Je me rappelle être excitée de revenir chez moi pour voir mes parents. Là, je prie que la journée d’école ne finira pas (Photo : courtoisie)
Je me rappelle être excitée de revenir chez moi pour voir mes parents. Là, je prie que la journée d’école ne finira pas. Extrait du recueil Cri du cœur regroupant 15 dessins de texte de jeunes filles de 13 à 16 ans, témoins de violence domestique. Recueil réalisé lors d’ateliers sur la violence conjugale organisés par Concertation-femme (Photo : courtoisie) (Photo : courtoisie)

Samedi 16 octobre, au son des tam-tams, plus d’une centaine de femmes, solidaires et décidées, se réunissaient au Parc Raimbault pour l’édition locale de La Marche mondiale des femmes. Maysoun Faouri, directrice de Concertation-femme, organisatrice principale de l’événement, insiste sur l’existence de la violence faite aux femmes dans Ahuntsic-Cartierville. Elle dénonce auprès du journaldesvoisins.com l’impact de cette violence sur les enfants. Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Voici une situation réaliste, d’après Mme Faouri, que vivent les enfants témoins de violences conjugales. L’enfant souhaite que l’école ne se termine jamais. Dans son école, c’est lumineux, joyeux et paisible. Ses chères amies ont hâte de rentrer à la maison après l’école, mais pas elle. L’école est finie. Il faut partir. La peur accrochée à tout son être, l’enfant doit rentrer. Son papa va-t-il encore frapper sa maman ? Sa mère va-t-elle encore voler contre le mur et rebondir comme une poupée de chiffon ? Que faire ? Après tout, c’est aussi son papa… Voilà une des conséquences de la violence conjugale sur les enfants.

Arrivée de la marche des femmes au parc Marcelin-Wilson (Photo : courtoisie)

« La Marche mondiale des femmes dénonce les violences faites aux femmes; les enjeux concernant les femmes migrantes, immigrantes et racisées; la justice climatique et surtout la revendication sur les femmes autochtones. Les élues Effie Giannou, conseillère de Bordeaux-Cartierville, et Emilie Thuillier, mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, nous ont remerciées, Concertation-femme et tous les membres du comité organisateur local d’avoir rendu possible cette manifestation de solidarité et de revendications pour les femmes », précise Mme Faouri.

 

Pancartes utilisées lors de la marche des femmes (Photo : jdv – Philippe Rachiele)

Quelques hommes, frères et maris étaient de la partie à l’occasion de la marche. Certains ont aidé en tenant les stands et en distribuant les livrets Cri du Cœur ou en véhiculant d’un parc à l’autre des manifestantes et leurs enfants.

Le comité organisateur local est formé des organismes Concertation-femme, Cartier Émilie et Tandem, du Conseil local des intervenants communautaires de Bordeaux-Cartierville (CLIC), du CIUSS du Nord de l’île de Montréal, du SPVM – PDQ 10 et de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.

Pour en savoir plus sur Concertation-femme, la Fédération des femmes du Québec, Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF), L’enfant exposé à la violence conjugale : quelles difficultés et quels besoins d’aide ?

 

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