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Coûts de décontamination et autres dépenses qui ne refroidissent pas nos élus

Des dépenses supplémentaires pour la patinoire Bleu Blanc Bouge

La Fondation du Canadien de Montréal a récemment fait don à l’arrondissement d’une patinoire « Bleu Blanc Bouge » qui sera située dans le parc de Mésy, à l’ouest du district de Bordeaux-Cartierville. La facture des travaux de décontamination du sol du parc, riche en contaminants et produits de toutes sortes, a finalement été beaucoup plus salée que prévue.   En outre, d’autres travaux sont nécessaires, dont les coûts devront aussi être réglés par l’arrondissement.

Dans un article paru en juin dernierjournaldesvoisins.com relayait l’inquiétude d’une citoyenne qui s’indignait des montants astronomiques que doit payer l’arrondissement pour divers types de travaux effectués dans ses parcs.

«Je regarde la grandeur du terrain à décontaminer (…) il me semble que ça fait cher du pied carré », constatait-elle, parlant des travaux de décontamination effectués dans le parc de Mésy.

Et la suite ne lui aura pas donné tort.

Initialement estimés entre 700 000 et 1 million de dollars, les coûts de décontamination ont finalement coûté 1,3 million de dollars aux contribuables.

« Les coûts de décontamination ont été plus importants que prévu », reconnaît Harout Chitillian, conseiller de Bordeaux-Cartierville, qui estime par ailleurs que de tels travaux sont indispensables pour mener à bien ce type de projets. « Que ce soit pour une patinoire ou pour des travaux similaires, dès qu’on creuse le sol à un certain niveau de profondeur, il faut se conformer aux lois et aux procédures en vigueur ».

« L’arrondissement ne pouvait passer outre l’occasion de fournir à la population, qui répondait aux critères du programme de la Fondation, cette patinoire dont l’objectif est avant tout de favoriser le développement de saines habitudes de vie chez les jeunes de ce milieu moins bien nantis », affirme pour sa part Michèle Blais, chargé de communication à l’arrondissement, qui reconnaît néanmoins que l’arrondissement ignorait au départ l’importance des coûts qu’allaient engendrer ces importants travaux de décontamination.

Et ailleurs?

L’élan de générosité de la Fondation du Canadien a un prix. C’est ce que permet de constater le montant des coûts d’exploitation des patinoires qui ont été aménagées ailleurs au Québec.

À Sherbrooke, par exemple, les coûts d’exploitation de la patinoire réfrigérée offerte par la Fondation se sont élevés à 125 000$ contrairement aux 45 000$ prévus initialement. À Trois-Rivières, les coûts d’exploitation de la patinoire qui sera très bientôt terminée sont estimés à 200 000$. Dans les autres villes où elle a pris place, la patinoire réfrigérée coûterait en moyenne 150 000$ annuellement en coûts d’exploitation.

Il semble toutefois que l’augmentation de la facture soit principalement due au fait que les patinoires sont ouvertes plus longtemps chaque jour, et nécessitent, par conséquent, un nombre d’heures de surveillance accru qui doivent évidemment être payées.

Pour bientôt?

À Ahuntsic-Cartierville, le projet d’aménagement de la patinoire dont on ne connaît toujours pas la date d’inauguration comprend trois phases : la décontamination, la construction de la patinoire et finalement la construction du garage (entreposage de la zamboni du tracteur) ainsi que du bâtiment connexe (offre de service : patins, hockey,vestiaire,etc.).

La phase 1 étant désormais terminée, la phase 2 suit présentement son cours. Il s’agit de la construction comme telle de la patinoire. Un avis d’appel d’offres portant sur l’installation du système d’éclairage de la patinoire, compris dans la phase 2 du projet, a récemment été rendu public par l’arrondissement.

Il reste encore des coûts à défrayer pour compléter la phase 2 et la phase 3 de ce projet dont on ignore toujours le montant total que devront débourser les contribuables.

« Il est prématuré d’établir le montant total du projet, et ce, compte tenu des autres étapes à venir. Nous devrons procéder à des appels d’offres en vue de réaliser la phase III et qu’on ne peut dévoiler d’information financière publiquement tant et aussi longtemps que l’octroi des contrats n’aura pas fait l’objet d’une adoption au conseil d’arrondissement », précise Mme Blais.