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Mélanie Joly, première candidate fédérale confirmée au Québec.

Publié le 27/07/2018
par Alain Martineau

(Photo Courtoisie)

Première candidate libérale du Québec confirmée en vue de la prochaine élection fédérale du 21 octobre 2019, Mélanie Joly estime que le travail n’est pas terminé pour elle dans Ahuntsic-Cartierville.

Devant de nombreux militants réunis par un beau dimanche ensoleillé (le 15 juillet)  dans une salle du Cégep Ahuntsic, la députée fédérale n’avait pas raté l’occasion pour dresser un bilan on ne peut plus ‘’positif’’ du travail qu’elle a accompli tant à l’échelle nationale que sur le plan local depuis sa victoire d’octobre 2015 et sa nomination dans le cabinet Trudeau.

En marge de cette assemblée militante et juste avant l’annonce du premier ministre Justin Trudeau sur le remaniement ministériel, faisant passer Mme Joly du Patrimoine canadien au Tourisme et à la Francophonie (elle s’occupe toujours des Langues officielles), la députée du nord de Montréal avait accordé une entrevue au journaldesvoisins.com qui lui avait notamment demandé si elle avait songé à démissionner dans la foulée des débats controversés dans le dossier Netflix.

Du travail à faire

« Il y a encore du travail à faire ici», a reconnu d’emblée la ministre fédérale, interrogée sur les raisons qui l’ont poussée à solliciter un autre mandat. Ce n’est pas fini. Il y a des initiatives que j’ai prises sur le plan local comme la relance du district Chabanel qui est bien entamée. Nous retrouvons une présidence nouvelle au sein de la Société de développement commercial (SDC), un bureau de poste a été installé récemment dans le secteur, et des emplois se créent (des entreprises en démarrage) », faisant référence à la zone qui compte encore des centaines de milliers de pieds carrés à louer.

Mme Joly suit par ailleurs de près deux autres engagements pris lors de la campagne électorale de 2015, soit le développement de logements sociaux, comme sur le site Louvain  (de concert avec les élus municipaux de l’arrondissement et sa collègue du provincial, Marie Montpetit) et le cheminement pour faire du Sault-au-Récollet un  »lieu  historique national ».

« La reconnaissance de ce lieu par le gouvernement du Québec va nous aider à accélérer  les choses  », a confié Mme Joly, rappelant que c’est sa collègue à l’Environnement, Catherine McKenna, qui est responsable du dossier sur le plan national.

À la fin juin, Marie Montpetit, ministre de la Culture et des Communications et députée de Crémazie (Maurice-Richard quand l’élection provinciale sera déclenchée), a désigné le cœur historique du Sault-au-Récollet comme ‘’lieu historique’’ en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

Rappelons aussi que le conseil d’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville avait déjà adopté une résolution demandant à la Commission des lieux et monuments historiques du Canada et à l’Agence Parcs Canada de désigner le site patrimonial de l’ancien village du Sault comme ‘’lieu historique national’’

Débats nationaux

Sur le plan national, Mélanie Joly, à l’instar des députés libéraux qui solliciteront un autre mandat, a insisté sur l’engagement pris et réalisé pour les familles, dont celle de bonifier l’allocation canadienne pour enfants, ayant sorti des milliers d’enfants de la pauvreté dans sa circonscription.

«Pour les familles d’Ahuntsic-Cartierville, ce sont 20 millions de dollars de plus. Aussi des fonds ont été alloués pour le Parcours Gouin», a-t-elle aussi relevé.

Une autre raison qui pousse Mme Joly à poursuivre le combat sur le plan national est le fait qu’elle accorde beaucoup d’importance à la culture et sa langue d’origine.

«Il est important de défendre le fait français,  la francophonie, de protéger notre langue et notre culture dans la réalité canadienne, a-t-elle aussi mentionné en entrevue. Il y a aussi pour moi l’importance de l’engagement public».

Mais l’épisode Netflix n’aura pas été de tout repos pour celle qui a dû défendre sur toutes les tribunes la promesse de Justin Trudeau, en campagne électorale, de ne pas taxer davantage les Canadiens, rejoignant ainsi la position des conservateurs, formant alors le gouvernement sortant.

Mais est-ce que Mélanie Joly a songé à démissionner dans ce feuilleton qui n’en finissait plus de finir?

« Il y a toujours des hauts et des bas en politique », admettra-t-elle, sans répondre directement à la question, mais défendant avant tout son legs, ce qu’elle a fait alors que l’ancien gouvernement Harper était plutôt réticent à investir dans le créneau culturel.

Elle est revenue sur les sommes importantes injectées pour Radio-Canada-CBC sur une période de cinq ans, les fonds prévus pour la transition vers le numérique, et tout récemment la stratégie d’exportation créative en matière de culture, la première dans l’histoire, prévoyant un fonds d’exportation pour donner un coup de pouce aux créateurs ayant des visées internationales.

« Il y a eu des réactions fortes certes; mais on devait faire des changements. Le gouvernement Harper avait sabré 40% dans le ministère du Patrimoine canadien. Je suis fière du travail accompli […] Je veux poursuivre mon engagement, je suis convaincue que la politique est un vecteur de changement », a déclaré Mme Joly.

Dans les prochains mois, on aura un avant-goût des nouveaux engagements de l’équipe ministérielle fédérale en vue de la prochaine campagne électorale.