L’année scolaire achève pour les jeunes du secondaire. Et pour les élèves de cinquième secondaire, c’est toute une époque de leur vie qui tire à sa fin. La conclusion du secondaire est habituellement marquée par le traditionnel bal des finissants. Or, avec la pandémie qui n’est pas encore complètement terminée, il n’est pas certain que ce fameux événement pourra avoir lieu, du moins pas avant le 8 juillet prochain, et à condition qu’il ait lieu sous un chapiteau extérieur. Mais ces dernières permissions pourraient sonner le glas des bals de plusieurs, à cause du temps que prend l’organisation d’un tel événement, notamment. Une  déception pour plusieurs jeunes, mais peut-être un soulagement pour d’autres…

Une année difficile

Marianne Locas-Ouimet, élève de secondaire 5 à l’école Sophie-Barat à Ahuntsic-Cartierville, avait longuement parlé de l’absence du bal des finissants avec ses camarades de classe. C’était pour elle et ses compagnons une grande déception qu’il ne puisse pas avoir lieu cette année. La déception était d’autant plus grande que c’était leur dernière année au complet qui a été chamboulée par la pandémie.

« On ne réalise pas que c’est la fin du secondaire puisqu’on n’a pas vraiment eu de dernière année. En tout cas, pas une dernière année normale. Ça a été très difficile. Et puis là, en plus, on n’a rien pour souligner la fin. Après l’année qu’on a eue, ça aurait été bien d’avoir quelque chose pour souligner nos efforts », se désole la finissante.

L’importance du bal

Pour Marianne, le bal des finissants sert à marquer une transition importante dans sa vie et celle de ses camarades.

« C’est le moment où tu te dis que tu passes au prochain chapitre de ta vie. »

Elle indique que de nombreuses personnes qu’elle connaît prévoyaient cet événement depuis des années, l’attendaient avec impatience. Plusieurs avaient déjà acheté leur robe ou leur complet.

Évidemment, pour d’autres personnes plus discrètes, l’annulation du bal des finissants était sûrement un soulagement puisque même s’il peut être très enthousiasmant, cet événement, lourdement connoté, peut aussi être une grande source d’anxiété.

Collation des grades

Quentin Parisis, conseiller aux communications au Centre de services scolaires de Montréal (CSSDM), expliquait au JDV en début de semaine que même s’il n’y a pas de bal des finissants en tant que tel, dans la vaste majorité des écoles secondaires, des événements du type collation des grades sont organisés « pour permettre aux élèves finissants de vivre une journée festive afin de souligner la fin de leur parcours secondaire ».

Marianne Locas-Ouimet précise que les parents ne pourront pas assister à cette petite remise de diplôme.

Possible réévaluation

Le 2 juin 2021, le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, s’est engagé à réévaluer la décision d’annuler les bals des finissants pour les élèves du secondaire, ce qui a été fait et annoncé en conférence de presse le mardi 8 juin.

Le conseiller aux communications du CSSDM indique que, « quelle que soit la décision de M. Arruda, le CSSDM suivra les recommandations de la Santé publique, comme il l’a fait de façon systématique depuis le début de la pandémie ».

Marianne Locas-Ouimet ne croit pas en cette alternative qu’elle considère trop à la dernière minute.

« Un bal s’organise normalement des mois à l’avance avec un comité d’organisation. C’est impossible d’organiser un bal pour 114 personnes à deux semaines de la fin de l’année », croit-elle.

Initiatives étudiantes

La finissante indique par contre qu’elle compte organiser quelque chose au parc ou dans sa cour avec les camarades de sa bulle-classe.

Marianne a aussi eu vent que d’autres élèves de sa cohorte veulent organiser un après-bal. Elle estime que ce genre d’événement n’est pas réellement faisable en raison des mesures sanitaires en vigueur. S’il devait avoir lieu, elle n’irait pas, car elle ne considère pas que ce serait sécuritaire.

Reste à voir combien d’écoles secondaires vont pouvoir tenir un tel bal après le 8 juillet, alors que les vacances d’été sont commencées, et combien auront le temps d’organiser l’événement.

S'abonner
me prévenir de
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Voir tous les commentaires
Vous pourriez aussi aimer ces articles
Pensionnat de Cranbrook

Écoles résidentielles autochtones : les Sœurs de la Providence face à leur passé – Premier texte de trois-

Les Soeurs de la Providence sont présentes dans Cartierville depuis 1926, où…

Covid-19: Ahuntsic-Cartierville n’échappe pas à la troisième vague

Signe que la troisième vague est bel et bien arrivée, Ahuntsic-Cartierville a…
École Évangéline (1)

Un ancien des classes d’accueil de l’école Évangéline crée un guide pour les prochains élèves

Lorsqu’il est arrivé au Québec à l’âge de 13 ans, Dimitri Eni…

Sophie-Barat: six ans de travaux et pas de classes modulaires

Dans une lettre envoyée aux parents des élèves de l’école Sophie-Barat, le…