Paruline à croupion jaune mâle – photo: J.Poitras – (Yellow-rumped Warbler) (Setophaga coronata).

Une des premières parulines à nous arriver au printemps, et probablement la dernière à nous quitter en automne, la Paruline à croupion jaune, se retrouve souvent sur les listes d’observation, car elle est assez abondante et couvre un large territoire.

Description

Le mâle possède un dos gris foncé, des ailes de même couleur avec deux barres blanches, un front et des joues noirs, un sourcil et un cercle oculaire blancs, et une tache jaune sur le dessus de la tête.

Sa gorge est blanche, sa poitrine est striée de taches noires plus ou moins prononcées, ses flancs sont jaunes, et son ventre est blanc. Mais la marque d’identification la plus proéminente est ce qui lui a donné son nom, un croupion* jaune vif.

La femelle nous montre une tête moins découpée et plus pâle que celle du mâle, et les taches de sa poitrine sont moins prononcées. Le croupion, par contre, est toujours du même jaune.

Il existe une sous-espèce de l’ouest de l’Amérique du Nord qui a la gorge jaune comme principale différence de sa contrepartie du centre et de l’est.

L’automne, tant les mâles que les femelles ont un plumage moins éclatant.

Territoire et habitat

La sous-espèce principale niche surtout au Canada de la limite nord des arbres à la frontière sud du pays sauf dans le secteur des Prairies où il y a peu d’arbres. On la retrouve aussi en Alaska et dans certains états de la Nouvelle-Angleterre. La sous-espèce de l’ouest est présente dans le sud de la Colombie-Britannique et dans les états des États-Unis situés dans les Rocheuses.

La Paruline à croupion jaune préfère les forêts de conifères ou mixtes et est nettement moins présente dans les forêts où les feuillus prédominent; c’est pourquoi elle niche très peu dans les basses terres du Saint-Laurent.

Nidification et comportement

Paruline à croupion jaune femelle – photo: J. Poitras

La femelle construit son nid le plus souvent dans un conifère entre deux et six mètres du sol.  Le nid est constitué de brindilles, de feuilles, d’écorces, de mousse et autres matières végétales. L’intérieur est tapissé de plumes dont le bout recouvre les œufs, ce qui est une façon peu commune de faire pour une paruline. Les œufs, typiquement trois ou quatre, sont couvés pendant une douzaine de jours, principalement par la femelle.

À l’éclosion, les deux parents s’occupent des oisillons, les nourrissant surtout d’insectes volants capturés dans les différentes strates du couvert forestier sur tout l’ensemble de son territoire.

Sur son territoire de nidification, le mâle chante souvent au cours de la journée. Ce chant est une sorte de « Tsî-tsî-tsî-tsî-tsî-tioui-oui-oui » sifflé dont la dernière partie est sur un rythme plus rapide.

Migration

Au printemps les mâles arrivent fin avril ou début mai. Les femelles suivent quelques

Paruline à croupion jaune mâle – photo: J. Poitras

jours plus tard. Dans le sud du Québec, donc aussi dans la région de Montréal, on peut les observer pendant le mois de mai.

En juin, les Parulines à croupion jaune sont sur leur territoire de nidification, donc moins présentes dans notre région où on ne les reverra qu’une fois les jeunes indépendants, soit en septembre ou octobre.

L’hiver, elles se retirent au sud des États-Unis, aux Antilles et en Amérique Centrale, ce qui est moins loin au sud que la majorité des espèces de Parulines.

Abondance et tendance

Comme nous l’avons écrit plus haut, la Paruline à croupion jaune est abondante dans tout son territoire, ce qui inclut le Québec. Selon le Deuxième Atlas des Oiseaux Nicheurs du Québec Méridional, sa présence territoriale serait stable et sa population serait en légère croissance.

Évidemment, la déforestation causée par l’agriculture ou l’étalement urbain lui serait nuisible. On a d’ailleurs constaté une diminution des observations au Saguenay-Lac-St-Jean, en Outaouais, et dans les basses terres du Saint-Laurent.

*Selon le Larousse, la définition du croupion est la suivante: « Arrière du corps des oiseaux, comprenant la glande uropygienne et supportant les plumes de la queue».



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