Chouette lapone (Photo: Jean Poitras, JDV)

L’observation ornithologique nous amène parfois des surprises. En voici trois exemples.

Chouette lapone – photo: Jean Poitras

La Chouette lapone

(Great Grey Owl)  (Strix nubulosa)

À près de 70 cm, c’est la plus grosse des Chouettes d’Amérique du Nord. Son habitat habituel s’étend du nord de l’Ontario jusqu’en Alaska. Certains hivers, comme ce fut le cas en 2016-2017, elle se déploie plus à l’est et plus au sud à la recherche de nourriture, principalement de petits rongeurs ou de petits oiseaux.

De plumage moucheté gris et brun, elle arbore un large masque facial fait de cercles concentriques qui entourent ses yeux jaunes.  Son bec jaune se distingue facilement dans un triangle de plumes brun foncé au bas de la face.

Comme la plupart des strigidés, elle peut pivoter la tête dans un grand arc de cercle pour mieux détecter ses proies.

Chasseuse diurne autant que nocturne, elle fréquente les abords des forêts et boisés où elle peut débusquer facilement ses proies.

Son cri se traduit par une série de « Hou, Hou » sonores.

Peu commune même dans son habitat usuel, c’est un ravissement lorsqu’on peut l’observer chez nous.

Le Chardonneret élégant

(European Goldfinch)   (Carduelis carduelis)

Chardonneret élégant – photo: Jean Poitras

Voilà une surprise hivernale au Parc de l’Île-de-la-Visitation! Cet oiseau eurasien n’est que peu fréquemment observé au Québec.

 

Son aire de répartition couvre l’ensemble de l’Europe, l’Asie, et l’Afrique du Nord. Le territoire de nidification le plus rapproché de nous serait l’Islande! Le Chardonneret élégant aurait été introduit en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Uruguay.

Sa présence chez nous demeure énigmatique. Deux explications plausibles: il aurait exceptionnellement migré d’Islande vers le Groenland, puis vers nos côtes, où il s’agirait d’un oiseau vendu par une animalerie qui se serait échappé de sa cage. (On en capturait beaucoup au XXe siècle pour ce type de commerce.)

Ce qui frappe le plus chez lui c’est son masque facial rouge bordé successivement de blanc et de noir sur la tête. Son dos et sa poitrine sont jaunes de teintes variables et une large barre jaune se découpe sur son aile noire. Le ventre et le croupion sont blancs et la queue est noire.

Plutôt social, on le voit fréquemment avec d’autres membres de son espèce, ou, par ici, avec des chardonnerets jaunes. En plus du Parc de l’Île-de-la-Visitation, il a aussi été vu dans une mangeoire sur la rue Berri nord avec une troupe de chardonnerets jaunes.

Tout comme son cousin local, il se nourrit essentiellement de graines; celles du chardon lui ont donné son nom, mais il ne semble pas dédaigner le tournesol des mangeoires.

L’Arlequin plongeur

Arlequin plongeur – photo: Jean Poitras

(Harlequin Duck)  (Histrionicus histrionicus)

C’est un petit canard de mer qui niche dans l’estuaire du St-Laurent, sur les côtes du Labrador et le long des côtes de l’Alaska et de la Colombie-Britannique. En hiver, il se regroupe en bandes près des côtes maritimes escarpées ou des récifs.

Son nom lui vient d’un personnage de la commedia dell’arte qui a un costume en larges pièces colorées tout comme le mâle de cette espèce.

Sa présence au Parc de l’Île-de-la-Visitation tout comme dans la grande région de Montréal est peu fréquente bien que pas exceptionnelle.

Le mâle en plumage nuptial possède des taches blanches sur le gris bleu de la tête, un gris plus clair sur le corps avec des lignes blanches sur le cou la poitrine et  les ailes et une large tache marron sur les flancs. La femelle est d’un brun assez uniforme avec trois taches blanches sur la tête.

Comme son nom l’indique, il plonge pour se nourrir de petits poissons ou crustacés.



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Francois Rauscher
Francois Rauscher
4 Années

J’ai un chardonneret élégant à ma mangeoire de tournesol. Du jamais vu.
Pointe Claire 25 decembre 2019

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