Sur la RUI François Poulin, directeur de la maison des jeunes de Bordeaux-Cartierville et Guillaume B.Turenne, responsable du projet RUI au CLIC.
François Poulin, directeur de la maison des jeunes de Bordeaux-Cartierville et Guillaume B.Turenne, responsable du projet RUI au CLIC. (Photo Amine Esseghir, JDV)

Les projets cette année dans la zone Revitalisation urbaine intégrée (RUI) de Cartierville permettront de maintenir les actions pour améliorer les conditions de vie des gens de ce secteur défavorisé tout en ajoutant une autre inattendue.

La RUI, ce sont 800 000m2 situés approximativement entre les boulevards Gouin Ouest et Henri-Bourassa et les rues Grenet et Cousineau. Là, des organismes communautaires se mobilisent depuis 15 ans pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion.

La maison des jeunes de Bordeaux-Cartierville, située au parc de Mesy, fait partie de ces points de chute où l’on trouve des initiatives, notamment à l’adresse des adultes en devenir.

Chaque été depuis neuf ans, cet organisme se débrouille pour offrir du travail rémunéré dans le cadre de la Coopérative d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC). Ce n’est pas un projet de la RUI, mais cette année grâce à un montant résiduel de 10 000 $ d’une enveloppe de 40 000 $ offerte par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, la maison des jeunes a proposé un projet pour amplifier ce qu’elle pouvait offrir à la collectivité. Il s’intitule « la CIEC travaille pour vous ».

« On s’est demandé si avec la RUI on pouvait offrir des contrats dans la collectivité qu’on ne pourrait pas offrir autrement », indique le directeur de la maison des jeunes, François Poulin.

Cela comprendra notamment l’entretien de la zone commerciale du boulevard Gouin Ouest. Cette initiative mise en place il y a six ou sept ans n’est plus financée.

Il y a aussi le nettoyage de la ruelle verte entre les rues Grenet et Michel-Sarrazin; cette ruelle ayant besoin de travaux en permanence.

« Il y a une corvée de nettoyage organisée au début de l’été, mais la ruelle se dégrade rapidement. Les gens n’en prennent pas soin et il n’y a personne pour embaucher des jeunes pour s’en occuper », observe M. Poulin.

Cette somme aiderait aussi un commerçant à offrir des stages rémunérés de quelques heures pour d’éventuels futurs employés.

« On veut aussi garder une banque d’heures pour les organismes communautaires qui pourraient nous référer des particuliers qui n’ont pas les moyens de payer les jeunes. Cela peut-être une dame âgée qui aurait besoin d’un coup de main pour faire le grand ménage de printemps par exemple », évoque M. Poulin. En fait, il semble qu’il y aura autant d’idées à développer qu’il y aura d’argent disponible.

Cette action demeure toutefois modeste au regard des quatre autres projets mis en œuvre cette année dans la RUI.

Quête permanente

Il faut savoir que c’est la table de concertation du quartier, le Conseil local des intervenants communautaires (CLIC) de Bordeaux-Cartierville qui a la responsabilité de la coordination du financement des projets de la RUI. L’organisme avait identifié en janvier uniquement deux initiatives faute d‘argent. L’ajout de 40 000 $ du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation a permis d’en programmer deux autres en plus de « la CIEC travaille pour vous ».

« Ce financement arrivait à sa fin, puis il a été renouvelé », relève le responsable du projet RUI au CLIC, Guillaume B.Turenne.

Ainsi sera reconduit cette année le « Zoom sur linsalubrité » qui permet de soutenir les locataires pour la salubrité des logements.

Un marché mobile sera déployé au parc Louisbourg par l’organisme Marché Ahuntsic Cartieville (MAC).

« On pourra aussi distribuer des “cartes proximités”, ce sont des cartes prépayées rechargeables que les gens peuvent utiliser dans les marchés publics d’Ahuntsic-Cartierville ou de Montréal. Elles permettent d’avoir accès à des produits locaux et santé», souligne M. Turenne.

Cinquante à soixante familles pourraient en bénéficier. Ce sont des organismes comme la Maison des parents ou La Corbeille, qui viennent en aide aux ménages en difficulté qui auront la responsabilité de les distribuer.

« Dans un marché public, il n’y a pas que des fruits et des légumes. Il y a aussi plein de trucs le fun, des gâteaux, du miel, du fromage, du sirop d’érable, des savons. Je trouve cela aussi important qu’il y ait plus que des aliments de base à offrir aux gens », convient François Poulin.

Continuité

Les financements de cette année assureront aussi la continuité de « La saine alimentation, un défi AlimenTerre ! » de l’organisme La Corbeille. Ce projet permet entre autres de récupérer des fruits et légumes exclus du circuit commercial (moins présentables dans certains cas, mais pas toujours) qui sont transformés, notamment épluchés, découpés et congelés.

« Il y aura l’escouade propreté. Elle est encadrée par Ville en vert et elle vise à mettre en place des patrouilles vertes pour sensibiliser propriétaires et locataires à une meilleure gestion des déchets et l’amélioration des conditions de vie à proximité des habitations », décrit M. Turenne.

Outre les 40 000 $ du ministère des Affaires municipales, la RUI a bénéficié cette année de 96 151 $ provenant de la base budgétaire du Service de la diversité et de l’inclusion sociale (SDIS) de la Ville de Montréal.

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