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Hausses de toutes sortes, y compris dans l'arrondissement

Après le budget, Montréal augmente différents services et…contraventions

Publié le 05/02/2018
par Alain Martineau

Il en coûtera un peu plus cher pour s’inscrire à différentes activités, au Centre Claude-Robillard, notamment. (Photo: archives jdv)

Depuis le début de l’année, les Montréalais apprennent beaucoup de «mauvaises nouvelles» émanant de l’administration municipale fraîchement en poste, qui semble faire le pari que «tout sera oublié dans quatre ans», d’après plusieurs analystes.

En l’espace de quelques jours, une tempête de hausses de toutes sortes était décrétée dans la métropole québécoise alors qu’en même temps, avec des rues et trottoirs glacés, les citoyens s’interrogeaient sur la « non-intervention » de la ville (sauf Anjou où le maire a carrément défié l’autorité en ordonnant le déblaiement, ce qui pourrait lui coûter une pénalité). Finalement, l’opération devait débuter quatre jours après Anjou, à la suite d’une avalanche de critiques et 80 transports à l’hôpital pour des chutes durant le week-end, selon Urgences santé.

D’abord, le premier budget de l’administration Plante-Dorais marqué par des hausses de taxes beaucoup plus importantes que l’inflation est voté tel quel, malgré la promesse électorale de Projet Montréal de viser environ 2% et de nombreuses critiques, puis on apprenait qu’il y aura des augmentations à venir pour divers services, sans compter que les contraventions aussi vont grimper.

Dans ce dernier cas, il a fallu «arracher» l’info au président du comité exécutif, Benoit Dorais, qui n’avait pas livré la nouvelle après avoir dévoilé en grande pompe que la Ville mettait un terme aux primes pour les cadres policiers (les fameux «bonis Denis») et au système des quotas, système toujours nié par le pouvoir politique bien que c’était un secret de Polichinelle. Reste à voir maintenant comment l’administration va réussir à faire croître le nombre de contraventions dans ce nouveau contexte, avec «moins d’incitatifs».

Pour cette année, Montréal veut aller chercher 30 millions de dollars de plus (en amendes et pénalités) soit un peu plus de 202 millions.

L’Opposition craint qu’un simple «ticket» de stationnement passe de 53,00$ à 70,00$ par exemple.

Mais, la Ville précisera plus tard ses intentions sur le pourcentage des hausses pour les contraventions et les services, comme la location d’un terrain de tennis.

Au sujet des services, et des nouveaux couts, les informations se trouvent dans le Règlement sur les tarifs, exercice financier 2018 (voir pièce jointe).

« À l’instar des années précédentes, les unités d’affaires ont procédé à la révision de leurs tarifs en tenant compte des coûts encourus par la Ville. La mise à jour de la tarification a donné lieu dans certains cas à de nouveaux tarifs, à des modifications et à des abolitions de tarifs », a expliqué Gonzalo Nunez, relationniste, à la Division des relations avec les médias.

Frais plus élevés à Claude-Robillard

Il en coûtera bientôt plus cher donc pour utiliser les divers plateaux sportifs dans les centres sportifs de la Ville, intérieur et extérieur.

Les hausses, selon les activités ou cours, varieront entre 5 % et 8 %, selon les premières informations ayant circulé.

Ainsi, si on s’inscrit à une activité au Complexe sportif Claude-Robillard, au sud de notre arrondissement, il faudra ajouter quelques dollars de plus par session.

Les divers organismes sportifs, souvent des organisations sans but lucratif (OSBL), devront eux aussi débourser plus pour utiliser les salles ou les locaux.

La nouvelle administration veut «mieux refléter les coûts réels d’utilisation». Il se pourrait que des «petites» hausses soient annoncées à chaque année et non pas après une longue période sans augmentation, comme c’est le cas présentement, ce qui aurait quand même du sens.

Permis de construction

Au sujet des permis de construction, c’est confirmé, la hausse sera de 10% cette année, et ce sont les arrondissements, responsables de l’émission des documents, qui en profiteront.

Les tarifs passeront  de 8,90$ à 9,80$ par tranche de 1000$ de travaux, une décision qu’a toutefois vivement dénoncée l’APCHQ, l’Association provinciale des constructeurs d’habitation.

« En additionnant ce qui a été annoncé auparavant, a indiqué l’association patronale, cette hausse de dix pour cent constitue un signal inquiétant pour les familles qui désirent devenir propriétaires à Montréal», a-t-elle déploré.

Pour sa part, l’Opposition officielle, Ensemble Montréal, dit aussi y voir un dur coup pour l’attrait de la Ville auprès des jeunes familles, sans oublier les hausses de taxes qui font mal paraître la Ville comparativement à Longueuil ou Laval par exemple.

Permis pour chiens et chats

Tous les permis annuels pour les animaux grimperont. On a ainsi confirmé que la hausse sera de 2$. Il faudra sortir  27,00$ de sa poche pour un chien stérilisé et 62,00$ si l’animal ne l’est pas. Pour un chat stérilisé, ce sera 12,00 $ et  20,00$ de plus s’il ne l’est pas. Mais, à l’inverse ceux et celles qui possèdent un chien ou un  chat avec micropuce auront un rabais de 7,00$.

Fin des hausses importantes ?

Après s’être empêtrée dans les explications sur la hausse des taxes versus son engagement électoral, la mairesse Valérie Plante a finalement fait amende honorable.

Mme Plante a affirmé que son équipe va travailler cette année à s’assurer de pouvoir «tenir sa promesse» de limiter les augmentations de taxes sous l’inflation au budget 2019 qui devrait être déposé cette fois en décembre prochain.

« Maintenant, c’est nous qui prenons les décisions, et on sera en meilleure posture pour faire respirer les Montréalais», a-t-elle promis.

Les Montréalais prennent connaissance cette semaine de leur nouvelle facture, une hausse moyenne, dans le résidentiel, de 3,3% à la suite du budget adopté sans changement.

À peine six jours après le vote, des proprios commençaient à recevoir leur compte.

Cette année, il n’y aura pas de rappel d’échéance, comme au «scolaire».  La Ville supprime ainsi 250 000 rappels d’échéance et fera une bonne économie en papier et en timbres.

 

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