Si différentes pourtant pareilles: l’expo plurielle de Concertation-Femme

Concertation femme a permis aux participantes de se libérer. Photo: Benoît Dosseh/JDV.

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Concertation-Femme a permis aux participantes de se libérer. Photo: Benoît Dosseh/JDV.

L’organisme Concertation-Femme fait une escale au collège Regina Assumpta, du 25 mars au 2 avril, à travers l’exposition Si différentes pourtant pareilles ; une collection de 16 titres illustrés.

Les élèves de la 3secondaire,  concentration Arts visuels, et une brochette de personnalités, dont la conseillère de district Carla Beauvais, ont assisté au vernissage organisé par l’OBNL. Ces poésies illustrées qui ornent les murs de l’atrium du collège sont le résultat d’un atelier estival sur l’écriture dédié aux jeunes filles.

Immersion identitaire

Sous la supervision du poète Karim Akouche, les filles dont l’âge varie entre 13 et 17 ans ont écumé le thème de cette 3édition : sentiment d’appartenance et identité. Elles ont d’abord appris à mettre les mots sur des enjeux générationnels inhérents aux personnes immigrantes. Ensuite, elles ont exploré la richesse stylistique du langage poétique pour les décrire. Enfin, l’artiste peintre Raluca Mihaela Muraru les a guidées pour peaufiner les dessins de leur poésie. Pont entre leurs origines et le pays de l’érable, elles ont, ainsi, transcrit leurs appréhensions à l’encre et en illustrations.

À l’occasion du vernissage, Julie Duchesne, directrice générale du collège Regina Assumpta, invite le public à se laisser emporter par « la portée des textes et des illustrations qui expriment l’identité, le vécu lié à l’immigration, la recherche d’appartenance d’adolescentes ».

Victoria Borja, en 3e secondaire, s’identifie dans les vers de ce recueil. « Pour moi, c’est très important. C’est comme un secret [qu’on partage]. J’ai l’impression qu’on peut le voir et qu’on peut le vivre. En fait, c’est comme ce que je vis en ce moment. »

Rompre avec une pression quasi permanente

Maysoun Faouri, directrice de Concertation-Femme. Photo : Benoît Dosseh/JDV.

L’immigration est empreinte d’émotions faites de montagnes russes. On passe de l’émerveillement, au spleen (mélancolie), puis au deuil. Cette « période de deuil », comme l’explique Maysoun Faouri, directrice de Concertation-Femme, ne doit pas excéder un trimestre. Toutefois, le silence qui l’entoure dans certains milieux fait que certaines personnes n’en sortent pas, poursuit-elle. Par conséquent, elles se terrent dans la crainte, le doute, notamment.

En amont aux ateliers d’écriture, les jeunes filles ont participé à des ateliers de danse et de lecture afin de briser la glace. Par la suite, avec l’aide de la psychologue, Ghayda Hassan, également professeur à l’UQAM, elles ont identifié leurs maux et appris à apprécier davantage leurs privilèges.

« Si l’on veut développer le sentiment d’appartenance à la société, il faut toujours trouver des activités agréables à faire », suggère madame Faouri.

Carla Beauvais, amoureuse de la poésie, salue l’initiative de Concertation-Femme, et le courage des jeunes filles à composer des verts sur leurs sentiments.

Clap de fin

L’exposition est gratuite et accessible au public. Photo : Benoît Dosseh/JDV.

Étudiante au baccalauréat en droit à l’UdeM, Rose-Aimée Noël-Lefebvre a mis à profit son stage à l’OBNL pour composer un poème : Ni moitié moitié, entière, qu’elle a lu durant le vernissage.

Ce recueil, Si différentes pourtant pareilles, navigue entre la nostalgie, le questionnement identitaire et le bonheur de suivre « la danse des feuilles d’érable ». À travers les 16 titres qui le composent, ces jeunes filles invitent le lecteur à entrer dans leur monde intérieur pour tenter de saisir leur émotivité fluctuante, souligne Maysoun Faouri dans l’épigraphe.

Soutenu financièrement par le ministère de l’Immigration de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) sur trois ans (2023, 2024 et 2025), le projet prend fin avec l’édition de ce troisième recueil. Outre Si différentes pourtant pareilles, il y a eu L’espoir des colibris en 2023 et L’hymne d’une rivière inconnue en 2024.

En plus du collège Regina Assumpta, l’exposition qui se poursuit jusqu’au 2 avril pourra être vue dans 20 lieux différents, dont les bibliothèques et certaines écoles de l’arrondissement.

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One Response

  1. Bravo Raluca Muraru et merci Concertation Femmes pour cette belle activité qui a donné la chance à nos enfants de s’exprimer.

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Le présent avis est publié le 12 06 2026, par Me Chantal Houde, juge administratif

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