Le Collège André-Grasset (Photo : archives jdv)

Un cas de COVID-19 chez un étudiant du Collège André-Grasset avait fait la manchette lors de la rentrée, il y a une dizaine de jours. « Il n’y a pas eu de propagation au collège », assure Elizabeth Forget-Le François, conseillère en communication au sein de l’établissement collégial.

Jusqu’à présent, les éclosions en milieu institutionnel « sont assez bien contrôlées », se réjouissait la directrice régionale de la santé publique (DRSP) lors d’une conférence de presse sur la situation à Montréal, hier 9 septembre.

Des risques de transmission jugés faibles

Dans le cas du collège André-Grasset, les risques de transmission ont été jugés peu élevés par la Santé publique, qui a été en mesure de retracer l’origine du cas à des contacts dans le milieu familial de l’étudiant. Le port du masque et les mesures de distanciation en place à l’intérieur du collège ont permis de mitiger le risque pour la quinzaine d’étudiants qui avaient été en contact avec l’étudiant atteint.

« Les personnes concernées n’ont pas eu à être en quarantaine », explique Mme Le François. Elles ont donc pu continuer à fréquenter le collège normalement.

Un premier test pour le système

La rentrée, qui s’effectue alors que le spectre d’une seconde vague de la pandémie plane sur le Québec, représente « une nouvelle situation à laquelle tout le monde doit s’adapter », observe Élisabeth Forget-Le François.

« Jusqu’à présent ça se déroule bien », ajoute-t-elle.

Sachant que c’est dans les tranches d’âge des jeunes que la progression des cas est la plus marquée depuis la fin de l’été, il était prévisible que le coronavirus s’immisce dans une institution collégiale avec la rentrée.

« Ça s’est produit, on l’a vécu », analyse la conseillère en communication.

Elle estime que ce premier cas a permis en quelque sorte de tester le système d’alerte.

Malgré ce succès à prévenir une éclosion potentielle, ce n’est pas le temps de baisser les bras.

« On a vraiment mis beaucoup de mesures en place au Collège. À chaque semaine, on intègre des nouvelles mesures pour assurer la sécurité des étudiants », ajoute Mme Forget-Le François.

L’institution s’est notamment dotée d’un questionnaire administré quotidiennement à l’entrée pour s’assurer qu’aucune personne symptomatique ou à risque de porter le virus ne se présente au collège. Les locaux et les espaces intérieurs ont aussi été réorganisés pour assurer la distanciation.

Le Collège prend par ailleurs très au sérieux son « devoir d’information » auprès des étudiants concernés, de leurs parents et de la communauté collégiale, affirme la responsable des communications.

« Chacun a sa propre réalité, on veut que les gens puissent prendre leurs décisions en ayant vraiment un portrait fidèle » de la situation. « On se fait vraiment un devoir de transparence à travers tout ça », dit-elle.

La vigilance reste de mise

La gestion de ce premier cas montre l’importance de réagir vite pour éviter des éclosions en milieu collégial. Aux États-Unis, d’importantes éclosions sur les campus des collèges et universités forcent certaines institutions à renvoyer les étudiants chez eux.

Au Québec, le cégep de La Pocatière a récemment suspendu ses activités sur son campus principal jusqu’à la fin du mois en raison d’une éclosion liée à des partys étudiants. Plus près de nous, un groupe-classe de l’école St.Dorothy, qui accueille temporairement 20 classes déplacées de l’école Sophie-Barat, a également été renvoyée à la maison.

« Le but ce n’est pas d’alarmer les gens sans fondement », conclut Elizabeth Forget-Le François. Cela dit, la vigilance, la communication et le respect des protocoles et des directives de la santé publique demeurent de mise pour « assurer la sécurité des étudiants ».

Hier la docteure Drouin, de la DRSP, se réjouissait malgré tout:

« On a eu des petits cas, mais des grosses éclosions on n’en a pas eues.»

Lors de sa mise à jour sur la situation hier, la directrice de la santé publique montréalaise réitérait son objectif de contenir les éclosions.

La DRSP « se prépare au pire », prévenait-elle toutefois en affirmant surveiller de près les quartiers où les taux de contamination sont en hausse ou supérieure à la moyenne, comme à Ahuntsic-Cartierville.

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