Glace sur trottoir (Photo: archives JDV)

Une pluie verglaçante a créé une solide couche de glace sur le sol d’Ahuntsic-Cartierville dans la nuit de mardi à mercredi, et le froid a solidifié la surface glissante sur les trottoirs et les pistes cyclables. Comme par les années passées, le JDV a été interpellé à ce sujet par plusieurs résidants qui n’ont pas manqué de signaler ce qu’ils considèrent être un manque de préparation de l’arrondissement, un manque d’abrasifs ou de déglaçage des trottoir depuis 48 heures. Voici pourtant –entrevue à l’appui– comment l’arrondissement et ses sous-traitants s’appliquent à corriger la situation. 

Ce sont 309 km de chaussée et 483 km de trottoirs qui doivent être déneigés ou déglacés à travers l’arrondissement durant une tempête de neige. La glace vive a affecté plus d’un piéton depuis mercredi matin, mais le directeur des travaux publics d’Ahuntsic-Cartierville, Dominique Paquin, souligne que tous les trottoirs ont reçu une couche d’abrasif. 

« Les endroits où on a réussi à enlever la croûte de grésil avant que ça repasse sous le point de congélation, les trottoirs sont plutôt au béton» dit-il. 

Problème: rues résidentielles

Par contre, le problème se trouve surtout dans les rues résidentielles. Celles-ci sont déneigées ou déglacées après les artères principales, et le froid a contribué à la formation d’une couche de glace vive qui rend le travail difficile pour les chenillettes de l’arrondissement. 

« Pour que ça soit marchable, on va mettre du sel mélangé avec de l’abrasif [ndlr: les fameuses petites roches]. C’est sûr que depuis le début de cet épisode, les températures sont assez basses, donc les fondants agissent plus ou moins bien », ajoute M. Paquin. 

Le directeur des travaux publics mentionne que les seules exceptions (où aucun abrasif n’a été ajouté) sont les trottoirs où, par exemple, des véhicules étaient stationnés trop près pour permettre une opération de déglaçage sécuritaire. 

L’arrondissement est donc prêt pour une éventuelle opération de déneigement suivant la tempête d’aujourd’hui vendredi. Les opérations sont divisées en neuf secteurs, où chaque entrepreneur utilise trois appareils en même temps – il y a donc plus ou moins 27 chenillettes en service dans Ahuntsic-Cartierville. 

Or, la glace risque de rendre le déneigement plus difficile… M. Paquin admet candidement que la glace vive est problématique pour les chenillettes, qui « glissent vers les autos stationnées » puisque les trottoirs sont en pente. 

Mais les citoyens peuvent aider l’arrondissement, comme le JDV l’avait déjà expliqué dans une de ses Actualités des dernières années.

Toujours un seul croque-glace

En 2019, le JDV faisait état du fait qu’un croque-glace avait été prêté à l’arrondissement par la Ville-centre pour évaluation. À l’époque, M. Paquin lui-même était d’avis qu’un seul croque-glace n’était pas suffisant. 

Un croque-glace en action – Vidéo fournie par l’arrondissement:

Aujourd’hui, l’arrondissement n’a pas reçu davantage de ces brise-glace rotatifs, qui coûtent 20 000 $ chacun, étant donné qu’il n’y a pas eu beaucoup d’épisodes de glace depuis 2019. De plus, les croque-glace ne peuvent pas être utilisés à toutes les sauces. 

« Pour que le croque-glace soit efficace avec une certaine épaisseur de glace comme il y a présentement sur les trottoirs, ça prend beaucoup de manœuvres d’avance-recul, explique Dominique Paquin. C’est un rouleau avec des dents, et il faut faire plusieurs passages pour que cela gruge la glace pour atteindre le béton en dessous. »

Comme la machine comporte également beaucoup d’angles morts pour les opérateurs, les autorités sont hésitantes à l’utiliser sur les rues résidentielles. Le croque-glace doit aussi être suivi par une autre machine pour retirer les plaques de glace cassées. 

Pistes cyclables et trottoirs en simultané

Comme des machines différentes sont utilisées pour les pistes cyclables et les trottoirs, il arrive que l’une de ces surfaces soit déneigée avant l’autre. Cependant, l’arrondissement n’établit pas de priorité entre les deux. 

« On a deux petites machines qui s’affairent à déneiger les pistes cyclables, et elles ont un parcours… et on a aussi un parcours pour les appareils de trottoir. […] Tout est fait en même temps, mais les appareils ne travaillent pas en duo », mentionne le directeur des travaux publics. 

La différence de machinerie ne s’explique pas par la différence de surface (asphalte contre béton) mais plutôt par la largeur des pistes cyclables. Une chenillette de trottoir nécessiterait plusieurs passages pour déblayer une piste cyclable, puisque les pelles de trottoir sont moins larges par quelques pieds. 

Par contre, pour les parcours, il y a un ordre de priorité : les artères principales sont de priorité 1, les rues collectrices sont de priorité 2, et les rues résidentielles sont de priorité 3.

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Boulet Gilles
Boulet Gilles
4 Mois

J’ai communiqué avec monsieur Jérôme Normand, conseiller Sault-au-Récollet pour lui signaler un problème de trottoir dangereux. sur l’avenue Pothier. On m’a répondu que des abrasifs y avaient été préventivement répandus et que d’autres opérations n’avaient pu être menées car les voitures étaient stationnées à moins de 30 centimètres des trottoirs. J’ai respectueusement répondu qu’aucun abrasif préventif ou curatif n’avait été répandu sur le trottoir et que, photo à l’appui avec ruban à mesurer, les véhicules étaient garés à une distance variant de 20 à 30 centimètres du trottoir sur ma rue. Notre conseiller n’a jamais répondu.

Louise Charbonneau
Louise Charbonneau
4 Mois

Je veux bien croire les réponses du service des travaux public de notre arrondissement, sauf que, dans la nuit de mardi à mercredi, une opération de déneigement était en cours sur le rue Francheville sud et aucun abrasif n’a été répandu sur le trottoir. Quant au trottoir côté nord, aucun abrasif non plus. Il y en a eu dans la journée de mercredi, mais en quantité tellement réduite qu’il restait encore plus sécuritaire de se déplacer dans la rue.
Par contre, sur la rue Curotte est, le déneigement a eu lieu plus tard et, enfin, de l’abrasif a été répandu en quantité suffisante.

Simoneau France
Simoneau France
4 Mois

Mercredi matin dernier, alors que nous nous apprêtions à quitter notre stationnement pour vaquer à nos occupations, un déneigeur nous a « monté » un banc de neige de quelques pieds derrière notre voiture, malgré notre demande de nous laisser quitter le stationnement avant qu’il ne procède. Il n’y a pas plus sourd que qui ne veut pas entendre! À ses dires, un collègue s’amenait dans les prochaines minutes pour terminer le ramassage de la neige. Or, quelle ne fut pas notre surprise de voir que ce n’est que 22 heures plus tard, soit le lendemain matin, que le ramassage a été fait!!! Fort heureusement, aucun événement ne nous a forcé à quitter le domicile de toute urgence. Quelqu’un peut-il m’expliquer cette façon sauvage de fonctionner?

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