Dans la plus longue séance du conseil d’arrondissement depuis que celles-ci se tiennent en visioconférence, un point a particulièrement retenu l’attention : celui du bâtiment situé au 7405 boulevard Gouin Ouest. Plusieurs citoyens sont demeurés insatisfaits à la fin de la séance et l’ont laissé savoir aux élus dans le fil de commentaires sur la chaîne YouTube de l’arrondissement.Â
La situation du 7405 Gouin Ouest avait été abordée par Journaldesvoisins.com en 2019. À l’époque, l’usage du bâtiment avait été rétrogradé à celui d’habitation par l’arrondissement alors que l’Association Jamia-tul-Madina Montréal, les propriétaires, voulaient en faire une école de langues. Les résidants du secteur étaient tout à fait contre cette idée, mais ils avaient été rassurés par la décision de l’arrondissement.
Par contre, surprise : au conseil du 14 février, l’arrondissement a choisi d’accepter une entente hors cour avec l’Association Jamia-tul-Madina Montréal, celle-ci ayant réussi à prouver que l’usage commercial du bâtiment était un droit acquis. Cette décision a été dénoncée par la conseillère de Bordeaux-Cartierville, Effie Giannou, qui a tenu à affirmer sa dissidence.
Journaldesvoisins.com publiera prochainement un article plus détaillé sur ce sujet qui a monopolisé une bonne partie du temps de la période de questions des citoyens, lundi soir.
Autres questionnements dans Cartierville
Le réaménagement de la sortie De Salaberry, sur l’autoroute 15, a également fait l’objet d’une série de questions de la part de citoyens de Cartierville inquiets. Certains croyaient que la sortie entière allait être fermée entièrement, ce qui n’est pas le cas. Par contre, les inquiétudes portaient toutes sur de possibles embouteillages à la sortie de l’autoroute.
« Sur la boucle, il va y avoir des senseurs et une caméra pour voir combien il y a de voitures. Donc, on va être capables de monitorer l’achalandage et faire en sorte que les feux de circulation puissent [aider] les gens à sortir de l’autoroute », a expliqué la mairesse de l’arrondissement, Émilie Thuillier.
D’autres questions ont été posées par rapport aux impacts du projet sur la rue De Salaberry. Mme Thuillier a réitéré la volonté de l’arrondissement de sécuriser la rue, où se trouve notamment la bibliothèque De Salaberry, juste à côté de l’autoroute 15.
Voies cyclables et déneigement
Les élus de l’arrondissement ont aussi été questionnés sur les aménagements cyclables, particulièrement le Réseau express vélo (REV), qui n’est pas adéquatement déneigé d’après un résidant de l’arrondissement.
Le conseiller du Sault-au-Récollet, Jérôme Normand, a pris la parole au sujet de la piste cyclable sur Prieur, entre Georges-Baril et St-Hubert, qui est problématique selon un autre cycliste.
« La section qui est à l’ouest de Christophe-Colomb est plus étroite et il n’y a pas d’espace pour une zone tampon hachurée, qui crée de l’espace et qui permet aussi de placer plus de tiges aux intersections. Les équipes techniques travaillent à sécuriser ce tronçon; on étudie notamment la possibilité d’installer des bollards qui seraient implantés tout l’hiver durant. »
M. Normand a ensuite parlé de l’importance de trouver un équilibre entre le déneigement et la sécurisation des voies cyclables.
Une résidante d’Ahuntsic, Séverine Le Page, a demandé si la neige pouvait être tassée plutôt que ramassée afin d’éviter le bruit et les dangers engendrés par le déneigement, citant Pierrefonds en exemple. Mme Thuillier a toutefois répondu que bien que les élus pensent souvent à comment le déneigement peut être amélioré, « le fait d’enlever la neige sur les trottoirs, les pistes cyclables et les chaussées, c’est vraiment ce qui nous permet d’éviter » que les surfaces restent glissantes.
L’importance du recyclage
Le 3 février dernier, l’émission Enquête, diffusée à ICI Radio-Canada, a dévoilé que la partie contaminée du papier recyclé par les Montréalais est envoyée en Inde… ce qui en a choqué plusieurs, dont deux résidants de l’arrondissement qui ont envoyé des questions à ce sujet en prévision de la séance du conseil.
« Plusieurs leviers qui permettent des changements sont à Québec », a précisé Jérôme Normand.
Le conseiller, qui est aussi membre de la Commission sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs, croit tout de même que l’élargissement de la consigne contribuera à diminuer l’ampleur de ce fléau.
M. Normand encourage également la réduction à la source :
« Même si on augmente la part de matières recyclées, on augmente plus vite la part de matières enfouies. C’est une question complexe, et c’est une responsabilité qui incombe à tout un chacun. »
Finalement, parmi la trentaine de questions posées, plusieurs ont porté sur la sécurisation des rues dans l’arrondissement.










