La vitesse est un enjeu fréquent sur la rue Berri. Cet accident est survenu en 2012. (Photo : Philippe Rachiele, JDV)

La Ville de Montréal tient à rassurer les résidents d’Ahuntsic qui constatent des excès de vitesse à proximité de l’école Christ-Roi : un radar photo est bel et bien en opération depuis près de trois mois sur les rues Berri et Lajeunesse.

L’un des porte-parole de la ville-centre, Philippe Sabourin a confirmé au journaldesvoisins.com qu’un appareil radar photo mobile est fonctionnel.

«Vérification faite au SPVM, a indiqué M. Sabourin, je peux vous assurer que les opérations ont débuté le 4 novembre dernier sur les rues Berri et Lajeunesse dans les zones scolaires de l’école Christ-Roi», a-t-il précisé.

Un peu au nord, un autre appareil de détection – celui-ci fixe – a déjà été installé. Une caméra capte désormais ceux qui grillent le feu rouge à l’intersection de la rue Berri et du boulevard Henri-Bourassa.

«Les radars photo mobiles sont opérés par les policiers responsables de l’application du Code de la sécurité routière sur le territoire sous leur responsabilité» a ajouté M. Sabourin.

Excès de vitesse près d’une école

Tout récemment, une lectrice du journaldesvoisins.com, Isabelle Rivest, s’était montrée étonnée par le fait qu’elle voyait souvent passer des véhicules dépassant le cap des 70 km/h à côté de l’école se trouvant sur la rue Louvain. Cette école de quartier accueille un peu plus de 300 élèves du primaire.

«Le matin, a relaté Mme Rivest, la rue Berri est très achalandée à cause de la circulation qui vient du nord et qui se dirige vers le centre-ville. De plus, à partir de 8h, les résidants n’ont plus le droit de se stationner du côté est de la rue (du côté de l’école). Résultat: une fois que les automobilistes ont traversé la rue Sauvé, ils se mettent dans la voie de gauche (celle de l’école) et “clenchent”. Tout ça, à trois mètres des enfants qui se trouvent dans la cour, de l’autre côté de la clôture! » a-t-elle déploré.

Elle a souvent constaté que plusieurs automobilistes ont le pied pesant à cet endroit.

Des panneaux indicateurs non fonctionnels

Tout près de l’école il y a des indicateurs de vitesse (l’un sur Berri au sud du viaduc de la voie ferrée et l’autre sur Lajeunesse, juste au sud la rue Louvain), de chaque côté de l’école.

Mais ils ont fonctionné seulement occasionnellement, a indiqué Mme Rivest.

«Le temps qu’il a été en fonction, a poursuivi Mme Rivest, j’ai déjà vu une voiture rouler à 78 km/h. Le sergent m’a dit qu’il ferait des tests de vitesse et qu’il m’en redonnerait des nouvelles. Ce qu’il a fait – j’étais bien contente qu’il ait fait le suivi avec moi -, mais il m’a dit que les policiers n’avaient pas trouvé que la vitesse était très très haute au moment des tests. J’ai beaucoup de difficultés à le croire».

Le journaldesvoisins.com est passé dans le secteur au cours des derniers jours et les indicateurs de vitesse étaient encore éteints. Toutefois les panneaux de limite de vitesse (50 km/h) sont assez gros et visibles.

Réduire la limite de vitesse?

Mme Rivest s’est aussi demandée pourquoi on ne limite pas la vitesse à 30 km/h en milieu urbain.

Le chargé de communication à la ville de Montréal a précisé que la vitesse par défaut en milieu urbain est de 50 km/h au Québec.

«Lorsqu’une dérogation est souhaitée par une municipalité, a expliqué M. Sabourin, elle doit adopter un règlement et engager une procédure formelle auprès du gouvernement du Québec.  Ceci dit, la mise en opération du radar photo mobile sur Berri se situe en cohérence avec les principes sur lesquelles s’appuie la Vision Zéro, adoptée par la Ville de Montréal en septembre dernier, et reconnaissent l’importance de l’abaissement de la vitesse moyenne pratiquée par les automobilistes».

Il a aussi rappelé que Montréal s’est engagé à abaisser les limites de vitesse à 30km/h dans les quartiers résidentiels et autour des écoles en accord avec sa Politique de l’enfant. 

«Nous sommes à élaborer un encadrement spécifique en vue d’un déploiement harmonisé, par les arrondissements, des mesures d’abaissement des vitesses», a conclu Philippe Sabourin.

Où va l’argent des contraventions?

Plusieurs s’interrogent concernant les revenus tirés par l’utilisation des fameux radars, contestés devant les tribunaux. Vont-ils dans les coffres de la ville ou dans ceux du ministère québécois des Transports?

En vertu de la Loi sur le ministère des Transports, les amendes et les frais découlant des infractions détectées par les radars sont portés au crédit du Fonds de la sécurité routière.

Ainsi, les montants accumulés dans le « poste amendes » sont affectés au financement de mesures ou de programmes de sécurité routière et d’aide aux victimes de la route.


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