(Photo : JDV)

Le nouveau Comité transport actif, composé de divers intervenants du territoire préoccupés par tout ce qui concerne la marche et le vélo, a tenu une séance le 22 juin dernier axée notamment sur la sécurité des élèves se rendant à leur école.

Les premiers pas de ce nouveau comité tombent à point avec la révision du Plan local de déplacements dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, prévue en 2018.

Ce n’est pas rien, car c’est un exercice de grande importance qui doit être revu et corrigé à chaque dix ans.

En entrevue au journaldesvoisins.com, Lorraine Pagé, la conseillère du district du Sault-au-Récollet, n’a pas raté l’occasion de le souligner alors que débutaient ses vacances annuelles.

Idem pour Émilie Thuillier qui a affirmé pour sa part que, justement, « tout arrive au bon moment pour faire une planification durable ».

« Les gens pourront donner leurs points de vue avec les consultations publiques que l’on mettra en place en 2018 », a ajouté la conseillère d’Ahuntsic (Projet Montréal) qui vise maintenant la mairie de l’arrondissement à l’élection de novembre prochain.

Pour elle, des idées « intéressantes » pour favoriser de meilleurs déplacements (de façon sécuritaire) devraient être présentées lors des consultations sur le fameux plan de déplacement.

Le Comité transport actif est composé de divers groupes d’intérêt comme Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC),  le Comité santé et bien-être Ahuntsic (CSBE), Solidarité Ahuntsic (SA), le CLIC de Bordeaux-Cartierville, Ahuncycle, des fonctionnaires et des élus municipaux, des représentants des aînés et de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), de même que des policiers, qui participeront aux réunions sur invitation.

« Nous avons eu quelques rencontres exploratoires ces derniers mois, a indiqué Mme Pagé, notamment des rencontres séparées avec divers intervenants, mais on s’est dit qu’il y aurait lieu de rassembler tout le monde à la fois, par le biais d’un véhicule permanent » a-t-elle ajouté.

« L’objectif est de discuter des enjeux concrets comme, par exemple, les déplacements en vélo quand les jeunes se rendent à l’école. Il faut s’assurer que le trajet qu’ils empruntent soit sécuritaire », a cité en exemple Mme Pagé, maintenant avec l’équipe du maire Denis Coderre.

Résultats inquiétants 

Un document préparé au printemps par Vélo Québec à la demande du CSBE suggère à cet effet plusieurs recommandations aux élus de l’arrondissement.

C’est que le diagnostic est pour le moins inquiétant.

L’enquête effectuée dans 14 écoles d’Ahuntsic signale notamment que de nombreux parents se montrent « inquiets » des aspects de sécurité dans les déplacements de leurs enfants (à pied et à vélo) vers les écoles.

La coordonnatrice du CSBE, Sophie-Sylvie Gagné, n’a pas manqué de rappeler à journaldesvoisins.com le mois dernier que la moitié des 1291 répondants au questionnaire préparé par l’organisme ont le sentiment que les aménagements urbains autour des écoles du quartier ne sont tout simplement pas sécuritaires pour les élèves.

La traversée des intersections dangereuses est de loin le principal enjeu pour les parents, soutient le rapport.

Mais déjà on bouge. Par exemple, on a vu que sur la rue Prieur, près de l’école primaire Saint-Paul-de-la-Croix, un arrêt obligatoire sera ajouté au coin de la rue de La Roche, alors qu’un autre est déjà installé sur la rue d’après,  Georges-Baril.

Réunions à venir

Le groupe de réflexion du Comité transport actif se réunira de deux à trois fois par année, nous a précisé Lorraine Pagé, question de parler des problèmes et des orientations à suivre pour l’avenir.

« On doit avoir une vision globale », a déclaré Mme Pagé.

Les représentants de l’arrondissement au service du développement du territoire chapeauteront le comité.

Chose certaine, le groupe sera pour le moins fort bien placé quand viendra le temps de discuter du Plan de déplacements, l’an prochain (piétons, vélos, autos, transport en commun, etc.).

On s’interrogera notamment sur les sens uniques de la circulation, les traverses piétonnes, les feux de circulation, les pistes cyclables, etc…

«Prenons par exemple la circulation de transit. À l’Est de la rue Papineau, la situation a beaucoup changé en quelques années, a analysé la conseillère du Sault. Même si l’on a insisté pour que les automobilistes empruntent le boulevard Henri-Bourassa ou des rues comme Sauvé ou Fleury, on se rend compte que la circulation automobile a augmenté sur des rues comme Prieur et Sauriol, où il devait passer normalement moins de véhicules » a-t-elle relevé.

Au même moment, on vient d’apprendre que la Ville-centre a fait son nid en faveur d’une baisse de la vitesse dans les diverses rues et artères de la métropole.

 

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1 commentaire
  1. Non mais n’aurait-on pas dû consulter les citoyens avant d’installer des bouts de pistes un peu partout qui sont pour certains très dangeureux. Ce qu’il nous faut à ce moment-ci c’est une vraie piste cyclable comme sur Boyer ou De Maisonneuve (pas une voie cyclable) sur toute la longueur de Sauriol (rue oû il y a le plus d’écoles).

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