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Disparition d'Ariel Jeffrey Kouakou

Des plongeurs cherchent le long de la rivière glacée

Publié le 23/03/2018
par Joran Collet

Un membre de l’équipe du swat occupé à scier la glace en bordure de la rivière des Prairies pour faire un autre trou qui servira aux plongeurs. (Photo: jdv P. Rachiele)

Une semaine après la disparition d’Ariel Jeffrey Kouakou, le service de police de la Ville de Montréal (SPVM) poursuit toujours ses recherches en vue de retrouver le garçon de 10 ans. Le SPVM vient maintenant de faire appel aux plongeurs pour inspecter plus en profondeur la rivière des Prairies le long des berges du secteur. À trois reprises, ce lundi, la glace de la rivière a été coupée pour permettre aux plongeurs de fouiller les abords de la rivière.

Les efforts ne s’essoufflaient toujours pas sept jours après la disparition d’Ariel Jeffrey Kouakou. 

Selon l’un des porte-paroles du SPVM, l’agent Manuel Couture, les enquêteurs du SPVM travaillent 24 heures sur 24 et sept jours sur sept pour retrouver le garçon qui n’a pas été revu depuis 14 heures lundi passé au parc des Bateliers dans le quartier de Nouveau-Bordeaux. 

Un important contingent de policiers ainsi que des bénévoles était toujours mobilisé dès lundi matin à la recherche du moindre indice.

Un poste de commandant a été installé aux Galeries Normandie au cours du week-end. Un autre était installé en bordure de la rivière lundi.

Ces derniers jours, des bénévoles ont notamment fait du porte-à-porte dans plusieurs districts de l’arrondissement de Bordeaux-Cartierville jusqu’au Sault-au-Récollet. Les bénévoles souhaitent notamment s’assurer que les résidants du secteur sont au courant de la disparition du petit, mais aussi qu’ils s’assurent que l’enfant n’a pas trouvé refuge dans leur jardin.

Début des plongées

Après avoir sondé la rivière, dimanche, en préparation d’une exploration sous-marine, c’est dans des conditions difficiles que les plongeurs du groupe tactique d’intervention, communément appelé le ¨swat¨, ont entrepris ce matin la tâche d’inspecter les fonds de la rivière, mais en bordure seulement.

En milieu d’après-midi, les plongeurs s’apprêtaient à effectuer leur troisième sortie de la journée. Cependant, la tâche ne s’annonce pas facile en raison des eaux glaciales de la fin de l’hiver et des courants forts dans le secteur de l’île Perry.

Selon l’agent Manuel Couture, les plongeurs priorisent pour le moment le secteur de la rue De Saint-Réal à la hauteur du Boulevard Gouin en bordure du parc des Bateliers. Un poste de commandement y a notamment été installé plus tôt dans la journée. C’est dans ce parc que le petit garçon a été vu pour la dernière fois par une utilisatrice dans les environs de 14 h le jour de sa disparition.

La semaine dernière, le service de police avait considéré qu’il n’était pas encore nécessaire de faire appel aux plongeurs. En plus des conditions difficiles, les risques encourus étaient trop imposants sans des indices clairs de la présence du garçon dans ces eaux. Ils avaient toutefois souligné qu’aucune piste ne serait mise de côté.

Aide pour ses camarades de classe

Notons aussi que depuis le début des événements, la CSDM a mis en place une équipe multidisciplinaire au sein de l’école François-de-Laval, l’établissement que le garçon fréquente, afin d’offrir du soutien aux enfants qui le souhaitent.

L’aide ne se limite toutefois pas aux étudiants puisque le personnel de l’établissement peut aussi rencontrer l’équipe. 

Selon une information reçue par jounaldesvoisins.com aujourd’hui, la disparition du jeune garçon aurait grandement touché l’enseignante de ce dernier, laquelle serait très bouleversée par les récents événements.

De plus,  journaldesvoisins.com a appris d’une autre source que les enquêteurs du SPVM ainsi que la CSDM avaient contacté l’ensemble des camarades de classe d’Ariel Jeffrey, au cours de la soirée de lundi dernier.

Sans confirmer cette information, l’agent Couture souligne qu’il est fort probable que ce soit le cas, compte tenu que le moindre indice est examiné par les enquêteurs, mais que ces derniers ont pu considérer préférable de ne pas mentionner cette démarche. 

Aucune information supplémentaire n’était disponible du côté de la CSDM.

Pistes peu probables

Questionné par journaldesvoisins.com, sur de possibles autres pistes, telles que la possibilité d’avoir été recruté par un gang de rue ou l’attaque par un coyote ou un chien, l’agent Couture a notamment souligné qu’il est peu probable que l’enfant ait été recruté par un gang de rue du secteur. 

Selon lui, ce genre d’événement est bien souvent accompagné de signes précurseurs qui ne sont pas présents dans ce dossier.

De plus, il n’y aurait pas non plus de signes pointant vers une possible attaque par un animal. Bien que la neige ait recouvert le secteur, une attaque d’un animal aurait laissé plusieurs indices dont un corps et une certaine quantité de sang.

 

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