Une centaine de personnes se sont rassemblées devant le CLSC Ahuntsic le lundi, 15 février (Photo: François Robert-Durand)

C’est simultanément aux CLSC du Centre-Sud et Ahuntsic que de nombreuses personnes se sont recueillies en l’honneur de Sarah et Pascale, les deux travailleuses de la DPJ qui se sont enlevées la vie les 7 et 8 févriers derniers.

« Cette dépression, on la partage tous. Comme jeune intervenant, c’était super important pour moi d’avoir un rassemblement de solidarité, pour se soutenir aussi les uns les autres », dit Jessy Gagné, l’instigateur de cette vigile qui est lui-même travailleur social, interviewé en marge de l’événement. 

Avec la pandémie, les mécanismes de soutien aux travailleurs sont à refaire, affirme également Gagné. Il n’a pas voulu détailler les besoins inhérents à la profession et aux travailleurs. Le suicide étant une action aux causes multiples, il affirme qu’il est trop tôt pour associer les conditions de travail des travailleuses et leur décision de commettre l’irréparable.  

Sonia Bélanger, PDG du CIUSSS du Centre-sud-de-l’Île-de-Montréal, au moment de sa prise de parole lors de la vigile du 15 février devant le CLSC Ahuntsic. Ahuntsic.

«Je vous souhaite la résilience», a affirmé Sonia Bélanger, pdg du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal à l’endroit de la famille d’une des deux jeunes femmes décédées, famille qui était présente à la vigile.

Sonia Bélanger soulignait également qu’elle remarque que les Centres Jeunesses ont une très jeune relève, principalement des jeunes femmes. 

«J’ai moi-même perdu cinq collègues durant ma carrière. Tout le monde vous appuie», a dit pour sa part Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, qui était présent à la vigile devant le CLSC Ahuntsic, sans toutefois préciser la nature de ses pertes.

 

Le Ministre Carmant a toutefois refusé la demande d’entrevue du JDV. 

Les 7 et 8 février derniers, la DPJ rapportait le décès de deux intervenantes. L’hypothèse du suicide était prépondérante, sans toutefois pouvoir être confirmée. C’est le 10 février qu’une enquête du quotidien La Presse a permis de confirmer que les deux jeunes femmes s’étaient bel et bien enlevé la vie. 

Si vous avez des pensées négatives appelez au 1 866 277-3553 (1 866 APPELLE) ou cliquez ici pour de l’écoute professionnelle.

 

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