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PRIMEUR - Après qu'ils aient été vus chez nos voisins, récemment...

Des attaques de coyotes dans Ahuntsic-Cartierville

Publié le 09/08/2017
par Joran Collet

Coyote (Photo: Wikipédia)

Il y a quelques semaines, journaldesvoisins vous faisait part du fait qu’un coyote avait attaqué le chien d’une résidante d’un arrondissement voisin. Bien que la présence de coyotes au sein de l’arrondissement soit connue depuis longtemps, ceux-ci ne représentaient pas jusqu’alors une menace pour les résidants. Cette situation est toutefois différente aujourd’hui. Aux dernières nouvelles, quelques cas d’attaques de coyotes ont été recensés au sein de l’arrondissement. Certaines, non loin du secteur où le chien avait été attaqué.

Dans un reportage diffusé le 5 août dernier, TVA nouvelles faisait état d’une attaque de coyotes sur un cycliste, un événement qui se serait déroulé, selon une résidante, au croisement de la rue Legendre et de l’avenue Olivier-Maurault, devant le Boisé St-Sulpice.

Depuis la publication de la nouvelle, le Service de protection de la faune a reçu différents signalements d’attaques de coyotes au sein de l’arrondissement.

La nouvelle est confirmée

Dans un premier temps, la nouvelle des attaques n’avait pas été confirmée par le Ministère des Forêts, Faune et Parcs.

Dans un communiqué publié aujourd’hui sur sa page facebook, le Ministère confirme que des attaques ont bien eu lieu dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville.

« D’après les faits rapportés, au moins trois citoyens se sont fait mordre par un coyote », peut-on lire.

Impossible toutefois de savoir quels sont les cas confirmés.

Selon Anik de Repentigny, chargée des communications pour la Ville de Montréal, il n’est pas possible de savoir avec précision combien de coyotes sont en cause.

« Aucun ADN n’a été relevé sur les morsures à la suite des incidents. Il est donc difficile de confirmer qu’il s’agit d’un seul coyote problématique », souligne-t-elle.

L’absence d’ADN empêchera aussi l’identification du coyote agressif si celui-ci venait à être capturé ou « éliminé ».

« Pour l’instant, les observations suivent généralement un parcours dans le même secteur allant du parc Champdoré aux parcs locaux à l’ouest de l’avenue Papineau près du complexe sportif Claude-Robillard. Toutefois, les coyotes peuvent se déplacer très facilement sur de très longues distances », souligne Mme de Repentigny.

Proche de ces endroits, se trouve le complexe environnemental Saint-Michel qui est déjà connu pour abriter une niche de coyotes. C’est aussi dans ce complexe que se tenait la carrière Miron, un dépotoir à ciel ouvert qui a été transformé en parc urbain. Il est donc fort possible que le déplacement des coyotes soit dû à ces changements, une idée soutenue par plusieurs internautes.

Des mesures sont prises

Le Ministère des Forêts, Faune et Parcs ainsi que la Ville de Montréal prennent le dossier très au sérieux. Plusieurs mesures ont déjà été mises en place pour assurer la sécurité des résidants et pour faire en sorte que les coyotes dangereux soient contrôlés.

Le service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avait notamment appelé en renfort des agents de protection de la faune dans la nuit du 3 au 4 août. Contacté par journaldesvoisins.com, le service Médias du SPVM a confirmé que leur présence était en lien direct avec la présence de coyotes dans le secteur.

« La Ville a retenu les services d’un spécialiste du domaine […] des dispositifs ont été installés à des endroits stratégiques afin de les capturer », souligne le communiqué, une information confirmée par Mme de Repentigny. C’est sous la recommandation du Ministère que la Ville a décidé de faire appel à l’expert.

En début de semaine, journaldesvoisins.com avait appris d’une résidante, que les agents de la faune avaient reçu le feu vert pour prendre des moyens drastiques en cas de besoin. Deux coyotes ont été « éliminés » dans la nuit du 6 août parce qu’ils représentaient une menace imminente pour les résidants et usagers du secteur.

La relocalisation des coyotes ne semblait pas être une option pour les agents de la faune. Cela peut notamment s’expliquer par le fait que ces coyotes étaient déjà désensibilisés à la présence humaine et que leur déplacement n’aurait pas éliminé la menace qu’ils représentaient.

Rappel

Malgré les événements récents, les attaques de coyotes sont rares. L’animal étant de nature craintive, il aura tendance à prendre la fuite. Le service de protection de la faune rappelle que le coyote n’est pas, de nature, un animal dangereux, mais qu’il peut s’habituer à la présence humaine.

« Il s’adapte facilement à son environnement et possède un régime alimentaire varié. Généralement craintif, il peut toutefois s’accoutumer à la présence humaine et devenir audacieux […] Il est fortement conseillé d’éviter d’approcher les animaux sauvages et de les nourrir. Il est aussi recommandé de ne pas laisser de nourriture facilement accessible (déchets, nourriture d’animaux domestiques, etc.) », peut-on lire sur le communiqué du ministère.

Le Ministère des Forêts, Faune et Parcs ainsi que la Ville de Montréal souligne qu’il est important de prévenir S.O.S Braconnage au 1 800 463-2191 lorsque l’on rencontre un coyote.

La Ville de Montréal invite notamment les résidants à consulter la page Web « Vivre harmonieusement avec la nature » afin d’en apprendre davantage sur les pratiques à respecter au quotidien.