Le phragmite bien installé dans le Sault

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Le parc-nature de l’Île-de-la-Visitation fait face à l’invasion du phragmite depuis plusieurs années.  Cette espèce végétale envahissante ne cesse de se multiplier, et le MTQ semble s’en laver les mains. 

Un citoyen très au fait de l’évolution des diverses espèces végétales dans le secteur du Sault-au-Récollet, Martin Desmarais, a exposé le problème au JDV après avoir posé une question en ce sens au conseiller de ville du district du Sault-au-Récollet, Jérôme Normand. 

Le phragmite prend de plus en plus de place dans le parc-nature de l’Île-de-la-Visitation. (Photo: Éloi Fournier – JDV)

Pour M. Desmarais, le problème ne vient pas du côté de la Ville de Montréal, qui réalise la gestion du phragmite dans le parc-nature de l’Île-de-la-Visitation, ni du côté d’Hydro-Québec, qui traite aussi ses sols en fin de saison. Selon lui, le ministère des Transports du Québec (MTQ) devrait agir car le phragmite pousse densément dans son emprise à proximité du pont Papineau-Leblanc. 

« C’est difficile de combattre une herbe envahissante quand ton voisin ne fait rien!, dit-il. La Ville intervient quelques fois par année et elle est en train de gagner le combat près de l’église de la Visitation, mais il n’y a rien à faire près du pont. »

Le MTQ n’a pas nié ces faits. Toutefois, d’après Sarah Bensadoun, porte-parole du Ministère, tout effort de désherbage serait futile. 

« Nous ne prenons pas d’actions spécifiques afin de nous en défaire car le phragmite est présent sur les terrains avoisinants de toute façon, dit-elle. Le Ministère prend de telles mesures seulement lorsqu’un chantier est en cours. »

Pourtant, Martin Desmarais soutient que restreindre l’expansion de cette plante n’est pas si difficile : il ne suffirait que de les écraser ou d’en couper les têtes régulièrement pour en freiner la croissance. 

D’ailleurs, c’est que le MTQ semble faire le long de certaines routes du Québec, alors que plusieurs bordures des fossés d’autoroutes qui sont envahis par le phragmite sont régulièrement rasées durant l’été.

Une plante envahissante… et dangereuse

Le phragmite, aussi appelé roseau commun, est dans la mire du Service des grands parcs depuis plusieurs années. La plante est toujours coupée trois fois par année aujourd’hui, mais force est de constater que la situation ne s’améliore pas dans plusieurs zones du parc, notamment à proximité des plans d’eau prisés par les pêcheurs.

La Ville explique le caractère nuisible du phragmite ainsi :

« Le phragmite colonise les milieux humides non boisés comme les milieux riverains, les fossés de drainage et les bords d’autoroute. Sa capacité de dispersion, grâce à sa très grande production de semences mais surtout grâce à son système dense de rhizomes, en fait une espèce extrêmement compétitive qui prend la place des espèces indigènes qui vivent normalement dans les mêmes types de milieux. Cette plante forme des colonies, extrêmement denses, menaçant la sauvagine et les habitats fauniques. »

Martin Desmarais souligne qu’il surprend régulièrement des promeneurs en train de transporter ces roseaux nuisibles, semant accidentellement leurs graines au passage.

« Les gens veulent mettre ça dans un pot de fleurs chez eux parce qu’ils trouvent ça beau! Je suis intervenu une bonne dizaine de fois auprès des gens qui en transportaient et la majorité du temps, j’ai réussi à les convaincre de les jeter. »

Le phragmite représente aussi un risque d’incendie violent étant donné les nombreuses tiges mortes qui forment un épais matelas sous les roseaux.

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One Response

  1. Un grand merci au journal des voisins et à M. Éloi Fournier pour leurs aide à protéger les berges du Sault et les vues historiques environnantes.

    Superbe photo M. Fournier et bonne description de la situation actuelle de l’envahissement sournois en cours.

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Le présent avis est publié le 12 06 2026, par Me Chantal Houde, juge administratif

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