Viréo mélodieux (Warbling Vireo) (Vireo gilvus) – photo: J. Poitras

Si vous vous promenez, l’été venu, dans un parc-nature ou un boisé, vous l’entendrez sûrement. Le Viréo mélodieux est assez répandu et bien vocal.

Description

Viréo melodieux – photo: J. Poitras

Ce n’est pas un oiseau coloré; il est gris olivâtre sur le dos et les ailes, et d’un jaune-vert pâle sur la gorge, la poitrine et le ventre. Une ligne pâle se profile de la base du bec jusqu’à l’arrière de l’œil, ce qui découpe le front et le dessus de la tête.

Avec ce plumage, pas étonnant qu’il soit difficile à repérer dans le feuillage des arbres d’été bien que son chant nous indique qu’il est bien là. Le chanti est un joyeux gazouillis qui se termine par une note ascendante.

Territoire et habitat

Au Québec, le Viréo mélodieux se retrouve principalement dans les basses-terres du Saint-Laurent et le long de l’Outaouais, bien que certaines mentions aient été faites dans les Basses-Laurentides, les Appalaches et aussi loin que Cap-Chat dans le Bas-Saint-Laurent.

Au Canada, on peut l’observer, en plus du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, dans le sud de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan. Il couvre un plus grand territoire en Alberta et en Colombie Britannique, car les arbres feuillus y sont plus répandus. Par contre, on ne le retrouve pas à une altitude de plus de 400 mètres, ce qui le confine au fond des vallées dans les Rocheuses.

Aux États-Unis, il est présent sur tout le territoire, sauf en Alaska et dans les états du sud comme les Carolines, la Floride et le Texas.

Cet oiseau préfère les habitats de feuillus comme l’érablière à caryers du sud du Québec. Il affectionne les grands arbres matures, érables, peupliers, ormes, etc. surtout si ces derniers sont près d’une étendue d’eau ou d’un autre type d’espace dégagé comme les bords de route ou les espaces gazonnés.

Nidification et comportement

Un brin de toilette – photo: J. Poitras

Le Viréo mélodieux niche généralement haut dans les arbres qui sont situés en lisière d’un espace dégagé. Son nid est en forme de coupe coincée dans la fourche d’une branche près de son extrémité.

La femelle le construit avec des brindilles, de l’herbe, de l’écorce et d’autres matériaux d’origine végétale. Des toiles d’araignées servent à lier le tout. Elle y pond quatre ou cinq œufs qui seront couvés tour à tour par les deux parents qui s’occuperont aussi tous deux de nourrir les oisillons.

Après une quinzaine de jours, les petits quittent le nid et les parents s’occupent encore d’eux pendant une autre semaine.

Le mâle délimite et défend son territoire surtout par le chant bien qu’il puisse pourchasser un congénère qui ose persister à demeurer trop près.

D’un point de vue alimentaire, le Viréo mélodieux adore les chenilles, ce qui en fait un hôte précieux dans nos parcs et jardins. Il peut compléter son menu avec des petits fruits vers la fin de l’été.

Migration

Il arrive dans nos régions à la fin d’avril ou au début de mai et nous quitte en octobre lorsque les insectes se font plus rares. Il hiverne en Amérique Centrale et sa route migratoire évite les états du sud-est.

Il y aurait deux sous-espèces : celle de l’est qui passe par le Texas pour suivre les Appalaches ou la route centrale, et celle de l’ouest, un peu plus petite, qui passe de part et d’autre des Rocheuses.

Abondance et tendance

Au Québec, cette espèce a accru son nombre au cours du XXe siècle, surtout à cause de la création d’espaces ouverts résultant de l’activité humaine. Globalement, elle est peu commune, mais dans le sud-ouest de la province, selon le Deuxième Atlas des Oiseaux Nicheurs du Québec méridional, son territoire est resté stable et sa population est en augmentation.

Dans les parcs-nature et boisés de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, il est bien présent et sa nidification y a été confirmée. La même chose s’avère pour l’ensemble de la région montréalaise où je l’ai observé à maintes reprises.

 

 

 



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Denyse Favreau
Denyse Favreau
3 Années

Bravo toujours très intéressants tes articles

Philippe
Philippe
3 Années

Merci pour l’article.
Une suggestion: pourquoi ne pas joindre à vos textes des extraits sonore avec les principaux chants des oiseaux dont vous parlez?

Joran Collet
3 Années
Répondre à  Philippe

C’est une très bonne idée. Nous y penserons la prochaine fois!

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