Vaccination contre la COVID : entre réticence et urgence

Vaccin, covid, Patro le Prévost

Écouter cet article

La clinique de vaccination se situe au sous-sol du centre communautaire Patro le Prévost . (Photo: François Robert-Durand)

Trois mois après le début de la campagne de vaccination contre le coronavirus, près de 45 000 doses de vaccins avaient été administrées sur le territoire du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Nord-de-l’Île-de-Montréal.

En date du 15 mars, 5800 employés du CIUSSS avaient eu leur première dose. Le CIUSSS rappelle par ailleurs que ce n’est pas encore l’ensemble des catégories d’emploi qui sont admissibles au vaccin.

Plus de 40 % des travailleurs de la santé vaccinés

« Pour l’instant, la vaccination pour les travailleurs et stagiaires de la santé est réservée aux groupes cibles priorisés par le MSSS. Cela exclut par exemple toute la direction des ressources humaines, des affaires juridiques et des communications, une grande partie de la direction de la recherche et de l’enseignement, de la direction des actifs immobiliers, des ressources informationnelles », indique Emilie Jacob, relationniste au bureau des relations médias et des affaires publiques du CIUSSS.

Bien qu’il avance que plus de 40 % des 14 000 membres de son personnel ont été vaccinés, le CIUSSS n’est pas en mesure d’indiquer le taux d’adhésion des membres du personnel du réseau au vaccin. Le CIUSSS ne comptabilise par ailleurs que les doses qu’il a lui-même administrées, le nombre total d’employés vaccinés pourrait donc être plus important.

« Nos médecins, par exemple, peuvent se faire vacciner dans d’autres CIUSSS où ils pratiquent également et des employés récemment embauchés peuvent aussi avoir déjà été vaccinés ailleurs », explique la porte-parole.

Du côté des résidents en CHSLD et en résidences privées pour aînés, un total de 9030 personnes avaient été vaccinées.

Forte adhésion au vaccin

Le taux d’adhésion moyen au vaccin dans la population est de plus de 80 %, soulignait la directrice régionale de santé publique, docteure Mylène Drouin, lors d’un point de presse mercredi.

Au total, près de 30 000 personnes dans la communauté ont déjà été vaccinées sur le territoire du CIUSSS depuis le lancement de la campagne de vaccination de masse au début du mois.

La représentante du centre de commandement de la santé montréalais, Sonia Bélanger, faisait état de « pourcentages assez importants » dans les taux de vaccination dans les groupes prioritaires.

« Nous avons atteint la cible », a-t-elle lancé en présentant les données sur le suivi de la campagne de vaccination selon les groupes d’âge.

Le graphique, qui prend en compte les doses administrées et les rendez-vous déjà pris, montre que la cible de vaccination de 75 % de la population a en effet été atteinte chez les personnes âgées de 70 ans et plus.

Des réticences à surmonter

Alors que la campagne s’accélère, des préoccupations ont émergé la semaine dernière concernant l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca. Certains pays européens avaient suspendu l’administration de ce vaccin par précaution à la suite de l’apparition de cas de thromboses chez certaines personnes vaccinées, mais ont récemment repris la vaccination.

« Pour le moment, rien ne nous indique qu’il y a des enjeux de sécurité par rapport à ce vaccin », assure la docteure Drouin qui précise qu’un programme de surveillance des effets secondaires des vaccins est en place pour suivre l’apparition éventuelle de ce type de manifestations.

Le CIUSSS indique que dans la journée de samedi près d’une personne sur 10 avait refusé le vaccin.

« En raison de la publicité négative entourant ce vaccin, nous avons effectivement dû rassurer certaines personnes au cours de la fin de semaine. Nous prenons le temps de leur transmettre de l’information valide sur ce vaccin afin qu’ils puissent prendre une décision éclairée. Il est important de rassurer la population sur l’utilisation de ce vaccin », fait savoir la porte-parole du CIUSSS.

Pour rassurer la population, le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a publicisé le fait qu’il avait lui-même reçu une dose du vaccin d’AstraZeneca jeudi. Lundi, la députée de l’Acadie, Christine St-Pierre, avait fait de même.

La réticence aux vaccins d’une partie de la population est un phénomène bien documenté et relativement marginal, mais qui a pris de l’importance dans le contexte de la pandémie où la vaccination demeure le seul moyen d’atteindre une immunité collective contre le coronavirus et, éventuellement, de lever les mesures sanitaires en place depuis un an.

« On se doit d’utiliser tous les outils à notre disposition pour protéger les plus vulnérables », martèle la directrice de la santé publique de Montréal.

Elle maintient que la vaccination et la suppression des nouveaux variants sont les deux piliers de la stratégie de la santé publique pour infléchir « la courbe des hospitalisations et des décès » associée à la troisième vague qui viendra au printemps.

Un projet-pilote de vaccination destiné aux parents

Jeudi, la santé publique a d’ailleurs lancé avec le CIUSSS du Centre Ouest un projet-pilote de vaccination ciblée pour les parents d’élèves fréquentant des écoles ou des services de garde dans les deux quartiers qui présentent une forte transmission communautaire de cas de variants.

« Ce qu’on souhaite, c’est évidemment éviter que ça se transpose après, [que] ça se transmette dans d’autres quartiers montréalais », a souligné la docteure Drouin.

Elle précise que c’est une dynamique qui a été observée lors de la première et de la deuxième vague de voir la transmission communautaire s’accélérer dans des quartiers précis avant de s’étendre dans d’autres territoires.

« L’opération vise à retarder la prédominance de variants dans des territoires de l’Est ou du Nord », indique la directrice de la  santé publique.

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Avis public

Un avis est donné à Ahlam Ait Said et Ayoub Abdelkhalek : Soyez avisé qu’une demande en dommages-intérêts matériels, dommages-intérets suite à résiliation du bail, recouvrement du loyer dû, dommages-intérêts pour troubles et inconvénients et réunion de demandes, concernant le logement situé au 4220, rue de Salaberry, app. 302, Montréal, H4J 1H3, a été déposé contre vous au Tribunal administratif du logement. Codes de recours : 1863D,  1863DD, 1863RA et 1863TI. Portant le numéro de dossier 9731533120260526 / Numéro de demande 5198413

Tribunal administratif du logement

Village olympique : 5199, rue Sherbrooke Est,

bureau 2360, Montréal (Québec) H1T 3X1

Montréal, Laval et Longueuil  : 514 873-2245

Autres régions : 1 800 683-BAIL (2245)

Le présent avis est publié le 12 06 2026, par Me Chantal Houde, juge administratif

Consulter les détails

À lire également

TIRAGE mieux vous connaître

Pour participer au tirage, merci de répondre à toutes les questions.

Toutes les données sont sécurisées dans un serveur établi au Québec.