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Au Collège Ahuntsic

Mairie de l’arrondissement: débat serein Thuillier-Chitilian

Publié le 03/11/2017
par Alain Martineau

Harout Chitilian, candidat à la mairie de l’arrondissement pour Équipe Coderre, et Émilie Thuillier, candidate à la mairie de l’arrondissement pour Projet Montréal au débat organisé par le Conseil jeunesse Ahuntsic-Cartierville et l’association étudiante du Collège Ahuntsic (Photo: jdv A. Martineau)

À trois jours de la municipale montréalaise, Harout Chitilian, d’Équipe Coderre, et Émilie Thuillier, de Projet Montréal, ont eu l’occasion de croiser le fer devant public, relevant à tour de rôle les « bon coups » réalisés dans leur bilan  des quatre dernières années tout en rappelant leurs engagements pour une période qui s’étalera jusqu’à l’automne 2021.

Les jeunes organisateurs du débat en compagnie des deux candidats à la mairie (Photo: bureau d’Harout Chitilan)

Une soixantaine de personnes étaient présentes jeudi après-midi au chic café-étudiant du Collège Ahuntsic (un vaste espace vitré) pour ce débat qui était serein, convivial et sans coup d’éclat, les deux candidats se permettant même de se tutoyer.

Mais dans l’assistance, il n’y avait environ qu’une trentaine d’étudiants et autant de gens de l’extérieur, la plupart des candidats dans les districts électoraux de l’arrondissement avec des partisans. Et une surprise vers la fin du débat, l’arrivée « discrète » de la cheffe de Projet Montréal, Valérie Plante, qui est revenue dans Ahuntsic pour une deuxième fois en deux semaines, pour appuyer ses candidats.

L’équipe des jeunes organisateurs du débat en compagnie de l’une des candidate à la mairie, Émilie Thuillier, et la cheffe de Projet Montréal et candidate à la mairie de Montréal, Valérie Plante (Photo: jdv A. Martineau)

Cette rencontre s’est déroulée sous l’égide du Conseil jeunesse Ahuntsic-Cartierville, créé il y a un an et demie à peine, dont le mandat est d’inciter les jeunes (18-25 ans) à s’engager dans la société, notamment sur le plan politique, et à faire valoir les enjeux les préoccupant.

Exemple pour les jeunes

D’entrée de jeu, les deux candidats ont rappelé à l’auditoire les « bons souvenirs »  qu’ils gardent de leur passage au niveau collégial, puis universitaire. Dans la salle se trouvait d’ailleurs Hadrien Parizeau, le candidat d’Équipe Coderre dans Saint-Sulpice (où se trouve l’institution qui compte 7500 étudiants),  qui a déjà été président de l’Association étudiante du Collège Ahuntsic.

Tant M. Chitilian que Mme Thuillier ont donc présenté leurs  engagements, mais les différences ne sont pas majeures: des assemblées d’arrondissement décentralisées,  des pistes cyclables sécurisées, refaites dans certains cas, et des ajouts, de meilleurs circuits d’autobus, un appui au redéveloppement dans Chabanel,  des parcs plus animés, des initiatives pour les jeunes, des FAB LAB (labo de fabrication), des logements sociaux et coops sur le site Louvain, etc., etc.

Dans ce dernier cas, Projet Montréal va beaucoup plus loin qu’Équipe Coderre dans ses promesses. En réponse à une question de Karina Montambeault (du Comité logement Ahuntsic-Cartierville), Mme Thuillier est revenue sur l’obligation de prévoir 20% de logements sociaux au minimum, de 20% de logis abordables, et de grands logements pour les familles, a-t-elle précisé. Mais M. Chitilian n’exclut rien.

«Quinze pour cent de logements sociaux, ce n’est pas un plafond, mais un plancher» a-t-il plaidé, n’excluant pas aussi qu’une organisation sans but lucratif (OSBL) chapeaute les projets sur ce site du district St-Sulpice qui a un long historique en termes de coopératives  d’habitation.

Émilie Thuillier verrait fort bien Solidarité Ahuntsic s’installer dans le quadrilatère convoité. « Oui », dit son adversaire, à cet endroit ou sur Laverdure, où se trouve présentement le groupe parapluie d’une quinzaine d’organismes communautaires.

Autres sujets

Sur des thèmes moins abordés durant la campagne, Émilie Thuillier a dit prendre l’engagement de créer une Table des élus afin que les représentants de chaque palier de gouvernement se parlent périodiquement.

Au sujet de ces relations avec les autres élus, Harout Chitilian insiste sur le fait que que les frontières entre ordres de gouvernement ne doivent pas exister pour régler des problèmes. Une personne avait posé une question sur l’appui à ceux aux prises avec le trouble du spectre de l’autisme. Bref, les problèmes transcendent les divers paliers des élus et tous sont invités à mettre la main à la pâte.

Concernant Chabanel, les deux candidats ont insisté sur le fait que le secteur doit bouger davantage.

La candidate de Projet Montréal reconnait qu’un immense travail reste à faire pour animer le secteur après 17 heures; plus de commerces de proximité, notamment pour les gens de Saint-Simon, juste au sud, et les travailleurs qui œuvrent dans le secteur en transition.

Harout Chitilian se félicite qu’enfin les commerçants ont leur Société de développement commercial (SDC) et qu’il faut miser sur le milieu de vie. Selon lui, il  y a beaucoup place dans Chabanel  pour les jeunes entreprises qui innovent, suggérant aussi que les femmes s’y engagent davantage.

Émilie Thuillier avertit que l’on ne pourra pas faire un « copier-coller»  de ce qui s’est fait sur Fleury Ouest, revitalisation dont elle est fière. Le contexte est différent.

«Il faut que les gens du coin aient du fun», a-t-elle suggéré.

Pour sa part, Harout Chitilian, qui en cas de victoire d’Équipe Coderre se verra confier la présidence du comité exécutif de la Ville, relève que le réaménagement dans le secteur Gouin-Laurentien-Lachapelle avec une nouvelle «entrée de ville» et des intersections plus sécuritaires pour les aînés, notamment, est l’un de ses projets marquants des quatre dernières années.

Enfin, pour les jeunes, à qui le débat s’adressait d’abord, les deux politiciens ont insisté sur l’importance de leur vote.

 

Une donne à ne pas négliger; en 2013, près de 43% des Montréalais sont allés voter, mais seulement le tiers des jeunes de 18-25 ans a pris la peine de se déplacer pour aller voter.