Maurice Richard murale
La murale de Maurice-Richard a récemment fait peau neuve. (Photo: François Robert-Durand, JDV).

Plus qu’une restauration, c’est en fait une nouvelle version de la murale « le Rocket » qui vient d’être peinte sur un mur du restaurant La Molisana, sur la Promenade Fleury, à Ahuntsic.

La peinture est encore fraîche sur un des murs du 1014, rue Fleury Est. Il y a un fond bleu sur lequel on voit Maurice Richard en action deux fois, puis son numéro 9 et sa signature. Il y a aussi une vieille radio pour rappeler comment les gens suivaient les matchs du Canadien de Montréal à une certaine époque. Un peu au loin, des enfants jouent au hockey dans une ruelle.

La nouvelle murale a été réalisée en deux semaines. Elle permet de rendre hommage au « Rocket » dans le quartier où il a vécu une grande partie de sa vie. Elle est déjà visible aux passants même si elle ne sera inaugurée que le 19 octobre.

L’ancienne murale réalisée par les artistes Dodo Osé et Zek One en 2015 avait été vandalisée en décembre 2020.

Au moment où on envisageait de la nettoyer des graffitis qui avaient été apposés dessus, on avait remarqué que la peinture s’écaillait et rendait toute intervention risquée.

« On craignait que ce soit le béton. Mais la compagnie qui a fait la murale a fait venir un expert et on a su finalement que le béton était correct. C’était une vieille couche de peinture en dessous qui s’écaillait », indique Léo Fiore, directeur de Tandem Ahuntsic-Cartierville (PCAC), l’organisme qui chapeaute les projets de murales dans l’arrondissement.

Maurice Richard ancienne murale
La murale en l’honneur de Maurice Richard, sur la rue Fleury, vandalisée. (Photo: François Robert-Durand, archives JDV).

La surface de la paroi a été traitée avec un enduit qui permet au ciment de respirer et éviter que la peinture ne s’écaille une nouvelle fois.

La nouvelle œuvre reprend 80 % de la thématique de l’ancienne. Pour s’assurer de rester proche, la direction de Tandem a fait appel aux mêmes artistes de la compagnie Ashop.

« Ce n’est pas une copie, mais on a été chanceux. On a réussi à retrouver les deux artistes qui ont fait la première », relève M. Fiore.

Il fallait le faire

La restauration ou même la reprise de la murale devenait une nécessité aux yeux de M. Fiore.

Outre le fait qu’il fallait enlever les graffitis qui enlaidissait la peinture, un mur du quartier et banalisait le vandalisme, ce rappel de l’histoire de Maurice Richard dans son quartier ne concernait plus seulement les résidants d’Ahuntsic-Cartierville.

« Il fallait qu’on récupère quand même notre murale parce que c’était devenu un lieu de pèlerinage quasiment. Le pire aurait été de ne jamais la refaire », soutien M. Fiore.

En juin, l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville avait accordé 12 000 $ pour restaurer la murale. Ils s’ajoutaient aux 8 800 $ octroyés dans le cadre du volet Murale de quartier du Programme art mural de la Ville-centre.

La question de la durabilité de l’œuvre d’art public se pose malgré tout, même si le travail est achevé. Comment garantir qu’elle ne sera pas une nouvelle fois dégradée ?

Un verni de protection a été posé en surface. Il permet de la nettoyer plus facilement en cas de nouveau vandalisme.

« Cela devrait être bon minimalement, pour les dix prochaines années. La murale est sauvée », croit M. Fiore.

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