La cour de l’école Saint-André-Apôtre inondée (Photo : Philippe Rachiele, JDV)

Ce ne sont pas que les sous-sols de domiciles qui peuvent être inondés à cause des grosses pluies. Les cours d’école aussi! C’est ce qui est arrivé il n’y a pas si longtemps à l’école primaire Saint-André-Apôtre qui a vu une importante quantité d’eau s’accumuler sur son terrain. Une grande partie de l’aire de jeux des enfants est devenue inutilisable. Le problème se répétera-t-il tout au long de l’année après chaque pluie abondante?

Alain Perron, responsable des relations de presse au Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM), indique que les employés des ressources matérielles du CSSDM ont vidé l’eau par l’égout et vérifié par caméra pour connaître l’état de la canalisation. Il semble que la situation résulte d’un problème d’évacuation par celle-ci.

« Nous avons identifié le problème d’évacuation de l’eau. Une pièce sera installée dans un conduit afin de permettre un meilleur écoulement de l’eau », assure-t-il.

Le temps dira si l’installation de cette nouvelle pièce permettra d’éviter la répétition de ce problème.

La cour de l’école Saint-André-Apôtre inondée (Photo: Philippe Rachiele, jdv)

Imprévoyance chronique

Ce n’est pas la première fois que l’école Saint-André-Apôtre connaît ce genre de désagrément.

André Gravel a été commissaire de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) de 2003 à 2014. Il a pu remarquer l’état parfois désolant de l’école Saint-André-Apôtre et le manque d’empressement à effectuer le travail qui en aurait amélioré la condition.

« Une inondation dans la bibliothèque scolaire située en sous-sol a détruit de très nombreux livres. Beaucoup de temps s’est ensuite écoulé avant que les élèves retrouvent une bibliothèque », cite-t-il en exemple.

L’ancien commissaire scolaire mentionne aussi l’installation d’une clôture pour éloigner les élèves d’un mur extérieur côté nord qui menaçait de s’effondrer en attente d’un financement du ministère de l’Éducation.

« Rien ne bougeait. »

À sa demande, deux enseignants en maçonnerie de l’École des métiers de la construction (CSDM-Parthenais) sont alors venus examiner le mur avec l’intention d’effectuer les travaux avec les élèves.

« Malheureusement, cela n’a pas été possible à cause de l’ampleur des travaux requis, du temps disponible et du danger. »

M. Gravel signale également l’entassement des élèves à cause du retard des agrandissements et des constructions de nouvelles écoles.

« Le sous-financement chronique des établissements d’éducation pendant de trop nombreuses années a nécessairement des effets sur le niveau des services offerts aux élèves et sur le délabrement des écoles », se désole l’ancien commissaire scolaire.



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