L’oeuvre de Guerino Ruba est entre les mains de spécialistes de la conservation et de la restauration du Centre de conservation du Québec (Photo: Robert Savoie, sur Action citoyenne Île de la Visitation).

La pandémie de la COVID-19 aura interrompu bien des travaux. Parmi ceux-ci, le déménagement de l’œuvre d’art «Limite temps» de Guerino Ruba, installée depuis 1990 entre l’autoroute 19 et l’église de la Visitation, puis récemment déménagée à proximité du pavillon d’accueil du parc de l’Île-de-la-Visitation. Les travaux ont repris récemment.

Cette sculpture avait été installée et financée par Hydro-Québec à un endroit qui à l’époque était bien exposé, mais la végétation ayant fait son œuvre, elle en était venue à être plutôt cachée et souvent prise à partie par les graffiteurs.

D’un commun accord entre l’artiste, la Ville et Hydro-Québec, l’œuvre a été déménagée à son nouvel emplacement afin d’être revalorisée et mieux appréciée.

Les travaux qu’impliquait ce déménagement devaient se conclure au printemps. Or, l’arrivée de la COVID-19 a fait qu’il en a été autrement.

Plantation d’arbres

Au printemps, l’entrepreneur responsable du projet a pu au moins procéder à la plantation d’arbres au site initial de l’œuvre. Cette démarche était incluse dans le contrat puisqu’Hydro-Québec s’était engagé à replanter les arbres qui devaient être abattus pour permettre le déplacement de la structure.

Travaux sur l’œuvre

« L’artiste Guerino Ruba a demandé à ce qu’on modifie quelque peu son œuvre », informe Jonathan Laporte, porte-parole chez Hydro-Québec.

Un tailleur de pierre a donc travaillé sur la sculpture sous la supervision de l’artiste lui-même.

Selon une citoyenne, ce sont des spécialistes du Centre de conservation du Québec qui procédaient hier à des travaux de nettoyage de l’œuvre, ce qu’ont pu constater des résidants des environs.

L’un d’entre eux a même joliment mentionné sur la page Facebook Action citoyenne Île de la Visitation:

«Des mains culturelles travaillent ici aujourd’hui.»

Bientôt, il ne manquera que l’installation des trois morceaux de bronze restants et la pose d’une couche de protection anti-graffitis.

Enfin, on devra installer de la tourbe autour du socle.

Fin des travaux

« Les travaux sont presque terminés. On est sur les derniers milles», assure Jonathan Laporte.

Le projet sera entièrement complété cet automne. L’ensemble des coûts associés sont assumés par Hydro-Québec. Le porte-parole de la société d’État indique qu’il pourrait y avoir un vernissage, mais il n’a pas encore de détails à ce sujet.

À la fin des travaux, la responsabilité entière de l’œuvre de Guerino Ruba sera transférée d’Hydro-Québec au Bureau d’art public de Montréal.

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Lachapelle Pierre

Je me réjouis de cette nouvelle et de la 2e vie qui est accordée à cette œuvre d’art. Cette sculpture commandée par Hydro-Québec, découle des travaux majeurs de réfection du barrage Simon-Sicard réalisés par Hydro-Québec en 1990. Ces travaux de réfection au départ avaient donné lieu à une levée de bouclier des citoyens de la rue des Jésuites et des citoyens du bassin de la place Étienne-Brulé, qui contestaient la logistique des travaux planifiés par Hydro-Québec. Les citoyens s’adressèrent à moi comme conseiller municipal de Fleury. Naturellement Hydro-Québec ne tombait pas dans mon champ de responsabilités. Je pris l’initiative d’alerter le député de Crémazie Monsieur André Vallerand. Deux fois plutôt qu’une et la 2e fut la bonne. M Vallerand avait de très bonnes entrées au conseil d’administration d’H.Q. Les travaux préparatoires s’arrêtèrent net. Et HQ invita les citoyens et le conseiller municipal du coin à une comité de concertation. La logistique du chantier fut révisée à la satisfaction des citoyens. Un concours pour la réalisation d’une oeuvre d’art public fut lancé. Les citoyens de ce comité formèrent le jury qui choisit un gagnant parmi les différentes oeuvres proposées. J’ai eu le privilège de faire partie de ce jury. Je veux rendre témoignage à ces personnes qui ne sont plus parmi nous et qui ont eu en 1990 le bon sens et le courage de se lever face à Hydro-Québec, pour défendre le bien commun et la qualité de vie d’un secteur historique fragile, qui appartient à tous les Québécois, le Sault-au-Récollet.

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