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Mur de soutènement du barrage Simon-Sicard: bientôt, des travaux

Publié le 27/06/2018
par Jules Couturier

Le mur de soutènement à l’arrière de l’école Sophie-Barat (Photo : jdv – Philippe Rachiele)

Les travaux de réparation du mur de soutènement du barrage Simon-Sicard débuteront en septembre prochain. La première phase s’étalera jusqu’en décembre. Après une pause hivernale, la seconde phase se déroulera de mai à août 2019. L’objectif : que tous les travaux soient terminés pour la rentrée 2019. Et le coût de ces travaux est estimé à 11 millions de $.

La réfection du mur de soutènement long de 1,3 km longeant la berge sud du bassin de la rivière des Prairies est un dossier qui intéresse journaldesvoisins.com depuis juin 2017. Inquiet de la vétusté du mur et des dangers qu’il représentait, un lecteur avait alors alerté le journal.

Depuis la première publication de journaldesvoisins.com à ce sujet, Hydro-Québec a mené maintes évaluations pour déterminer les travaux à effectuer.

Les trois secteurs où auront lieu les travaux se situent derrière l’école Sophie-Barat, derrière la résidence Berthiaume-Du Tremblay, et en bordure du terrain qui appartenait aux Sœurs de Miséricorde, soit celui de Fort-Lorette qui vient justement d’être classé d’intérêt patrimonial historique par la ministre de la Culture, Marie Montpetit.

Des pelletées de roches

Rencontré le 13 juin dernier lors de la soirée d’informations de type «portes-ouvertes» organisée par Hydro-Québec,  au Pavillon d’accueil du parcours Gouin, Jean-Philippe Rousseau, conseiller en relation avec le milieu à la société d’État, expliquait en quoi consistera chacune des étapes.

« La première en sera une d’enrochement. Pour stabiliser le mur et permettre au sol de se compacter, nous allons créer un remblai en amoncellement de roches. La seconde étape visera à compléter ce remblai et à le profiler à l’aide d’une pelle mécanique. »

Comme le mentionne Monique DesLauriers de Sault-au-Récollet / Unesco, «face au terrain des Sœurs de Miséricorde, il faudra [donc] exclure toute possibilité d’exploration archéologiques en milieu aquatique sous des tonnes de roches, bien que divers rapports archéologiques mentionnassent l’intérêt d’effectuer des sondages dans la partie du littoral qui fut submergée en 1926.»

Les clôtures temporaires, présentes depuis septembre dernier le long des trois zones à circonscrire, seront laissées sur place encore tout l’hiver entre les deux phases de travaux.

Selon Marie-Claude Durand, chef, Relations avec le milieu, chez Hydro-Québec, le coût des travaux est évalué à 11 millions de dollars.

Rassurer les citoyens

Une trentaine de riverains se sont déplacés pour venir poser leurs questions lors de la soirée d’informations. Concerné par l’impact des travaux sur les résidants, Hydro-Québec dit avoir adapté ses méthodes de construction.

« La vitesse des camions venant déverser les roches sera réduite à 30 km/h avec une période d’arrêt aux heures d’entrée et de sortie des écoles. De plus, les camions seront munis d’alarme de recul à large bande, émettant un son moins agressant que le « bip bip bip » des alarmes sonores tonales classiques », explique encore M. Rousseau.

Restauration de la canopée

Pour ce qui est de l’impact environnemental, Hydro-Québec a prévu un plan de compensation pour chaque arbre coupé. M. Rousseau n’a pas été en mesure de préciser quelles essences d’arbres seraient replantées.

« C’est un plan à discuter avec les propriétaires du terrain.»

Dans ce cas-ci, comme les arbres sont principalement situés sur le terrain de l’école Sophie-Barat, l’interlocuteur sera la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

Dans tous les cas, c’est Hydro-Québec qui assumera les frais de ce reboisement, ainsi que les frais de la restauration des sentiers pédestres et cyclistes sur le bord de l’eau, une fois les travaux terminés. La piste cyclable qui traverse le terrain de l’école sera détournée sur le boulevard Gouin pendant les travaux.

Source: Hydro-Québec