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Capsule ornithologique

La Paruline masquée… Avec un masque, ou cachée…

Publié le 06/08/2018
par Jean Poitras

Paruline masquée mâle – photo: Jean Poitras

(Common Yellowthroath)           (Geothlypis trichas)

On entend plus souvent cette petite paruline qu’on ne la voit. Le mâle émet son « ouischtiti-ouistiti-ouistiti-ouîît » fréquemment et étonnamment fort pour un oiseau de cette taille. Ce chant entendu une bonne partie de l’été comporte plusieurs variantes.

Description

Chez le mâle, le dos est verdâtre, la gorge et la poitrine sont d’un  jaune éclatant tandis que le ventre et les flancs sont d’un vert grisâtre. Il porte un masque noir sur toute la face et celui-ci est bordé en haut d’une bande blanchâtre.

La femelle possède la même teinte verdâtre sur le dos et sur la tête, et le jaune sur sa gorge jaune est moins prononcé que chez le mâle.

Les deux sexes sont de forme trapue et ont une queue presqu’aussi longue que le corps. Des pattes rosées complètent le tout.

Comportement et alimentation

Dès son arrivée au printemps, le mâle se met à chanter pour délimiter son territoire et attirer une compagne. C’est à cette période qu’on a le plus de chance de le voir en train de vocaliser sur un de ses perchoirs favoris. Il hoche souvent la queue. Il lui arrive aussi d’exécuter un vol en boucles en émettant des petits cris. Il cesse de chanter vers la fin de l’été, une fois la nidification terminée.

Les femelles arrivent un peu plus tard et demeurent discrètes tout au long de leur séjour, ce qui les rend plus difficiles à observer, surtout que leur plumage se confond bien avec leur environnement de prédilection.

Insectivore, cette paruline a une prédilection pour les chenilles, bien que tout autre petit insecte ou araignée trouvé au sol ou dans les branches basses des buissons qu’elle fréquente soit le bienvenu.

Habitat et nidification

La Paruline masquée préfère les milieux humides et ouverts, là où les broussailles sont abondantes. Ce peut être en bordure d’un lac ou d’une rivière, d’un ruisseau ou d’un marécage ou même en bordure d’un champ.

Le nid est confectionné d’herbages et est situé à faible hauteur du sol dans un buisson ou une touffe de roseaux.  Sauf pour les sessions de chant du mâle, la Paruline masquée passe la plupart du temps dans ces broussailles ce qui complique singulièrement son observation.

Les oisillons quittent assez tôt le nid et complètent leur croissance dans les environs de celui-ci là où les parents continuent de les nourrir. Si la saison est favorable, il peut y avoir une seconde nichée.

Le Vacher à tête brune parasite souvent le nid de la Paruline masquée, ce qui fait que l’on peut observer une Paruline masquée nourrir un oisillon Vacher beaucoup plus gros qu’elle.

Territoire et migration

La Paruline masquée niche au Canada au sud d’une ligne courbe qui partirait de Blanc-Sablon au Québec, passerait par la Baie-James et irait rejoindre Whitehorse au Yukon; elle est donc présente dans toutes les provinces et tous les territoires canadiens.

Aux États-Unis continentaux, elle est présente dans tout le territoire, sauf en Alaska. Elle se retrouve aussi au Mexique. Elle est assez abondante sur tout son territoire.

On l’observe régulièrement dans les grands parcs de notre arrondissement et elle niche sûrement dans l’île de Montréal.

Les mâles nous arrivent au tout début de mai, parfois un peu avant, suivis des femelles une semaine ou deux plus tard.

Vers la fin de l’été, les Parulines masquées se déplacent en petits groupes familiaux hors du territoire de nidification et commencent à nous quitter en septembre. Elles hivernent au sud des USA, au Mexique, en Amérique centrale et aux Antilles.