Deux organismes pour cartographier l’insalubrité

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Pauvreté Zone RUI Laurentien-Grenet
L’image de la RUI c’est souvent l’insalubrité des logements. Il y en a plusieurs à Ahuntsic-Cartierville. (Photo : archives JDV)

Deux organismes s’allient pour aider à lutter contre l’insalubrité à Ahuntsic-Cartierville et aider les locataires à se défendre face à des propriétaires négligents. L’opération est en cours jusqu’en mars.

Deux intervenants de Prévention du crime Ahuntsic-Cartierville qu’on appelle communément Tandem et un représentant du Comité logement Ahuntsic-Cartierville (CLAC) se promènent plusieurs jours par semaine et vont frapper aux portes des résidents des immeubles de six logements et plus.

« Nos gens sont sur la route 20 h par semaine. Ils peuvent cogner à une centaine de portes », indique Maude Esbérard, conseillère en sécurité urbaine de Tandem.

Les visites se font le long d’un parcours préétabli par l’arrondissement, puisque des secteurs problématiques sont déjà connus.

C’est justement cette capacité à frapper aux portes qui a favorisé le choix de cet organisme versé surtout dans la sécurité urbaine, et l’associer au CLAC dans cette traque des appartements mal chauffés, infestés de moisissures ou de rats.

« C’est notre expertise en porte-à-porte qui a été considérée dans ce projet », assure Léo Fiore, directeur de Tandem à Ahuntsic-Cartierville.

L’arrondissement a accordé en décembre 22 369 $ à Prévention du crime Ahuntsic-Cartierville (Tandem) et 17 000 $ au CLAC dans le cadre de l’entente administrative sur la gestion du Fonds québécois d’initiatives sociales pour mener à bien ce projet. 

L’opération permettra aussi d’établir une cartographie plus précise de l’insalubrité dans tout l’arrondissement.

Le CLAC avait présenté en 2017 son Zoom sur l’insalubrité, un rapport sur l’état de 700 logements visités. Il se limitait à la zone de revitalisation urbaine intégrée (RUI), un petit secteur pauvre de Cartierville.

Rappelons qu’en 2019, le Journaldesvoisins.com (JDV) rapportait l’intention de l’arrondissement d’augmenter de 10 % les inspections pour assurer la salubrité des logements.

Parler d’insalubrité

« Nous ne sommes pas des inspecteurs en insalubrité et on ne prétend pas l’être. On cogne à la porte. Quand on rentre, si on veut bien nous laisser rentrer, on ne va pas trop loin. On demande si les gens ont des problèmes », résume M. Fiore.

L’intervention du CLAC, qui a l’habitude traiter des plaintes pour insalubrité, est le complément indispensable dans la démarche.

« En plus du porte-à-porte, nous allons faire le suivi auprès des locataires qui vont vouloir, par exemple, écrire des lettres ou avoir plus d’informations sur leurs droits, leurs recours. S’ils ont besoin d’aide, de soutien, eh bien, nous serons là pour les aider », explique Denise Belec, coordonnatrice au CLAC.

Rassurer

L’aspect le plus sensible dans ce travail demeure l’explication.

« C’est pour cela que l’expertise des intervenants est importante. Nous sommes allés chercher des gens qui ont une approche facile avec le public, qui sont capables d’intervenir et qui sont multilingues. Cela nous aide à avoir un meilleur contact avec les locataires », souligne Maude Esbérard de Tandem.

Les intervenants de son organisme parlent français, anglais et espagnol. Le CLAC a recruté une personne qui parle arabe. « C’est notre recette magique pour avoir une meilleure réponse des gens », relève en souriant Mme Esbérard.

Au-delà des constats, la rencontre avec ces intervenants est aussi un moyen de dissiper les craintes chez des locataires souvent vulnérables.

« Disons que les gens ont peur des représailles. Le fait que nous soyons là pour les soutenir est important. Les locataires dans ces cas-là ont aussi des recours. Ils ne sont pas seuls dans leur démarche », indique Mme Belec du CLAC.

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