entrevue avec Journaldesvoisins.com, Jérôme Normand confirme que les procédures judiciaires sont toujours en cours.

D’un côté, la firme Quadrax et Associés réclame de la Ville de Montréal 885 977,08 $ pour des montants impayés.

« Nous n’allions pas supporter la facture pour des bris qui surviennent à peine un an après la réalisation de travaux majeurs et qui étaient encore sous garantie », affirme le conseiller du district Sault-au-Récollet.

 

De l’autre côté, la Ville se défend.

« La Ville oppose une défense par laquelle elle nie devoir ces montants et se porte demanderesse pour 293 648,52 $. La Ville soutient pouvoir retenir 877 800 $ de pénalité de retard (le retard a totalisé 209 jours) et, à cela, s’ajoute une défaillance majeure de la céramique découverte en juin 2017 et dont les coûts de correction se sont élevés à 221 785,26 $, auxquels il faut ajouter 50 000 $ pour les troubles et inconvénients liés à la fermeture de la piscine de même que les honoraires de nos professionnels internes », nous transmet en détail M. Normand.

Ce dernier réitère que la Ville souhaite amener l’entrepreneur à se conformer à sa garantie.

Il est toutefois impossible, à l’heure actuelle, de déterminer les conséquences financières de cette « saga » puisque le dossier est toujours en cours.

« Les montants exacts des dépenses liées aux travaux de la piscine et les dépenses qui doivent être assumées par chacune des parties faisant l’objet des litiges en cours, ce bilan global ne pourra être établi qu’une fois les litiges réglés », conclut M. Normand.

Aucun lien entre la fermeture en 2020 et les travaux de 2015

Concernant la fermeture de la piscine Sophie-Barat du 21 au 31 août 2020, M. Normand nous assure qu’il s’agit d’un entretien annuel qui n’est pas lié aux problèmes survenus dans le passé.

« Il s’agit du grand nettoyage du bassin, des alentours et des vestiaires », précise-t-il.

Il y a également eu la réparation d’un refroidisseur.

Selon M. Normand, les travaux se font à la fin août puisqu’il y a toujours la possibilité d’aller dans les piscines extérieures et que les cours d’automne n’ont pas encore débuté.

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