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Un chien aurait été attaqué dans l'arrondissement voisin

Y a-t-il des coyotes dans Ahuntsic-Cartierville ?

Publié le 09/07/2017
par Joran Collet

(Photo: Wikimedia Commons)

Le 14 juin dernier, Elsa, une résidante de l’arrondissement voisin, à l’est, Villeray-Saint-Michel-Parc-extension, qui se promenait avec un ami dans le parc Jean-Rivard qui jouxte l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville a eu toute une surprise lorsqu’un coyote s’en est pris violemment à l’un de ses chiens. Stupéfaite, celle-ci a publié son témoignage sur la page facebook de « Spotted Montréal ». Bien que des renards aient déjà été aperçus au parc-nature de l’île-de-la-Visitation et même dans Ahuntsic Ouest, face au terrain Musto, des coyotes toutefois ont peu de chance d’arriver au sein de l’arrondissement, selon une porte-paroles de la Ville-centre.

La présence de coyotes sur l’île de Montréal est connue depuis plusieurs années maintenant. En collaboration avec diverses institutions provinciales et municipales, la Ville de Montréal suit de près l’évolution de nos colocataires à quatre pattes.

Population et localisation

La SPCA évalue à une centaine le nombre de coyotes sur l’île de Montréal. Leur répartition, à travers les différents arrondissements de la ville, est cependant impossible à déterminer avec précision.

« Nous savons qu’ils se reproduisent avec succès, mais il est très difficile d’évaluer la population totale de coyotes présents à Montréal », souligne Anik de Repentigny, chargée de communication à la Ville de Montréal.

Aucun cas n’a toutefois été déclaré ici dans l’arrondissement ce qui porte à croire que l’animal n’a pas encore établi domicile au sein même de l’arrondissement.

 « Des coyotes ont été vus dans certains grands parcs, notamment au parc Frédéric-Back (Complexe environnemental de Saint-Michel) ainsi qu’aux parcs-nature de la Pointe-aux-Prairies, du Cap-Saint-Jacques, de l’Anse-à-l’Orme et du Bois-de-l’Île-Bizard », souligne Mme de Repentigny.

Des attaques rares

Le coyote est un animal timide qui aura tendance à se cacher s’il se retrouve en présence d’humain. Rencontrer un coyote en plein jour est exceptionnel et celui-ci sera probablement porté à fuir au premier contact.

Emplacement du parc Jean-Rivard, à l’est d’Ahuntsic-Cartierville, tout à côté du parc du complexe environnemental de Saint-Michel qui donne sur la rue Papineau (Source: Google Maps)

La présence de coyotes sur l’île de Montréal serait signe d’une certaine confiance envers l’humain.

« Le coyote est inoffensif et vit très bien en ville. […] II y trouve de la nourriture et a appris que les êtres humains en milieu urbain ne représentent aucune menace », souligne la chargée des communications.

Il peut arriver que le coyote se montre agressif et attaque.

« C’est un phénomène marginal », précise Mme de Repentigny.

Seuls quelques cas d’attaque sont recensés par année au Québec et concernent principalement des animaux de compagnie. Bien qu’il faille être prudent vis-à-vis de cet animal, il ne faut pas pour autant craindre une attaque si on en croise un.

« Si on rencontre un coyote, on continue sa route », précise-t-elle.

En cas d’attaque, il est cependant important de contacter sans tarder SOS braconnage qui est ouvert jour et nuit. Ceux-ci seront plus en mesure d’agir que la police.

Des coyotes apprivoisés

Bien que le coyote soit timide, il arrive qu’il se familiarise avec l’homme et qu’il soit moins craintif à son égard. Jacques Nadeau, relationniste pour le Ministère des forêts, de la faune et des parcs, assurait, en février dernier, au journaldesvoisins.com que le coyote devient parfois plus à l’aise avec l’homme.

Ce fut notamment le cas à Kirkland où une dame qui pensait nourrir un chat donnait en fait de la nourriture à un coyote. Celui-ci s’est par la suite approché des habitations et circulait dans les rues de la ville, provoquant la panique chez les résidants.

La Ville prévient donc de minimiser au maximum les contacts avec l’animal.

« N’approchez pas et ne nourrissez pas les coyotes, car ils s’apprivoisent facilement au contact des êtres humains », confirme Mme de Repentigny.

« Les coyotes qui sont nourris par les humains, perdent graduellement leur instinct de fuir et développent des habitudes de proximité avec eux », souligne la Ville de Montréal sur le site internet.

Mesures prises

Plusieurs mesures ont déjà été prises pour assurer une meilleure cohabition entre les Montréalais et les coyotes.

« Des équipes patrouillent les parcs concernés à la recherche de tanières actives. Si tel est le cas, des sentiers sont détournés et les lieux d’animation sont changés pour éloigner toute activité humaine à proximité des coyotes », souligne Mme de Repentigny.

De plus, de nombreux panneaux ont été installés à des endroits précis pour informer les usagers que des coyotes circulent dans les environs. Les panneaux indiquent aussi les comportements à faire, ou ne pas faire, si, d’aventure, on en rencontre.

Contrôler la population de coyotes s’est toutefois révélé contreproductif. En effet, le coyote a tendance à accélérer sa reproduction lorsqu’il sent que son environnement est en danger. De plus, rien ne justifie pour le moment une intervention puisque les cas d’agression sont relativement rares. Au contraire, la Ville de Montréal cherche à limiter au maximum les interactions.

« La Ville de Montréal interviendra seulement dans la situation où la présence d’un coyote malade ou blessé ou anormalement agressif compromettrait la sécurité des usagers des parcs », souligne la chargée des communications.

Pour prévenir d’une attaque de coyote, appeler SOS Braconnage au  1 800 463-2191.