Station crémazie
Ce n’est pas encore le moment de jeter les masques. (Photo: François Robert-Durand)

Les Québécois devront garder le masque au moins jusqu’à la mi-mai. Ce ne sera pas un problème, si on se réfère à un sondage récent qui annonce que 73 % des gens sont prêts à le garder même s’il n’était pas obligatoire. Dans le même temps, les services de santé observent un ralentissement des contaminations de COVID-19.

La vague de contamination aurait atteint un plateau ou du moins un pic.

«Ce n’est pas que ça baisse, mais nous avons une progression moins rapide que ce que nous avons connu il y a deux semaines», a précisé en conférence de presse le directeur national de santé publique par intérim, le DLuc Boileau, le 21 avril.

Effectivement, les hospitalisations liées à la COVID-19 sont toujours en hausse. Le jour de la conférence de presse, on comptabilisait 24 nouvelles admissions au niveau provincial pour un total de 2405 malades, dont 88 aux soins intensifs.

Localement, l’hôpital Fleury voyait ses lits de plus en plus occupés. Il y en avait 27, le 19 avril, et 31, deux jours plus tard. À Jean-Talon, on est passé progressivement de 17 à 20 lits occupés dans le même laps de temps.

A contrario, l’hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal, à Cartierville, enregistrait une légère baisse avec 47 hospitalisations le 19 avril et 43, le 21.

Malgré une flambée relevée il y a une semaine, il y avait tout de même une bonne nouvelle annoncée aux Québécois. Il y a eu moins de délestage en chirurgies cette fois qu’il n’y en a eu en janvier pour un nombre quasi égal de personnes atteintes de la COVID-19 hospitalisées.

Selon la Dre Lucie Opatrny, sous-ministre adjointe à la Direction générale des affaires universitaires, médicales, infirmières et pharmaceutiques, l’explication serait liée au fait qu’un grand nombre de personnes ont été admises à l’hôpital pour une autre raison que la COVID et ont été contrôlées positives après leur hospitalisation.

Par ailleurs, le virus serait devenu plus clément et les patients ont des symptômes moins sévères et restent moins longtemps à l’hôpital. Il y a moins de 5 % de malades aux soins intensifs.

Toutefois, les autorités sanitaires soulignent la circulation d’un virus de grippe influenza dans la province qui risque de mettre sous pression les services de première ligne et les urgences.

Veiller sur les vulnérabilités

Les effets de la vague de pandémie se voient aussi dans les CHSLD d’Ahuntsic-Cartierville où l’on note une stabilisation, voire une baisse. À Notre-Dame-de-la-Merci, on comptait un total de 19 cas actifs en début de semaine et 20 trois jours plus tard dans trois ailes de l’établissement.

À Carterville, le nombre de cas est passé de 21 à 16 entre le 18 et le 20 avril.

À Saint-Joseph-de-la-Providence, il y avait 12 malades en début de semaine, et un seul le 20 avril. À Laurendeau, où trois malades étaient recensés le 18 avril, il n’y en a plus du tout et cela vaut autant pour BerthiaumeDu Tremblay.

Dans les résidences pour personnes âgées, c’est aux Jardins Millen que l’on observe la plus forte progression, passant de 52 cas actifs à 55 entre le 18 et le 20 avril. Toutefois, pour une résidence aussi importante avec ses 510 places, cela ne représente que 10% des résidants.

À Rosalie-Cadron, les cas ont progressé de 4 à 13 et à Ora de 9 à 10, aux mêmes dates.

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