Près de 4 000 masques lavables et 8 000 masques jetables ont aussi été distribués par les brigades. Ici, des masques de la couturière Marie-Yolène Giordani. (Photo: Archives jdv)

Un mois après avoir commencé à sillonner l’arrondissement de porte-à-porte, les brigades communautaires ont rejoint des milliers de personnes.

Formée d’intervenants communautaires de divers organismes communautaires, les brigades sont un projet issu de la cellule de crise formée au printemps dernier par le Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île-de-Montréal en collaboration avec les tables de quartier d’Ahuntsic et de Cartierville.

La brigade a un triple mandat de prévention, d’information et de référence en lien avec la COVID‐19, rappelle Séléna Champagne, conseillère aux relations médias et aux affaires publiques au CIUSSS.

Au 14 octobre, les brigades avaient cogné à 4650 portes et fait des interventions auprès de 1793 ménages. Près de 4 000 masques lavables et 8 000 masques jetables ont été distribués.

C’est une « occasion pour la brigade de rappeler l’importance de laver les masques réutilisables (ils ne doivent pas être porté plus de 2 h) ou de rappeler qu’il faut changer de masque jetable après 4h ou dès qu’il est souillé », note Séléna Champagne.

Les interventions ont aussi permis de référer près de 450 personnes à des organismes communautaires ou au CLSC pour du soutien.

Après un mois, le projet permet d’établir un premier constat encourageant : « la très grande majorité des gens connaissent bien les gestes barrières (port du masque, deux mètres, se laver les mains) », dit-elle.

Un succès à reproduire?

Le projet est un succès à tel point que le CIUSSS en fait la promotion dans son plus récent bulletin d’information à l’intention du milieu communautaire du nord de l’Île.

L’équipe du Programme de santé publique et d’organisation communautaire du CIUSSS vante dans son bulletin d’information du 20 octobre cette « une initiative de la cellule de crise Ahunstic-Cartierville » qui permet non seulement d’informer la population sur la COVID-19 et sur les ressources disponibles, mais aussi de « recueillir les besoins ainsi que les répercussions de la pandémie ».

D’autres quartiers dont Villeray et la Petite-Patrie mettent également en place des projets inspirés de l’expérience mise au point à Ahuntsic-Cartierville.

« Les intervenants et les bénévoles qui sont déjà sur le terrain, en contact régulier avec les résidents du quartier, peuvent faire une différence en ayant de bons outils de sensibilisation », note l’organisatrice commauntaire Isabelle Talbot-Fournier, du Programme de santé publique à la direction des services intégrés de première ligne du CIUSSS, dans un courriel conviant les organismes à une première formation pour devenir agent multiplicateur Prévention COVID-19, le 20 octobre.

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