Publisac recyclage Ahuntsic-Cartierville Montréal

La Commission permanente sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs de la Ville-centre a dévoilé jeudi soir 5 décembre ses recommandations à la suite de la tenue de la consultation publique sur le contrôle des circulaires à Montréal.

Les onze élus, membres de la Commission, ont recommandé à l’unanimité à la Ville que les citoyens qui désirent obtenir les circulaires (et le Publisac) aient recours à la formule du «opt-in», c’est à dire qu’ils aient un auto-collant apposé à leur boîte aux lettres pour réclamer que les circulaires et le Publisac soient laissés dans leur boîte aux lettres, et non ce qui a cours actuellement, soit la formule du «opt-out».

Toutefois, la Commission associe certaines conditions à cette recommandation.

Ainsi, elle recommande que la transition se fasse dans un délai raisonnable, le cas échéant, si la Ville opte pour cette recommandation.

Elle recommande également que cela concerne aussi le matériel publicitaire distribué par Postes Canada.

Finalement, elle invite la Ville à soutenir les médias locaux qui sont actuellement distribués par le Publisac, le cas échéant.

La recommandation toutefois ne concerne que le matériel publicitaire et non les journaux locaux.

Confiant que le gros bon sens va prévaloir

Questionné par journaldesvoisins.com, à savoir s’il pensait que les recommandations seraient entérinées par la Ville, Charles Montpetit, le citoyen qui avait lancé l’initiative de la pétition a déclaré en entrevue par courriel au jdv que les recommandations de la Commission allaient dans le même sens que celles formulées à la suite de la consultation sur les matières résiduelles que la Communauté métropolitaine de Montréal a tenue en mai dernier, particulièrement en ce qui concerne la transition vers une distribution «opt-in».

«À un moment donné, donc, fait valoir Charles Montpetit, il va falloir que nos élus se rendent à l’évidence, et admettent que le “opt-out” a fait son temps. Mais pour cela, il va falloir que la population ne croit pas que tout est déjà terminé, et [il va falloir] que les citoyens incitent leurs conseillers municipaux à adopter les recommandations. Si assez de gens se donnent la peine de nous contacter à antipublisac.com pour que nous coordonnions cette dernière poussée avec eux, alors oui, je serai confiant que le gros bon sens va prévaloir.»

À la suite de l’annonce faite par la Commission permanente sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs de la Ville-centre, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a déclaré que la consultation publique sur le contrôle des circulaires avait démontré la volonté d’une partie importante de la population de protéger l’environnement et de réduire l’empreinte écologique.

« De nombreux points de vue ont été partagés au fil des dernières semaines et c’est avec intérêt que nous prendrons connaissance des recommandations de la Commission permanente sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs. »

Participation citoyenne importante

C’est à la suite d’une pétition signée par plus de 16 000 citoyennes et citoyens que la Ville-centre a lancé cette consultation publique qui a eu cours en octobre dernier.

La responsable du dossier au comité exécutif de la Ville, Laurence Lavigne, a pour sa part déclaré que la participation citoyenne à la consultation publique avait été impressionnante, alors que plus de 120 mémoires avaient été déposés ou présentés et que plus de 990 personnes y avaient participé.

Journaldesvoisins.com avait d’ailleurs déposé un court mémoire sur la question auprès de la Commission.

La présentation des mémoires, outre ceux qui avaient seulement été déposés auprès de la Commission, s’est échelonnée sur cinq jours, soit les 25 et 30 octobre, et les 1er, 7, et 12 novembre derniers.

Un élu de l’arrondissement au fait des enjeux

Notons que parmi les 11 membres de la Commission, on compte le conseiller de ville du district du Sault-au-Récollet, Jérôme Normand.

Rappelons qu’avant de devenir conseiller de ville, M. Normand a été pendant dix ans directeur général d’ENvironnement JEUnesse, un organisme québécois spécialisé en éducation environnementale et en participation citoyenne. Le conseiller Normand a été, par ailleurs, vice-président de la Maison du développement durable de 2011 à 2016.

Recommandations unanimes, mais…

Comme journaldesvoisins.com le précisait, tous les membres de la Commission ont recommandé la formule du «opt-in», bien que cela soit assorti de conditions.

Journaldesvoisins.com a demandé à l’instigateur de la pétition s’il était surpris de cette unanimité. M. Montpetit a répliqué qu’en votant à l’unanimité, et dans le même sens que leurs collègues de Projet Montréal, les conseillers d’Ensemble Montréal qui siégeaient à la Commission ont fait la démonstration qu’une saine politique environnementale n’a pas à être affectée par les affiliations politiques ou la partisanerie.

« Il est tout à fait raisonnable de prévoir, a-t-il ajouté, comme ils le proposent, une période de transition qui permette aux gens intéressés à recevoir les circulaires d’afficher le pictogramme d’autorisation sur leurs boîtes à lettres. Même chose pour ce qui est d’installer de nouvelles boîtes de distribution pour les journaux locaux dans les endroits publics, et de demander à Postes Canada d’adapter ses propres pratiques en fonction des nouveaux règlements. Lorsqu’on parle de mesures pour assainir l’environnement, il est rafraîchissant de constater que nos élus sont capables de mettre leurs différences de côté et travailler de concert pour le bien de toute la population.»

Concernant les«bémols» d’Ensemble Montréal, par ailleurs, l’instigateur de la pétition contre le Publisac précise qu’il n’a aucune objection à ce que Montréal incite Postes Canada à adopter des principes similaires à ceux qui sont recommandés par la commission, mais il ne voit pas cela comme une condition requise pour adopter le système «opt-in» à Montréal.

«En effet, dit Charles Montpetit, une ville doit se contenter de traiter ce dont elle a la charge, c’est-à-dire les questions régies par les règlements municipaux. Elle ne peut pas, par contre, assujettir ses décisions à celles d’un autre palier de gouvernement. Si jamais des élus montréalais se disaient en faveur du “opt-in” pour les circulaires, mais seulement si Postes Canada en faisait autant, ce serait comme si on disait que la métropole devait attendre que le fédéral vire au vert avant adopter quelque mesure environnementale que ce soit», conclut-il.

La Ville de Montréal a fait savoir par voie de communiqué jeudi soir qu’elle prendrait le temps nécessaire avant de prendre une décision sur le suivi à donner aux recommandations de la Commission.

NDLR: Il est à noter que journaldesvoisins.com n’est pas distribué dans le Publisac. Son mag papier bimestriel est distribué par des camelots, porte-à-porte, seul et sans circulaire. Ses Actualités quotidiennes sont sur le Web. 

Par ailleurs, les médias concurrents du territoire sont distribués aux résidants dans le Publisac, mais seul -et non dans le Publisac- aux commerçants du territoire.

Vous aimez ce que nous faisons? Pensez à devenir membre du journaldesvoisins.com ICI

5 commentaires
  1. Je m’oppose, comme citoyen, à l’élimination des Publi-Sacs ou à l’option Opt in. J’ai besoin de ces circulaires. Si la majorité des citoyens n’en voulaient pas, le collant “Pas de circulaires” serait affiché partout ce qui à mon avis n’est pas le cas. Ça dit tout.
    La commission dit bien que ça devrait aussi s’appliquer à Poste Canada.
    J’exige que l’option Opt in ne soit pas en vigueur tant que Poste Canada ne se plie pas aux mêmes règles que publi-sac.
    Comme on dit; “si c’est bon pour pitou, c’est bon pour minou”

    Quand au facteur pollution, ce n’est même pas un millième de goutte d’eau dans l’océan de la pollution.

    1. L’autocollant 《Pas de circulaire》 est affiché sur un très grand nombre de portes, mais les distributeurs prennent un malin plaisir à ne pas les respecter. Vous trouverez dans la demande de Charles Montpetit qu’il a recensé des milliers d’infractions au règlement de l’autocollant, et ce seulement dans son quartier. Une des demandes de la pétition et une des recommandations émises par la ville est d’ailleurs que la ville fasse mieux respecter son règlement. On peut donc facilement imaginer que beaucoup plus de gens se donneraient la peine d’aller chercher un autocollant si le règlement était appliqué. Bien sûr, cela n’excuse pas les distributeurs d’emfreindre le règlement actuellement.

      Quant au 《millième de goutte d’eau 》, il s’agit en fait de 11% du total de ce que reçoivent les centres de recyclage. 11%, ce n’est pas une fraction de goutte d’eau, c’est plutôt une part considérable de déchets produits. Sans compter bien sûr tous les sacs de plastiques relâchés dans l’environnement.

      Vois pourrez confirmer toutes ces informations en lisant le rapport des recommandations de la ville.

      1. La millième goutte d’eau est sur la pollution de la planète. Pas sur ce que les centres de tri que notre petit monde reçoivent.
        Éliminer le publi sac ne changera absolument rien au désastre annoncée si ce n’et que donner une bonne conscience aux naîfs et, accessoirement, éliminer les journaux de quartier

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pourriez aussi aimer ces articles

Budget participatif: les idées foisonnent chez les citoyens

Au moins 200 citoyens ont participé aux quatre ateliers de collecte d’idées…

Le service d’autobus de Montréal fête ses 100 ans !

  C’est le garage Legendre de la STM situé dans Ahuntsic-Cartierville qui…

Testez vos connaissances des Actualités de la semaine!

Nouveauté au journaldesvoisins.com! Pour s’amuser et tester les connaissances et habitudes de…

Les résidants «tempêtent» contre le déneigement

Les météorologues sont unanimes et prédisent pour ce mardi une tempête de…