Chacun à sa façon, les cégeps de notre arrondissement font face à la musique. Et le lecteur constatera qu’ils n’ont pas la même partition.

Collège Ahuntsic
La directrice des affaires étudiantes, Mme Coulombe, énumère quelques mesures prises par son collège : « Je dois vous dire qu’on a formé un petit comité de travail l’année passée suite à ce qui s’est passé à Maisonneuve. Nous avons un technicien en travail social qui est dédié au mieux-vivre interculturel et on lui a demandé d’être un peu plus présent dans les corridors. On était sur le comité organisateur d’un congrès contre la radicalisation violente qui s’est tenu à Rosemont l’an dernier. Et on a eu une formation pas plus tard que la semaine dernière avec deux chercheurs du centre IRIPI (Institut de recherche sur l’intégration professionnelle des immigrants) qui viennent de mener une recherche à Maisonneuve. »

Aussi, l’an dernier, le cégep a mené un sondage auprès de ses 8000 étudiants et il en ressort que le côtoiement des cultures est considéré comme un atout. Et le technicien en travail social donne des formations sur les préjugés raciaux dans certaines classes en techniques policières.
Collège André-Grasset
« On est conscients qu’on n’est pas immunisés, mais l’accent est mis sur des problématiques comme la prévention du suicide et l’intimidation. Les mesures concernant la radicalisation passent plutôt par l’Association des collèges privés du Québec », qui en est à l’étape des consultations et de la réflexion, en collaboration avec le CPRMV, révèle la conseillère en communication, Élizabeth Forget-Le François.
Collège de Bois-de-Boulogne
La prévention de la radicalisation menant à la violence fait partie des priorités du plan de travail du Collège, nous apprend un communiqué.
Le Collège souligne que « sur le plan de la location de classes et de locaux, les services auxiliaires du Collège s’assurent déjà depuis plusieurs années que les activités qui s’y déroulent ne dérogent pas de nos valeurs institutionnelles ». L’établissement réviser constamment son plan des mesures d’urgence « de façon à toujours être en mesure d’intervenir en cas de radicalisation ».
En termes de prévention, Bois-de-Boulogne a formé un comité de travail dont le mandat est de transmettre des outils de prévention et de devenir le point de contact à l’intérieur de l’établissement. Ce comité travaille avec le centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) et avec le SPVM.
L’établissement participe aux conférences de l’IRIPI (Institut de recherche sur l’intégration professionnelle des immigrants), au colloque Mieux-vivre ensemble, à un projet de recherche avec d’autres cégeps.
Aussi, il travaille en partenariat avec un organisme communautaire qui lui prête un travailleur de rue. Celui-ci fait des visites ponctuelles au Collège et « son rôle est de donner de l'information, au besoin de faire des interventions et de diriger les étudiants vers des ressources adéquates, s'il y a lieu », nous indique Anne-Marie Godbout, coordonnatrice du Service des communications du Collège.

 


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