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Bilan des inondations dans Cartierville: besoin d’aide?

Publié le 11/05/2017
par Christiane Dupont

L’eau reflue et que retrouve-t-on sur la rue? Débris de toutes sortes, branches, broussailles et boues. (Photo: jdv P. Rachiele)

Alors que l’eau de la rivière des Prairies reflue tranquillement, divers débris, boues, branches et broussailles orphelines apparaissent sur la chaussée des rues et des parcs inondés dans Cartierville par la crue récente.

Grosso modo, selon le conseiller de Bordeaux-Cartierville, Harout Chitilian, plus d’une centaine de personnes ont été prises en charge tandis que 58 résidences avaient été évacuées à midi le 10 mai.

Débris et ordures de toutes sortes à la rue. (Photo: jdv P. Rachiele)

Journaldesvoisins.com a fait le tour de plusieurs rues et sites inondés, mercredi, et vous offre un autre reportage-photo plus bas.

En outre, voici un résumé de l’aide qui est déjà disponible et sera offerte aux sinistrés qui en feront la demande après la décrue.

En passant, vous voulez encore faire un don? Croix Rouge: 1-800-418-1111. Vous êtes un résidant de Cartierville qui a subi les inondations et vous avez besoin d’aide diverse: lisez ce qui suit!

Aide de l’arrondissement et de la Ville de Montréal

Une séance d’information pour les résidants de Cartierville touchés par les inondations aura lieu samedi 20 Mai 2017 à 10 h, au YMCA de Cartiervillle, 11885 boul. Laurentien.

Déjà l’arrondissement est présent au YMCA de Cartierville, de concert avec la Croix-Rouge et le CIUSSS-du-Nord-de-l’Île, pour accueillir les résidants de Cartierville qui ont dû évacuer leur logis.

La Ville de Montréal a mis sur pied un site Web qui vous permet d’obtenir beaucoup d’informations sur de nombreuses questions ayant trait aux inondations: hébergement, évacuation, rues ouvertes et fermées, et autres.

⌈Mise à jour: 2017-05-13, 13 h 19⌋ La Ville de Montréal a annoncé aujourd’hui que les propriétaires résidentiels et commerciaux de Montréal touchés par les inondations auront un délai supplémentaire pour acquitter leur compte de taxes (le deuxième paiement étant dû le 1er juillet prochain).

« (…) la Ville de Montréal confirme aujourd’hui que les propriétaires auront jusqu’au 1er décembre 2017 pour payer le deuxième versement de leur compte de taxes et ce, sans intérêts. Une communication à cet effet sera envoyée aux sinistrés dont les maisons et les commerces ont subi des dommages attribuables aux inondations, leur informant de la possibilité qui leur est offerte.   »


 Programmes gouvernementaux de compensation

Le programmes de compensation du gouvernement ne remplace pas les assurances. Si vous en avez et qu’elles contiennent une clause précisant que votre résidence et vos biens-meubles sont assurés en cas d’inondation (voir plus bas), c’est à la compagnie d’assurance que vous devez d’abord faire votre réclamation.

L’aide financière du gouvernement du Québec vient ensuite, le cas échéant. Elle est décrite ici dans un document du site du ministère de la Sécurité publique.

D’entrée de jeu, il y est précisé:

« Le programme général d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents ne vise pas les dommages causés aux biens par un sinistre correspondant à un risque assurable dans la mesure où une assurance est disponible sur le marché québécois.»

À noter que l’aide financière est octroyée pour la reconstruction d’une résidence principale et non d’un chalet.

Aux dernières nouvelles, Québec examinait la possibilité d’augmenter les montants octroyés pour la reconstruction d’une maison.

Il se peut que les indemnités gouvernementales mettent du temps à arriver. Selon le commentaire d’une sinistrée des inondations à Saint-Jean-sur-le-Richelieu, lu dans le courrier des lecteurs du journal Le Devoir de septembre 2011, l’aide des bénévoles, d’associations locales et d’entrepreneurs privés a mis moins de temps à arriver que l’aide gouvernementale.

⌈Mise à jour: 2017-05-13, 13 h 23⌋ Toutefois, le gouvernement a laissé entendre qu’il veut compenser les propriétaires rapidement. Un avis a même été publié dans certains médias, samedi, affichant de façon très visible un numéro de téléphone unique pour avoir des renseignements à ce sujet. À Montréal, faites le 1 888 643-AIDE (2433), courriel: aide.financiere@msp.gouv.qc.ca


Soutien psycho-social pour sinistrés

Il reste encore du travail à faire et pour s’y rendre, la pagaie et le canoë sont indiqués… (Photo: jdv P. Rachiele)

L’aide psycho-sociale est offerte aux sinistrés de plusieurs façons, et jusqu’à ce que cela soit nécessaire, selon le porte-parole du CIUSSS-du-Nord-de-l’Île, Hugo Larouche.

D’abord, les gens qui se présentent au YMCA du boulevard Laurentien là où se fait déjà l’accueil par l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville et la Croix-Rouge, peuvent rencontrer sur place une travailleuse sociale pour du soutien psycho-social, de 8 h à 20 h.

Jusqu’à présent, 26 sinistrés se sont prévalus de cette possibilité une fois rendus au YMCA. Le porte-parole du CIUSSS a affirmé à journaldesvoisins.com, en entrevue, qu’un suivi psychosocial des sinistrés serait assuré dans les hôtels où ils sont hébergés, au cours des prochains jours.

En outre, les sinistrés peuvent communiquer par téléphone directement avec le service de soutien psycho-social aux numéros suivants:

  • Ahuntsic et Montréal-Nord 514 384-2000, poste 7671
  • Bordeaux-Cartierville et St-Laurent 514 748-6381, poste 73466

Ces accueils sont ouverts du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h et les weekends ainsi que les jours fériés, de 8 h à 16 h

En dehors des heures d’ouverture, les personnes peuvent aussi téléphoner au 514 336-NORD.

Le service du 811 qui est connu comme Info-Santé est également disponible pour le soutien psychosocial.

Finalement, les citoyens peuvent consulter le site Web du CIUSSS.


Assurances-prévenir l’assureur

Certains sinistrés n’ont pas d’assurance-habitation.

Mais, de toutes manières, jusqu’à tout récemment, les polices d’assurance-habitation n’offraient pas aux propriétaires de résidence d’être assurés en cas d’inondation que ce soit pour la résidence, ou les meubles endommagés, par exemple. (Selon le Bureau d’assurances du Canada, l’avenant inondation est disponible depuis plusieurs années en assurance des entreprises et couvre notamment les pertes de bénéfices.)

Certains avenants pour les dégâts d’eau étaient déjà offerts dans les polices d’assurance-habitations, comme le refoulement d’égouts, ou les infiltrations d’eau.

L’assurance inondation est désormais offerte, dans certains cas, par certaines compagnies d’assurances, qui évaluent le risque et qui proposent depuis la mi-mars un avenant «inondations».

Même dans le cas où un sinistré n’a pas d’avenant inondation dans sa police d’assurance-habitation, c’est une bonne idée de prévenir votre assureur, notamment parce que des frais de subsistance peuvent être quand même prévus dans votre police d’assurance. N’oubliez pas de garder toutes vos factures.

Par ailleurs, les dommages causés aux véhicules sont couverts en vertu du contrat d’assurance automobile dans la mesure où les assurés ont opté pour la protection « Accident sans collision » ou « tous risques ».

Mettez la main sur les documents provenant de votre compagnie d’assurance d’abord, ou appelez-les. En cas de doute, communiquez avec le Bureau d’Assurances du Canada. Le ministère de la Sécurité publique du Québec transmet des informations à ce chapitre sur son site.


Commandites et dons d’entreprises privées

Bien qu’il ne s’agisse pas de dons, Hydro-Québec a annoncé des mesures de facilitation de paiement et de non-facturation temporaire pour les 900 abonnés sinistrés où l’entreprise est intervenue pour couper l’alimentation en électricité au cours des derniers jours.

Il est fort probable, qu’au cours des prochaines semaines, d’autres entreprises ou services publics annoncent des commandites, des dons, ou des facilités de paiement. Restez à l’affût.


Aide financière de la Croix-Rouge

Les Québécois et les entreprises ont été généreux, jusqu’à présent. La Croix-Rouge annonçait mercredi 10 mai que plus de 1,7 million de dollars avaient été amassés dans le Fonds spécialement consacré aux sinistrés des inondations.

Toutefois, les paramètres de compensation ne sont pas encore connus. On sait d’ores et déjà, toutefois, que les fonds seront disponibles pour la reconstruction, l’achat de vêtements neufs et de meubles.

Bien que la Croix-Rouge ait soutenu les sinistrés de plusieurs événements tragiques et catastrophes au fil des ans, son porte-parole, Carl Boisvert, mentionnait à journaldesvoisins.com que les critères d’admissibilité diffèrent d’un événement à un autre.

C’est un comité aviseur ad hoc qui décidera des critères d’admissibilité et des paramètres de compensation. M. Boisvert précisait par ailleurs que le programme de la Croix-Rouge sera complémentaire du programme de compensation du gouvernement du Québec.

Pour se prévaloir du programme, si vous n’êtes pas déjà entré en contact avec la Croix-Rouge au YMCA du boulevard Laurentien, appelez-le 1-877-362-2433 ou cliquez ici.


Bénévoles pour aider les résidants après la décrue

Pour l’instant, c’est la Croix-Rouge qui offre et centralise l’aide dont peuvent avoir besoin les résidants au chapitre de l’hébergement et de la gestion de dossiers. Pour ce faire, la Croix-Rouge dispose de sa propre équipe de bénévoles qui accueille les sinistrés de Cartierville au YMCA du boulevard Laurentien.

Si vous désirez faire partie de leurs équipes de bénévoles, pour l’avenir, il y aura des ateliers de formation éventuellement, souligne le porte-parole de la Croix-Rouge, Carl Boisvert.

À noter que les bénévoles de la Croix-Rouge ne font pas de travail physique sur le terrain pour aider à installer sacs de sable et digue. De même, rien n’est prévu pour faire l’inverse à la décrue des eaux, soit enlever sacs de sable et digues et aider à procéder au nettoyage autour des maisons, selon le porte-paroles.

De leur côté, le Centre local des intervenants communautaires (CLIC) de Bordeaux-Cartierville et le Centre d’action bénévole de Bordeaux-Cartierville (CABBC) –qui sont prêts à pousser à la roue– ont reçu le mot d’ordre de l’arrondissement qu’il est préférable que l’aide bénévole soit concentrée au sein d’un seul organisme, la Croix-Rouge. Toutefois, selon Marlene Huluban, directrice du CABBC, si l’aide de son organisme est requise, ce dernier répondra présent.

 


Construction, remise en état ou rénovations

L’obtention de permis de l’arrondissement est à prévoir pour reconstruire, remettre en état maisons et bâtiments, ou en profiter pour rénover à la suite des dégâts d’eau.

Journaldesvoisins.com a demandé à l’arrondissement si une amnistie dans l’obtention des permis ou un tarif réduit du permis serait offert par l’arrondissement, mais au moment de mettre en ligne, nous n’avions pas eu de réponse à ce sujet.

⌈Mise à jour – 2017-05-19⌋ Journaldesvoisins.com a reçu ce communiqué de l’arrondissement ayant trait aux permis nécessaires hier 18 mai. À lire attentivement.


Quoi faire avec sacs de sable et matériel de digue

Les sacs de sable sont encore nécessaires, mais qu’adviendra-t-il d’eux, par la suite. (Photo: jdv P. Rachiele)

Qui pourra aider les citoyens, outre leurs familles et amis, à enlever les sacs de sable et à défaire les digues installées (si c’est pertinent), après la décrue des eaux? Des bénévoles ? Mais où seront-ils recensés et comment les sinistrés auront-ils accès à une liste de bénévoles pour ça?

Comme il est écrit plus haut, la Croix-Rouge n’a pas de bénévoles pour les tâches physiques comme celles-là, ni pendant la crue des eaux, ni après.

Sans doute que la Ville et l’arrondissement se chargeront de débarasser une certaine quantité de sacs sur les rues-mêmes (mais nous n’avions pas eu de confirmation de l’arrondissement à ce sujet au moment de mettre en ligne).

Le maire de Saint-Jean-Sur-Richelieu où il y a eu de sévères inondations en 2011, Michel Fecteau, suggérait dans un article de La Presse + de conserver les sacs en question. Mais où? Dans un entrepôt municipal, sauf que…

La Ville de Winnipeg, au Manitoba, qui a subi d’importantes inondations en 2014, invite les résidants à se débarrasser eux-mêmes de leurs propres sacs de sable et du matériel de digues qu’ils ont construites à proximité de leur maison. Elle précise aussi sur son site Web que ce n’est pas une bonne idée de conserver ni les sacs, ni le sable puisque l’eau des rivières contient des bactéries. Il faut les apporter à une décharge contrôlée, peut-on lire sur le site, ce que confirme l’un des propriétaires de la Pépinière Jasmin (commerçant voisin dans Saint-Laurent).

Le pépiniériste ne reprend pas sable, poussière de roche et autre qu’il a vendus pour monter des digues (29-30 palettes, dit-il) quand l’eau s’est rendue jusqu’aux digues et a pénétré dans les sacs et dans le sable. «On vend du sable pour les carrés de sable des enfants, entre autres, a-t-il dit à journaldesvoisins.com. Ça pourrait être dangereux!»

Donc, si vous avez des sacs de sable qui ont servi à protéger votre résidence et que l’eau a atteint ces sacs, ce n’est pas une bonne idée de s’en servir pour faire un carré de sable aux enfants ou aux petits-enfants…

Renseignements pris auprès de l’écocentre L’Acadie (1200 boul. Henri-Bourassa ouest), les sacs de sable que les résidants y rapporteront sont acceptés.


Le Barreau a rédigé un guide pratique sur les aspects légaux des inondations

Le guide du Barreau regroupe une panoplie de renseignements qui pourront être extrêmement utiles. Certains de ces sujets sont abordés dans cet article, d’autres non.


Photo-reportage de Philippe Rachiele

Sur la rue Cousineau

 

Rue Cousineau

 

Boulevard Gouin

 

Rue Notre-Dame-des-Anges

 

Parc Raimbault


Voyez nos textes et photos précédents concernant les inondations dans Cartierville et Ahuntsic 2017:

MISE À JOUR: État de situation dans Cartierville

État des lieux dans Sault-au-Récollet + Que fait la faune?

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