Image libre de droit

Depuis plusieurs jours, une nouvelle enquête présentée par l’Office québécois de la langue française (OQLF) en fait parler plus d’un. L’Enquête sur les exigences linguistiques auprès des entreprises, des municipalités et des arrondissements de Montréal, réalisée par l’Institut de la statistique du Québec, se penche sur les exigences en matière de langue formulées par les employeurs québécois lors d’un processus d’embauche. Elle rend compte notamment des exigences exprimées par les 19 arrondissements de Montréal, parmi lesquels figure Ahuntsic-Cartierville.

Rapport de l’enquête

L’enquête révèle que 50% des municipalités et des arrondissements de l’Île de Montréal ont recherché des personnes ayant des compétences en français et en anglais ou en anglais seulement.

« La nécessité d’effectuer des communications orales à l’intérieur de l’organisation est l’une des raisons évoquées pour exiger ou souhaiter la connaissance d’une langue à l’embauche », peut-on lire dans le rapport de l’enquête de l’OQLF.

Sur l’île de Montréal, 20% des municipalités et des arrondissements ont exigé ou souhaité que la personne embauchée ait des compétences en anglais pour communiquer oralement à l’intérieur de l’organisme.

Pour l’ensemble du Québec, pour assurer les communications orales à l’extérieur de l’organisation, la proportion des municipalités et des arrondissements ayant exigé ou souhaité des compétences linguistiques en anglais est de 21%.

Chiffres qui choquent

« Comme bien des gens d’Ahuntsic-Cartierville, qui sont aussi préoccupés par l’avenir du français, ces chiffres me choquent », dit André Parizeau, candidat du Bloc québécois dans Ahuntsic-Cartierville aux dernières élections fédérales. « Premièrement, il faut rappeler le fait que Montréal est supposée être une ville où le français domine clairement; c’est dans sa charte même. Or de tels chiffres laissent entendre que l’administration Plante, au niveau central, au strict minimum, ne respecterait même pas cette charte.  Elle devrait plus être interpellée à ce propos », poursuit-il.

L’homme politique souverainiste rappelle à cet égard l’article 46 de la charte de la langue français selon lequel « Il est interdit à un employeur d’exiger pour l’accès à un emploi ou à un poste la connaissance ou un niveau de connaissance spécifique d’une langue autre que la langue officielle, à moins que l’accomplissement de la tâche ne nécessite une telle connaissance ».

Il ajoute qu’il « ose espérer » qu’Ahuntsic-Cartierville fait mieux qu’ailleurs en la matière.

À Ahuntsic-Cartierville

Jean-François Desgroseilliers, directeur de cabinet de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, indique ;

« comme l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville n’est pas considéré comme un arrondissement bilingue, nous ne pouvons exiger la maîtrise de l’anglais lors de l’embauche. Lorsque requis, l’arrondissement a déjà payé des cours d’anglais pour certains employés qui avaient certaines difficultés ».

Ahuntsic-Cartierville ne ferait donc pas partie de la proportion des arrondissements de la Ville ayant exigé ou souhaité des compétences linguistiques en anglais.

Vous aimez ce que nous faisons? Pensez à devenir membre du journaldesvoisins.com ICI

1 commentaire
Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pourriez aussi aimer ces articles

Brigadiers scolaires recherchés

Le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) est présentement…

Le coin des commerçants – Semaine du 29 novembre 2019

SDC District Central Rue Chabanel, La Passerelle La Passerelle, du Centre François-Michelle…

Une publicité qui fait jaser

Récemment, plusieurs résidants d’Ahuntsic-Cartierville fréquentant la rue Fleury Ouest ont pu voir…

Les Brèves