Les deux équipes entourent leur entraineuse, Mathilde Cassou, qui porte le trophée. À gauche, debout, Paul Desrochers et Jeanne Doyon puis accroupis, Simon Charbonneau et Erwann Allard-Moullec. À droite, debout, Mathilde Parent, Miro Bataille puis accroupis, Damien Valcke et Elliott Ly-Gagnon. (Photo : Courtoisie)

Après plus de 15 ans d’absence, l’activité Génies en herbe a fait son retour à l’école Sophie-Barat l’an dernier – et ce retour a été couronné de succès. 

Deux équipes de niveau secondaire 2 ont été mises sur pied à l’initiative de la mère d’un élève. L’enseignant de mathématiques Guillaume Cassou a par la suite pris les choses en main, avec la précieuse aide de sa fille Mathilde et de trois mamans qui ont donné du temps pour lire des questionnaires lors des répétitions.. 

« Ils avaient un entraînement par semaine, à jouer une équipe contre l’autre, et ils avaient aussi des devoirs à faire en plus de leurs travaux scolaires », explique M. Cassou. 

L’activité Génies en herbe, popularisée grâce à l’émission du même nom diffusée à Radio-Canada dans les années 1970, est aujourd’hui pratiquée par de nombreuses écoles à travers la province. Des tournois ont lieu dès le primaire afin d’inciter les jeunes à apprendre et parfaire leur culture générale. 

Des performances impressionnantes

Plusieurs des nouveaux génies de l’école Sophie-Barat avaient pratiqué l’activité au primaire, et Guillaume Cassou s’est aperçu dès le début de l’année scolaire qu’il avait des jeunes talentueux sous la main. 

« L’idée était de faire une ligue récréative à l’école, mais comme certains élèves se démarquaient, on s’est dit qu’on allait faire une équipe compétitive et finalement, on en a fait deux. »

Ces deux formations se sont révélées très performantes! Lors du Championnat régional réunissant les meilleures équipes de Montréal, les deux équipes de Sophie-Barat ont chacune atteint la finale… qui s’est soldée par un très petit écart de cinq points. 

Comme certains élèves ne pouvaient participer à la finale provinciale, une seule équipe a été formée, et celle-ci a récolté la médaille d’argent. 

La seule ombre au tableau a été le fait que les matchs ont dû être disputés virtuellement, ce qui est un peu moins amusant. Cette année, toutefois, il est possible que Génies en herbe puisse se faire de nouveau en présentiel. 

Rare pour une école publique

Bien qu’il y ait eu des exceptions au fil des ans, les écoles privées sont habituellement celles qui s’imposent dans les tournois de Génies en herbe. Fábio de Carvalho, vice-président du Mouvement provincial Génies en herbe/Pantologie, se réjouit de voir une nouvelle école se démarquer. 

« Nous sommes tous heureux quand une nouvelle école s’inscrit à l’activité. C’est aussi très sain pour l’activité quand des nouvelles écoles s’ajoutent et viennent chauffer des équipes déjà établies. Plus il y a de noms d’écoles différents sur le trophée, mieux c’est pour la compétition », croit-il. 

D’après Guillaume Cassou, il peut être plus ardu pour les écoles publiques de maintenir des activités parascolaires en raison de l’engagement demandé aux enseignants. 

« Au privé, l’activité existe avant d’être donnée aux enseignants tandis qu’au public, les activités sont souvent portées par une ou deux personnes. Quand l’enseignant ne veut plus s’en occuper, l’activité tombe », mentionne le responsable. 

Tout de même, Génies en herbe va bon train à Sophie-Barat! L’école souhaite avoir des équipes en secondaire 1-2-3 cette année, et l’activité semble déjà bien implantée.

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Pauline Lafleur
Pauline Lafleur
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