2 pistes pour s’adapter aux pluies intenses

inondation, printemps 2023, rivière des Prairies, crue des eaux

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Gabriel Fugulin, ex-ingénieur en électronique, propose des solutions peu coûteuses pour atténuer les dégâts en cas d’inondation. Photo : Danny Cianfarra

En réponse à l’article du Journal des voisins, intitulé «Comment s’adapter aux épisodes de pluies intenses?», paru  le 15 septembre dernier, un résident de la rue Hogue à Ahuntsic-Cartierville propose des pistes pour prévenir les inondations. Et la Ville lui répond.

«Sans ce réseau [d’égout qui capte le ruissellement], la moindre pluie inonderait rapidement de nombreux secteurs de la ville et causerait des dommages importants aux bâtiments et infrastructures», aime à rappeler le service des communications de la Ville. «C’est d’ailleurs pour cette raison que lorsque le réseau arrive à saturation, il peut arriver qu’il y ait des débordements d’eaux non traitées aux cours d’eau, aussi appelés surverses.»

Pour mieux appréhender les épisodes de pluies intenses, Gabriel Fugulin, ingénieur à la retraite, propose des solutions peu coûteuses s’appliquant aux égouts, mais aussi aux sous-sols. Selon lui, il serait opportun de «revoir la fonction des drains et bouches d’égout qui longent nos trottoirs». Une façon d’éviter la «noyade» et le «déversement des eaux non traitées dans le fleuve».

Plaques étanches

D’après l’ingénieur à la retraite, «ce problème n’existerait pas si toutes les plaques perforées étaient étanches». Ainsi, les égouts multifonctions seraient réduits à la seule fonction «domestique». De poursuivre : « Le drainage connexe des eaux de pluie ajoute une fonction complémentaire qui a relativement bien fonctionné depuis quelques décennies; maintenant il faut penser à y ajouter une forme de régulation qui permettrait d’éviter les énormes surcharges occasionnelles.» Ce qu’il propose : « Si par exemple, dans des zones géographiques adéquates, on réduisait l’ouverture au sol à 30 %, on transformerait la zone d’écoulement en « caniveau ouvert » qui permettrait un écoulement des surplus d’eau, relativement propres, vers les zones tampons et autres « zones éponges » pour le stockage temporaire des surplus.»

Pour lui, la Ville devrait procéder à des mesures, «là où la topographie est appropriée, pour déterminer cette faisabilité et, ainsi, contribuer à diminuer les problèmes liés aux surverses».

Parcs éponges

La Ville souligne que «des investissements importants sont réalisés pour améliorer les capacités de ce réseau de drainage [et que] de nombreux efforts [sont consentis pour ] gérer à la source le ruissellement et réduire son apport au réseau».
À titre d’exemple, la Ville construit des parcs éponges pour «capter de grands volumes d’eaux pluviales [en cas de pluies intenses] ainsi que des infrastructures vertes drainantes en bordure de rue pour les premiers millimètres de pluie pour retarder le ruissellement à l’égout». «Ces aménagements s’inscrivent dans la même perspective que la proposition du résident [M. Fugulin] de zones tampons et éponges», estime la Ville.

Niveaux adaptés

Pour le résident de la rue Hogue, le deuxième axe à privilégier concerne les sous-sols et le «rehaussement de 6 à 12 pouces [de 15 à 30 cm] des terrains de bordure». «Évidemment, il faudrait aussi rehausser le niveau de l’entrée elle-même soit temporairement avec une plaque métallique [qui pourrait se relever] en cas de besoin ou de façon permanente», propose-t-il.

La Ville indique au Journal des voisins avoir déjà réfléchi à la «mise en place de telles mesures d’adaptation pour réduire les risques d’inondation dans les bâtiments [et au] comblement des entrées plus basses que le niveau de la rue ou à l’installation de portes étanches». Elle précise collaborer dans ce domaine avec des universités et des organismes tels qu’Écohabitation et Architecture sans frontière Québec.

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Avis public

AVIS DE CLÔTURE D’INVENTAIRE 

Prenez avis que Robert Lanciault, en son vivant domicilié au 228-10800 Millen, Montréal, H2C 0A3, Québec, est décédé à Montréal le 5 juin 2025.

Un inventaire des biens de sa succession a été dressé conformément à la loi (article 795 du Code civil du Québec) et peut être consulté par les personnes intéressées à l’adresse suivante : 8 Chemin Des Méandres, Saint Sauveur, Québec sur rendez-vous.

Montréal, le 18 décembre 2025

André Lanciault, liquidateur

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