Guillaume Faucher et Simon Charbonneau, participants à l’émission 100 génies. (Photo: Toma Iczkovits, collaboration spéciale)

Vous avez entre 14 et 17 ans, vous aimez les jeux de société qui font appel à vos connaissances comme le Docte Rat, Jos connaissant et Génies en herbe, et vous y excellez? Alors l’émission 100 génies sur les ondes de la télé de la Société Radio-Canada (SRC) depuis 2019 est pour vous! Ça tombe bien: l’équipe de l’émission est en recrutement jusqu’au 23 mars prochain. «Lâche ton cell et va lire!» conseille Simon Charbonneau, qui y participe.

Ahuntsicois, Simon Charbonneau, 16 ans, fréquente l’école Sophie-Barat, secteur Défi, en secondaire IV. Il a été recruté par l’équipe de l’émission 100 génies déjà l’an dernier pour la quatrième saison de l’émission qui vient de se conclure.

Guillaume Faucher est, quant à lui, diplômé du Collège Mont-Saint-Louis depuis la fin du printemps dernier et fréquente cette année le Collège André-Grasset en sciences de la nature. Il participait en 2022-2023 à la quatrième saison de 100 génies, tout comme Simon.

Simon est de nouveau recruté cette année pour la cinquième saison qui sera diffusée l’automne prochain. Il doit passer les auditions fin mars pour savoir s’il sera parmi les 100 génies retenus pour les enregistrements. Ces jeunes formeront deux équipes participantes de trois génies chacune, à tour de rôle. Les «génies» restants – donc les 94 apparaissant à chaque émission – font partie du public enthousiaste!

Dans le cas de Guillaume, il ne peut être recruté pour la cinquième saison puisqu’il aura 18 ans quand les émissions préenregistrées de cette saison seront télédiffusées l’automne prochain. C’est une règle que s’est donnée l’émission: les participants et participantes doivent avoir entre 14 et 17 ans. Pour l’anecdote, il semble qu’il y ait autant de garçons que de filles qui participent.

Guillaume Faucher, participant à l’émission 100 génies à Radio-Canada. (Photo: Toma Iczkovits, collaboration spéciale)

En outre, selon Guillaume, sur une trentaine de participants à la quatrième saison (moins de 100 à cause de la pandémie), il y aurait eu environ 10 % de participants originaires d’Ahuntsic-Cartierville, ce qui n’est quand même pas rien si on considère que les jeunes peuvent provenir d’un peu partout au Canada francophone.

100 génies vs Génies en herbe

Si vous êtes plus âgés, vous vous souvenez sans doute de l’émission Génies en herbe qui a été en ondes également à la télé de la SRC de 1972 à 1997, avec un retour d’un an en 2011. Stéphan Bureau animait cette dernière saison.

Le nom de l’émission de 2011 est alors Génies en herbe l’aventure. Cependant, la formule était différente et elle réunissait des jeunes de partout au Canada (Québec, Ontario, Ouest et Acadie). L’émission est toutefois abandonnée après la première saison compte tenu des coûts de production. En effet, en plus de s’affronter en studio avec ce fameux jeu de connaissances générales et de logique, les participants se retrouvaient également à l’occasion d’un jeu de piste dans diverses villes canadiennes et les questions étaient souvent orientées sur la ville visitée.

Au fil de la première série de Génies en herbe, de 1972 à 1997, plusieurs animateurs se sont succédé à la barre de l’émission, notamment Normand Harvey et Serge Arsenault.

Diverses personnalités maintenant publiques ont participé, à l’époque, en tant qu’étudiants participants. Dans les archives de la SRC, des noms connus aujourd’hui ont été retracés, soit l’ancien animateur Stéphane Gendron, le chroniqueur politique Mario Dumont, l’ancienne ministre libérale Line Beauchamp, l’animateur Gregory Charles, le comédien Denis Savard, le chroniqueur à La Presse Hugo Dumas et le journaliste de la SRC, Alexis de Lancer.

À l’époque de la première mouture, cette émission recrutait ses participants différemment; chaque équipe de quatre jeunes issus de la cinquième secondaire représentait un établissement scolaire du Québec.

C’est d’ailleurs cette émission que les parents de Guillaume Faucher écoutaient quand ils étaient jeunes. Ils en ont parlé à leur fiston, qui a participé par la suite à des compétitions montréalaises de Génies en herbe par le biais de son établissement scolaire. À l’occasion d’une de ces compétitions, la chef recherchiste de 100 génies est venue rencontrer les jeunes participants afin de leur parler de ce qui était dans le collimateur de la SRC-télé en prévision de 2019.

Des participants de Sophie-Barat

À l’époque de Génies en herbe à la télé, l’équipe de finalistes de l’année 1996-1997 provenait de l’école Sophie-Barat. Les jeunes Ahuntsicois avaient participé à la finale les opposant à l’école secondaire Marcellin-Champagnat de Saint-Jean-Richelieu.

Malheureusement, nos jeunes concitoyens avaient dû déclarer forfait. L’école de Saint-Jean-sur-Richelieu a remporté les honneurs cette année-là. Ce fut la seule année toutefois où l’école du quartier participa aux finales.

À partir de 1986, l’émission mettant en vedette des herbogénistes (c’est ainsi qu’on appelait les jeunes participants) prit une tournure internationale avec la présentation d’une première série Canada-France, puis d’une série opposant les équipes championnes de sept pays francophones.

Parallèlement, l’émission déborde de l’univers de la télévision. La formule a été adoptée par le monde scolaire alors que des milliers de jeunes d’écoles, de collègues et même d’universités d’un peu partout au Québec et au Canada ont participé et participent encore à des tournois. C’est notamment toujours le cas de l’école Sophie-Barat comme le Journal des voisins vous l’apprenait en octobre 2021.

«Jeunesse d’aujourd’hui»

Pour parodier une ancienne émission de télé musicale animée par le regretté chanteur Pierre Lalonde, la «jeunesse d’aujourd’hui» a besoin d’un peu plus d’incitatifs pour participer à une émission semblable et s’enfermer pendant plusieurs jours au début de l’été dans un studio pour le tournage de 12 émissions… D’où la remise en question de la formule et la naissance de 100 génies qui a terminé sa quatrième saison avec succès et poursuit l’aventure!

L’émission s’est donc renouvelée pour attirer les jeunes. En effet, à l’ère des cellulaires que chacun d’entre eux ou presque possède et alors que la télé n’allèche plus nécessairement les 14-17 ans, la SRC a mis le paquet différemment et ça fonctionne.

Avec un animateur dynamique et apprécié des jeunes, Pierre-Yves Lord, des couleurs à profusion, des participants-spectateurs enthousiastes en studio qui se sont eux-mêmes démarqués par leur vive intelligence au recrutement, des effets spéciaux, des chanteurs et des chanteuses, ainsi qu’une petite rémunération à la clé, la formule s’est dépoussiérée pour attirer une nouvelle clientèle.

Les chanteur et chanteuse Tire le coyote et Klô Pelgag, et l’humoriste Pierre-Yves Roy-Desmarais, notamment, sont venus livrer une performance artistique aux jeunes en studio à l’occasion des enregistrements. Pierre-Yves R. a même poussé la chansonnette, m’a-t-on raconté, alors qu’il interprétait une version remaniée du bon roi Dagobert!!! Une performance inédite…

Il y a donc plusieurs différences entre l’ancienne émission Génies en herbe et 100 génies. Une autre distinction plaisant aux jeunes concerne les types de catégories de questions qui leur sont posées. «Ce sont des thématiques inusitées», souligne Simon Charbonneau. Plutôt que de se limiter, par exemple, aux catégories de questions portant sur le français, les mathématiques ou la géographie, il faut répondre à des questions sur des catégories telles que chaud, froid, grandes inventions, etc.

Simon Charbonneau, participant à l’émission 100 génies à Radio-Canada. (Photo: Toma Iczkovits, collaboration spéciale)

Des amis, mais lâche ton cell!

Pour sa part, Guillaume Faucher se dit enchanté par l’expérience qu’il a pu vivre durant ses trois saisons de participation. «C’est pas juste un quiz, dit-il; la dimension sociale est importante. Je me suis fait des amis. Être avec d’autres jeunes pendant trois semaines (de tournage), ça donne beaucoup de temps pour parler. J’ai encore des liens avec les personnes de la première saison, quand j’avais 14 ans.»

«Ça vaut vraiment la peine de participer, lance Simon Charbonneau, mais lâche ton cell et va lire, fais des mots croisés, lis le journal!» conseille-t-il sans détour à ceux et celles qui sont tentés de poser leur candidature et qui veulent améliorer leurs connaissances.

Guillaume y va lui aussi d’un conseil à qui veut s’inscrire: «Participer à des compétitions de Génies en herbe à l’école et jouer à des jeux de société de questions, c’est une des meilleures préparations.» Il met en garde, toutefois: «Mais faut pas juste être une grosse tête pour participer!»

Vous voulez tenter votre chance? Vous avez jusqu’au 23 mars 2023 pour remplir le questionnaire d’appel de candidatures pour la saison 5.

Pour plus d’info sur l’émission 100 génies, consultez le site web de l’émission et les épisodes des saisons précédentes en rattrapage sur ICI TOUT.TV.

 

 



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