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Une icône de la mode s’illustre sur Chabanel

Publié le 21/09/2018
par Christiane Dupont

(Photos: jdv P. Rachiele)

La journaliste de mode Iona Monahan a donné son nom à la place publique située à l’angle Chabanel et Esplanade, inaugurée en septembre 2016. Désormais, grâce au travail d’un artiste et citoyen d’Ahuntsic, Jacques Lebleu, les riverains et les travailleurs auront une autre raison de s’arrêter à cet endroit: ils pourront admirer la murale représentant cette icône de la mode, elle et d’autres personnages du secteur de la mode.

La nouvelle murale intitulée «Iona Monahan and the catwalk» a été inaugurée jeudi par les élus et  officiels de la SDC District Central, en présence de l’artiste Jacques Lebleu qui l’a réalisée. Le budget alloué par la SDC District Central pour la réalisation de l’oeuvre était de 30 000 $, financé en bonne partie par la société de développement commercial. L’arrondissement y a également contribué ainsi que la Caisse Desjardins Marché Central.

Questions techniques

L’artiste et citoyen d’Ahuntsic-Cartierville, Jacques Lebleu, devant son oeuvre. (Photo: jdv P. Rachiele)

La réalisation de la murale aura nécessité le travail combiné de l’artiste Jacques Lebleu, pour qui c’était une première de peindre une murale de cette sorte, et celui de l’artiste-peintre sur murale, Annie Hamel.

À eux deux, a déclaré M. Lebleu à journaldesvoisins.com, ils ont cumulé probablement plus de 350 heures de travail.

«Beaucoup trop!», a lancé M. Lebleu.

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«Comme néophyte, je n’étais vraiment pas très rapide. J’ai eu la chance d’être appuyé par une collaboratrice de premier plan, Annie Hamel. Son aide m’a permis de mener la barque à bon port», a-t-il souligné.

La réalisation de l’oeuvre aura nécessité 35 litres de peintures d’apprêt et plus ou moins 75 litres de couleur, selon M. Lebleu.  Toujours selon l’artiste, plus ou moins 24 teintes de bases (de couleurs) on été utilisées.
«C’est beaucoup plus que pour un tableau ou je me limite généralement à sept ou huit [teintes], mais être muraliste, c’est un autre métier que peintre.»

Que signifie « the catwalk » ?

Le titre de l’oeuvre est «Iona Monahan and the catwalk». Selon Jacques Lebleu, le terme «catwalk» est le nom anglais imagé pour désigner le podium des défilés de mode.

« Ce podium est évoqué par la longue table au centre de la Place Iona-Monahan, dit-il. Dans la partie probablement la plus féconde de sa carrière, alors qu’elle était pigiste, rédactrice de mode et directrice artistique en étroite collaboration avec le photographe Sam Getz. Mme Monahan organisa elle-même des défilés», a confié M. Lebleu au jdv.

Quand journaldesvoisins.com a demandé à l’artiste pour quelle raison l’oeuvre qu’il avait proposé portait un nom anglais, voici sa réponse:

«Madame Iona Monahan avait une bonne connaissance des milieux francophones et des créateurs et créatrices québécois qu’elle a d’ailleurs soutenus dans sa pratique. Elle a cependant fait toute sa carrière dans le milieu angophone à partir de ses débuts chez Eaton, puis comme pigiste pour des magazines comme The Montrealer et Mayfair et enfin comme chroniqueuse aux quotidiens The Montreal Star puis The Gazette. Le titre reconnait implicitement cette réalité», a précisé M. Lebleu, qui a ajouté:  «Finalement, la Place Iona Monahan est tout juste à l’ouest de St-Laurent…»

Le détail

Jacques Lebleu a bien voulu expliquer aux lecteurs et lectrices du jdv ce que signifiaient les images que l’on peut apercevoir sur la murale, outre le portrait de Mme Monahan, à l’extrême droite.
Dans la vidéo plus bas, la partie à la gauche de la couturière évoque, dit-il, sa relation avec l’activité des défilés.
«Les quatre mannequins à partir de la gauche sont des créations plus ou moins directement inspirées d’éléments trouvés dans des reportage photographiques parus dans le magazine The Montrealer au cours des années ’60. Le grand motif de la quatrième est une fantaisie personnelle. La dame avec le bouquet de fleurs photographiée à Paris trouve sa source dans le grand reportage « Around the world in eighty pages » publié dans quatre numéros successifs du magazine Mayfair en 1959», a-t-il conclu.
La durée de vie d’une murale semblable est normalement de 5 ans, selon l’artiste.
Finalement, si les riverains, travailleurs et visiteurs pourront se délecter de la vue de cette immense murale de l’icône de la mode, il n’est cependant pas prévu que le tableau mural soit visible la nuit, car il n’y a pas de système d’éclairage pour l’illuminer.

Fourre-tout à gagner!

(Photo: jdv P. Rachiele)

Un très joli sac fourre-tout en toile, d’une belle simplicité, sérigraphié en 75 exemplaires à l’effigie d’Iona Monahan, a été remis aux invités à titre de souvenir. Il est l’œuvre de Jacques Lebleu –et de Sophie Joubarne, de l’entreprise Unik Printshop. Une photo de Mme Monahan y a été imprimée avec les inscriptions anglaises seulement: «On Chabanel – Iona and the catwalk» – et une citation révélatrice de l’icône de la mode: «My job is to make mediocre things look better and good things terrific.»

Journaldesvoisins.com a obtenu un exemplaire du fourre-tout qu’il remettra à la huitième personne qui téléphonera au jdv au 514 770-0858 vendredi 21 septembre seulement, en laissant clairement sur le répondeur ses prénom et nom, ainsi que son numéro de téléphone. Nous communiquerons avec le ou la gagnant(te) au cours des prochains jours.

Les invités lors de l’inauguration de la murale: membres de la famille de Mme Monahan, élus, membres du jury, ainsi que les employés et officiels de la SDC District-Central, (Photo: jdv P. Rachiele)

Autre point de vue sur la murale de l’icône de la mode (Photo: jdv P. Rachiele)

Voici une vidéo de la murale telle que réalisée par Philippe Rachiele.

Pour mieux connaître l’artiste Jacques Lebleu, c’est par ici.

Pour mieux connaître l’artiste Annie Hamel, c’est par ici.

Pour voir les autres murales d’Ahuntsic-Cartierville, c’est par ici.