L’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville a tenu à mettre les pendules à l’heure alors que des citoyens déplorent encore des comportements inappropriés de certains travailleurs affectés au système des collectes des déchets et matières recyclables. Et aussi en ce qui a trait au fonctionnement de la nouvelle collecte des déchets de table qui se limite cette année au seul district Ahuntsic (l’an prochain, ce sera Sault-au-Récollet).

Mais d’entrée de jeu, l’arrondissement se félicite de voir que le taux de participation des résidants à la collecte des déchets de table est de 30 %, comme nous l’a confirmé le directeur des Travaux publics à Ahuntsic-Cartierville, Louis Lapointe. Ce taux, en 2014, était d’à peine 12% pour l’ensemble de la ville de Montréal, là où s’effectuait cette collecte nouveau genre.

Mais, malgré tout, plusieurs citoyens, selon les jours de collecte des différents types de déchets déplorent voir leurs bacs et poubelles ne pas être déposés là où ils ont pourtant été laissés. On se rend compte trop souvent que les gros contenants, une fois leur contenu vidé, sont lancés quelque part face à la résidence, et souvent ils se retrouvent dans la rue. Il y a aussi le phénomène des mauvaises odeurs des bacs de déchets de table lancés avec le couvercle ouvert, plus intenses durant le temps chaud que nous avons connu cet été.

Récemment, des citoyens sont revenus à la charge sur le sujet mais la direction ici a tôt fait de mettre le couvercle sur la marmite.

Réplique de l’arrondissement

Au sujet des nouveaux bacs bruns (pour des fins de compostage), Michèle Blais, responsable des communications de l’arrondissement a rappelé les grandes lignes édictées par les autorités.

« Les bacs distribués se ferment de façon hermétique avant la collecte, d’indiquer Mme Blais, et l’entrepreneur qui effectue la collecte des résidus alimentaires doit s’assurer d’éviter tout déversement liquide sur la chaussée ou le trottoir, dans le cas de cette collecte », a-t-elle précisé.

Mais certains ont noté qu’il y avait parfois du coulage…

« Si un déversement venait qu’à subvenir, a affirmé Mme Blais, l’entrepreneur doit nettoyer les lieux et les laisser libres de tout résidu. Si cela n’était pas fait ou si cela est fait de façon insatisfaisante, l’entrepreneur peut recevoir une pénalité pour non-respect de son contrat », a-t-elle insisté.

Louis Lapointe, en entrevue au journaldes voisins.com, a déclaré que ces politiques doivent être respectées à la lettre. Interrogé sur la question des odeurs se dégageant des camions, il s’est fait philosophe. « Il n’y a pas grand-chose à faire, a soutenu M. Lapointe. Oui, il peut y avoir des odeurs. Il faut dire que l’été 2016 a été exceptionnellement chaud. Parfois, aussi, les bacs, hermétiques,  ne sont pas fermés correctement. Donc, il est normal qu’il y ait des odeurs. Mais, imaginez, c’est pire pour ceux qui sont affectés à la collecte » a-t-il ajouté.

Avertissements et sanctions

Quoi qu’il en soit. M. Lapointe assure que tant les employés des entreprises qui sont liés par des contrats avec l’arrondissement que les employés cols bleus de la ville doivent respecter les règles. Et aussi, les bacs doivent être déposés aux endroits prévus, laissés par les résidants et dans le cas de plaintes, l’arrondissement intervient, selon lui. Donc, le bac doit être laissé au même endroit qu’il a été déposé et surtout la collecte doit se faire car il y a parfois des oublis.

« S’il y a un oubli pour un résidant ou un oubli pour un tronçon de rue, des pénalités sont prévues pour les entrepreneurs fautifs. Cela est arrivé encore récemment, sous toute réserve », a-t-il avancé.

Pour les cols bleus (ils sont responsables uniquement de la collecte de récupération dans l’arrondissement), des rencontres ont eu lieu avec ceux qui sont fautifs. Bref, des amendes pour le privé et des mesures disciplinaires si nécessaires pour les cols bleus de la ville si des impairs sont commis.

Les résidants doivent donc porter plainte au 311 si jamais il y a des ratés.

 

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