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Élections provinciales 2018

Jean-Marc Fournier quittera la politique – Ouverture pour Harout Chitilian?

Publié le 09/03/2018
par Alain Martineau

Le ministre Jean-Marc Fournier (Photo: jdv Philippe Rachiele)

Jean-Marc Fournier, leader parlementaire du gouvernement et ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie, a confirmé lundi qu’il mettra bientôt un terme à une trentaine d’années de vie politique active.

M.Fournier, qui est âgé de 58 ans, ne sollicitera pas un nouveau mandat dans la circonscription de Saint-Laurent, en vue de l’élection du lundi 1er octobre.

Circonscription de Saint-Laurent (Source: Élections Québec)

La circonscription de Saint-Laurent comprend entre autres une partie de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville. En gros, tout ce qui est à l’ouest de l’autoroute des Laurentides (entre la rivière et le voie ferrée du CP) et, au sud, tout ce qui est à l’ouest du boulevard O’Brien.

Jean-Marc Fournier, un avocat de formation, a indiqué qu’il terminera son mandat (sans renoncer à la prime de transition, alors qu’il avait déjà reçu 145 000 $ en 2008), mais il militera au côté du premier ministre Philippe Couillard.

Tout comme il l’a fait pendant la  campagne de 2014, il devrait être dans l’autobus du «patron» pour le conseiller.

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L’homme politique, qui a frayé aussi avec les libéraux fédéraux, avait fait son entrée à l’Assemblée nationale en 1994 en se faisant élire dans Châteauguay, en Montérégie, son lieu de naissance.

Jean-Marc Fournier a notamment servi à l’Éducation, à la Justice et aux Affaires municipales. Dans ce dernier cas, il avait géré le dossier des défusions en mettant la barre haute pour les électeurs des villes qui désiraient renoncer à la grande ville de Montréal après l’épisode des fusions forcées par le gouvernement de Lucien Bouchard.

Un bastion rouge

M.Fournier avait quitté la vie politique en 2008, mais était revenu deux ans plus tard en optant pour Saint-Laurent, à l’occasion d’une élection partielle.

Plusieurs observateurs avaient alors noté que ce francophone se présentait dans un comté sûr pour les libéraux (présence d’une forte majorité anglophone et de membres de communautés culturelles) pour être certain d’être élu.

The Gazette, dénonçant cette tendance, avait alors accordé son appui au candidat de la défunte ADQ (Action démocratique du Québec), mais l’impact a été quasi-nul, Fournier l’emportant par une forte majorité.

Pour le remplacer, comme candidat du Parti libéral du Québec (PLQ), il  ne serait pas surprenant de voir se poindre des gens qui sont connus au plan municipal comme Alan de Sousa (maire de l’arrondissement de Saint-Laurent) ou encore Harout Chitilian (ancien conseiller de ville dans le district de Bordeaux-Cartierville et candidat à la mairie aux dernières élections, et qui a aussi servi comme vice-président du comité exécutif de Montréal sous le mandat de Denis Coderre).

A sa défaite à la mairie de l’arrondissement, en novembre dernier, M. Chitilian n’avait pas exclu un retour en politique…

Joint par journaldesvoisins.com, M. Chitilian a répondu:

« Je ne ferai pas de commentaires.»

Mais les libéraux, qui n’ont l’appui que d’un Québécois sur quatre (dont seulement 15% de francophones selon les derniers sondages) pourraient aussi réserver la circonscription à une grosse pointure économique comme Monique Leroux, qui a dirigé le Mouvement Desjardins.

Jean-Marc Fournier est le sixième membre du caucus libéral –et le deuxième ministre– à annoncer un non-renouvellement de mandat et d’autres sont en réflexion.