Commémoration du décès de Suzanne Chartrand (Photo : Courtoisie de Laurent Deslauriers)

Le décès tragique de la cycliste Suzanne Chartrand a été commémoré le 18 mai 2022 par l’installation d’une plaque par le collectif Vélo Fantôme, à l’angle du boulevard Henri-Bourassa et de la rue Berri. Suzanne Chartrand fut heurtée par la voiture d’un conducteur qui serait passé sur un feu rouge alors qu’elle roulait à vélo dans l’intersection le 15 septembre 1981.  Le JDV a réalisé une entrevue avec la porte-parole du Collectif, Séverine Le Page.

JDV : Pourquoi commémorer un décès qui a eu lieu il y a quarante ans ?

S. L. : C’est la famille ainsi que Christiane Valiquette, la meilleure amie de Suzanne Chartrand qui la connaissait depuis la maternelle, qui ont communiqué avec nous au collectif Vélo fantôme. Chaque fois qu’ils entendaient qu’un nouveau vélo fantôme était installé à la suite d’une demande des familles pour commémorer le décès d’un cycliste, cela leur rappelait le décès tragique de Suzanne Chartrand.  Ils ont donc demandé l’installation d’un vélo fantôme pour elle.

JDV : Pourquoi une plaque plutôt que le vélo blanc habituel pour commémorer le décès d’un cycliste?

S. L. : C’est que nous considérons qu’il y a tout de même eu amélioration pour la sécurité des cyclistes à cette intersection par l’ajout de la piste cyclable du Réseau Express Vélo (REV) sur la rue Berri. Il reste cependant encore à rendre le boulevard Henri-Bourassa sécuritaire sans compter de nombreuses autres artères qui ne comptent aucun aménagement pour les cyclistes. Nous sommes bien contents que l’on songe à modifier la configuration du boulevard Henri-Bourassa qui est présentement à huit voies pour inclure plus d’espace pour le transport collectif et actif.  Cependant, pour l’instant, il reste encore à faire à l’intersection.  Par exemple, sur le REV rue Berri, il y a eu installation d’un système de détection de vélo pour permettre de déclencher un feu vélo automatiquement pour une traversée sécuritaire de l’intersection, mais il ne fonctionne pas toujours bien, alors des cyclistes doivent traverser à leurs risques.

JDV : Pourquoi vouloir faire du vélo en ville, n’est-ce pas dangereux ?

S.L. : Tout comme la marche, le vélo, peut être accessible, économique, rapide, pratique, bon pour la santé, et simple.  Plusieurs personnes qui pourraient utiliser le vélo pour de courtes et moyennes distances s’empêchent d’en faire, car ils ne se sentent pas en sécurité sur certaines rues et artères à côtoyer les véhicules.  Alors, ils prennent l’auto et contribuent ainsi à la congestion et l’insécurité de nos rues. La solution c’est de voir à la sécurisation de toutes nos rues et artères pour pouvoir y marcher et rouler en toute sécurité.

Pour voir le vidéo réalisé par Le Devoir avec Christiane Valiquette concernant la commémoration de son amie Suzanne Chartrand, cliquez ici.

Pour voir le reportage du JDV sur le vélo fantôme installé précédemment dans Ahuntsic-Cartierville à la suite du décès de Clément Bazin au coin de Lajeunesse et Crémazie, cliquez ici.

 

 

 

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