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Ça bouge!

Suivre des cours… Pour l’amour du patinage!

Publié le 04/02/2018
par Alain Martineau

Jeune patineur du CPA participant à la revue de patinage artistique présentée dans le cadre des Fêtes du 375e anniversaire de Montréal. Il personnifiait le célèbre « numéro 9 », Maurice Richard, surnommé le « Rocket » (Photo: jdv archives)

Certains apprennent à patiner seuls, sur le tas comme on dit. D’autres se font aider, soit par une autre personne, soit appuyés sur une structure métallique, ou encore à l’aide d’une chaise, des pratiques non recommandées. Il existe aussi les traditionnels cours, ce qui n’est pas une surprise en soi. Et c’est une démarche qui a tout son sens.

Dans Ahuntsic, 300 personnes en moyenne, enfants et adultes, s’inscrivent, année après année, à un cours de patinage à l’aréna du même nom, rue Saint-Hubert, au sein du Club de patinage artistique Ahuntsic (CPAA), membre de Patinage Canada. Un autre groupe offrant un programme semblable, le Club de patinage artistique L’Acadie, se trouve quant à lui dans Cartierville. Le coût des cours revient à moins de 200 $ pour l’année, soit dix séances avant Noël et dix après.

Que l’on soit un très jeune débutant, ou une personne moins jeune, on peut s’inscrire pour commencer un sport qui est peu coûteux si on le compare au ski alpin, par exemple. À l’automne, cinq cours Patinage plus sont offerts aux jeunes, et un cours aux adultes. Un cours d’initiation au patinage synchronisé est aussi au menu.

Comme nous l’a mentionné l’une des responsables du CPAA, Anne-Sophie Vézeau, les mercredis et jeudis soirs seront encore fort occupés à Ahuntsic.

« Nous avons beaucoup de jeunes de 3 ans, a signalé Mme Vézeau, des jeunes qui n’ont jamais mis un pied dans un patin. Ils apprendront la technique du patinage, mais sans appui (la chaise ou le support métallique), contrairement à ce que pourraient penser certaines personnes. C’est qu’il faut apprendre à se tenir tout seul, sans soutien, donc pas question de transférer son poids sur un objet. L’élève doit trouver son centre d’équilibre », a-t-elle précisé.

Le cours Patinage Plus est conçu pour les petits, ce qui explique sa popularité, souligne Mme Vézeau.

« Ils n’ont pas froid aux yeux, ils tombent souvent, mais se font rarement mal. Mais n’oublions pas qu’ils doivent porter le casque protecteur conforme aux normes canadiennes », ajoute-t-elle.

Variété de cours

Les gens peuvent franchir six étapes. Et c’est le cas de le dire, en y allant étape par étape.

« C’est comme en natation. Ils développent des habiletés et ils sont finalement à l’aise sur glace. »

Mais tout ne s’arrête pas là. Il y a toujours place à amélioration, et plus encore.

Après Patinage Plus, assez populaire, on grimpe et certains ont déjà ou auront le potentiel de monter une coche de plus dans le cadre du Programme Star. Ce sont des ateliers de perfectionnement pour les juniors et les seniors (style libre, habileté/ danse, et stroking, soit des exercices de poussées-élans, de croisés, de virages et de courbes).

« On peut déceler assez tôt le potentiel de certains et certaines sur glace, a signalé Anne-Sophie Vézeau. Avec un professeur privé, des jeunes pourront faire des sauts, des routines ou des figures. Ils ou elles ne seront peut-être pas prêts ou prêtes pour un double piqué, mais notons que des élèves qui sont au secondaire sont parfois en couple, sur glace, selon leurs intérêts et ceux de leurs parents, par exemple ».

Le programme Patinage Star offre, quant à lui, des cours privés (ceux qui ont atteint le niveau 4). Ils ont un enseignement individualisé avec un entraîneur professionnel pour les surveiller. Les vedettes de demain œuvrent en solo ou en couple.

« Benjamin Brisebois, Marie-Ève Côté, Simon Tanguay, Yan Quan, Laurent Charbonneau, pour ne nommer que ceux-là, n’ont pas atteint le summum que présentaient les Jeux olympiques de Sotchi en 2014, mais certains ont fait des compétitions à l’international. Le niveau de patinage synchronisé donne un bon coup de pouce pour aller plus haut », de préciser la porte-parole du CPAA.

Bénévolat sur glace

Il va sans dire que plusieurs n’hésitent pas à mettre la main à la pâte pour s’assurer du maintien d’un savoir-faire «sur glace ». Dans Ahuntsic et Cartierville, ces hommes et femmes n’hésitent pas à lever la main pour aider la cause de ce sport noble. Au sein du conseil, on compte cinq personnes, dont une représentante des entraîneurs. Et, chose qui pourrait en surprendre plus d’un, les cours sont donnés par des adolescents qui montrent aux plus petits comment donner les coups de patin.

Au final, on retrouve une quinzaine d’entraîneurs et une trentaine d’assistants de programme, soit des ados. Des jeunes étant passés par le CPAA ont atteint des niveaux de compétition élevés… Mais la majorité de ceux et celles qui s’inscrivent se limite au bonheur de parvenir à donner correctement des coups de patin, pour s’amuser, et tout simplement pour faire de l’exercice…

Le Club de patinage Ahuntsic a donné une éloquente démonstration de son savoir-faire en 2017, à l’occasion d’une revue de patinage présentée dans le cadre des Fêtes du 375e de Montréal.

La nouvelle patinoire Bleu-Blanc-Bouge inaugurée en décembre au parc De Mésy donnera peut-être le goût à certains jeunes de prendre des cours en bonne et due forme.

Durant les Jeux olympiques d’hiver à PyeongChang en Corée du Sud, dans quelques semaines, nul doute que plusieurs jeunes patineurs du territoire qui prennent leur cours au CPA et au Club de patinage artistique L’Acadie auront les yeux rivés sur le petit écran pour y admirer leurs idoles lors des compétitions de patinage artistique qui ne manqueront pas d’être enlevantes.

Cette chronique a été publiée dans le mag papier de journaldesvoisins.com de septembre 2016 et mise à jour par Christiane Dupont, en janvier 2018.

 

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