Malgré une légère remontée du nombre de nouveaux cas de COVID-19, la tendance demeure à la baisse dans Ahuntsic-Cartierville, selon les données publiées cette semaine par la Direction régionale de la santé publique (DRSP) de Montréal.

Avec 58 nouveaux cas dans la dernière semaine, le taux d’incidence hebdomadaire est remonté sensiblement pour s’établir à 43,2 cas par 100 000 habitants. Il demeure cependant légèrement inférieur au taux de 45,41 cas/100 000 habitants qui prévaut dans l’ensemble de Montréal.

Cas et éclosions en baisse

Près de la moitié des cas rapportés dans la dernière semaine sont concentrés dans deux secteurs de l’arrondissement qui affichent des taux nettement plus élevés, soit Saint-Sulpice (64,65 cas/100 000) et Ahuntsic Nord-Ouest (105,68 cas/100 000).

Dans l’ensemble, Ahuntsic-Cartierville demeure toutefois parmi les arrondissements qui ont enregistré la plus forte diminution à Montréal dans les dernières semaines, note la DRSP dans son état de situation hebdomadaire.

Le ralentissement des nouveaux cas se traduit également par un taux de positivité sur 28 jours qui est repassé nettement sous la barre des 3 % pour la première fois depuis la fin de la troisième vague l’été dernier. À 2,3 %, le taux de positivité se situe désormais sous la moyenne montréalaise de 2,8 %.

Toutes les éclosions en milieux de vie et de soins pour aînés se sont par ailleurs résorbées dans Ahuntsic-Cartierville. Une éclosion en centre hospitalier, totalisant 28 cas, figurait toutefois encore dans le rapport des éclosions actives de la DRSP pour le territoire du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île-de-Montréal.

« L’éclosion à Jean-Talon est sur le point d’être levée ; de nouveaux patients ont même déjà commencé à être admis », indique Séléna Champagne, conseillère aux relations médias et aux affaires publiques du CIUSSS.

Il y a une semaine, le CIUSSS avait affirmé au JDV que l’éclosion qui s’est déclenchée il y a deux semaines avait déjà été levée, mais au moins deux cas supplémentaires ont été associés à cette éclosion, selon les données de la DRSP qui ne considère une éclosion comme étant officiellement terminée que 14 jours après l’apparition des symptômes chez le dernier cas.

Outre cette éclosion importante, il ne restait que des éclosions de petite taille dans le nord de l’île et très peu dans Ahuntsic-Cartierville, selon le plus récent rapport sur les éclosions actives de la DRSP.

Après avoir atteint un pic de près de 50 éclosions actives et 260 cas liés au début octobre, alors que plusieurs résidences pour aînés et CHSLD étaient touchés par des éclosions, on ne comptait plus qu’une vingtaine d’éclosions actives avec cinq cas en moyenne par éclosion en date du 18 octobre.

Baisse des hospitalisations, situation stable en milieu scolaire

Cette évolution de la pandémie semble en phase avec les dernières projections de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), publiées il y a trois semaines. L’INSPQ prévoyait alors que le pic des cas et des hospitalisations pourrait être atteint en octobre ou novembre.

Après s’être stabilisées sur un plateau avec environ 30 personnes hospitalisées depuis le début octobre, les hospitalisations ont enregistré une baisse notable ces derniers jours. En date du 21 octobre, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) faisait état d’une vingtaine de personnes hospitalisées dans les trois hôpitaux du nord de l’Île, dont neuf aux soins intensifs.

C’est toujours l’hôpital Sacré-Cœur qui accueille la majorité des patients atteints de la COVID sur le territoire du CIUSSS avec 11 personnes hospitalisées, dont six aux soins intensifs, selon les données du MSSS.

Dans ses projections, le mois dernier, l’INSPQ soulignait que la transmission en milieu scolaire était à surveiller.

À ce chapitre, la situation semble plutôt stable. Le Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) rapportait, en date du 20 octobre, 14 cas chez des élèves et une seule classe fermée, à l’école Sophie-Barat.

Selon les données de la collecte nationale du ministère de l’Éducation compilées par le JDV, une vingtaine d’écoles d’Ahuntsic-Cartierville comptaient au moins un cas actif et au moins huit ont rapporté un ou des nouveaux cas cette semaine.

Ce sont principalement les écoles primaires, où les élèves ne sont pas encore admissibles à la vaccination, qui sont touchées.

Vaccination des 5-11 ans en vue ?

Alors que Santé Canada évalue actuellement la demande d’autorisation de Pfizer pour l’administration de son vaccin aux enfants de 5 à 11 ans, les 12-17 ans sont en voie de rattraper leur retard dans Ahuntsic-Cartierville, comme à Montréal.

Selon les dernières données publiées par la DRSP, un peu moins de 70 % des jeunes de ce groupe d’âge sont adéquatement vaccinés dans l’arrondissement, mais près de 75 % d’entre eux ont reçu une première dose.

« Depuis la rentrée scolaire, nous avons déployé des cliniques de vaccination mobile dans toutes les écoles de notre territoire où le taux de vaccination l’exigeait, soit presque l’ensemble des établissements. Mais nos infirmières scolaires restent présentes pour discuter avec les jeunes et assurer la vaccination de ceux qui souhaiteraient se faire vacciner dans les prochaines semaines », fait valoir la porte-parole du CIUSSS, Séléna Champagne.

Selon les sondages menés par l’INSPQ, environ 15 % des parents de jeunes âgés de 12 à 17 ans disent ne pas avoir l’intention de faire vacciner leurs enfants. Il y a donc fort à parier qu’une portion des 12-17 ans qui ne sont pas encore vaccinés reçoivent peu d’encouragement à le faire de la part de leurs parents.

Dans l’ensemble, la couverture vaccinale dans l’arrondissement est largement atteinte avec un peu plus de 85 % des 12 ans et plus qui sont adéquatement vaccinés. Les activités de vaccination ont donc ralenti avec la fermeture de plusieurs cliniques de vaccination de masse et la réorganisation des équipes de vaccination mobiles qui ne peuvent plus faire de cliniques éphémères à l’extérieur.

« La vaccination mobile continue à se faire surtout dans des milieux ciblés, à l’intérieur d’installations communautaires, compte tenu de la température. Les équipes de vaccination mobile se concentrent désormais sur la 3e dose en CHSLD publics et privés », indique Séléna Champagne.

La vaccination a permis de réduire considérablement le nombre d’hospitalisations et de décès durant la quatrième vague, mais Ahuntsic-Cartierville arrive toujours en tête au chapitre du nombre cumulatif de décès par arrondissement avec 491 décès depuis le début de la pandémie.

Si une récente analyse de la DRSP, indique que le taux de mortalité lié à la COVID-19 a été inférieur à la moyenne montréalaise dans Bordeaux-Cartierville, il n’en reste pas moins que l’arrondissement affiche l’un des taux de mortalité les plus élevés dans la métropole à 365,7 décès par 100 000 habitants.

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