Une murale honore la mémoire d’Ariel Jeffrey Kouakou depuis 2019. (Photo: Archives JDV)

En mars 2018, l’arrondissement était frappé par une nouvelle des plus tristes : celle de la disparition du jeune Ariel Jeffrey Kouakou, âgé de seulement 10 ans. L’histoire avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque, mais depuis ce temps, aucune nouvelle information pour les enquêteurs. 

Après que leur fils eut disparu alors qu’il était en route pour la maison d’un ami, dans Cartierville, la famille d’Ariel n’a jamais baissé les bras, soupçonnant un enlèvement – la police privilégie plutôt la thèse de l’accident, Ariel ayant été aperçu sur le bord de la rivière au parc des Bateliers, peu de temps avant sa disparition. 

« On a des caméras qui ont montré que le jeune Ariel était entré dans le parc, mais on n’en a aucune qui montre qu’il en est ressorti », avait expliqué à l’époque le commandant Ian Lafrenière, qui travaillait au sein du SPVM en 2018. 

Macarons « Ariel où est-tu» (Photo : Archives JDV)

La rivière avait été fouillée de fond en comble, sous la glace, dans les environs du parc des Bateliers, mais aucun indice n’avait été trouvé.

L’arrondissement avait aussi préparé un millier de macarons (voir la photo ci-contre) ainsi que de grandes affiches posées en bordure de voies achalandées, comme la rue Sauvé et le boulevard Henri-Bourassa. Fin mars, une affiche était toujours installée sur le boulevard Henri-Bourassa Ouest, à la hauteur de L’Acadie.

Une murale honore sa mémoire depuis 2019 dans l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie. 

La famille n’abandonne pas

Les parents d’Ariel, qui ont également une fille et deux autres fils, s’accrochent à un mince espoir depuis un peu plus de quatre ans. 

« Nous demeurons en contact avec la famille d’Ariel et [elle] garde espoir qu’il sera retrouvé », mentionne Pina Arcamone, directrice générale du Réseau Enfants-Retour. 

La mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, Émilie Thuillier, a aussi gardé contact avec les parents d’Ariel. Elle leur a d’ailleurs parlé il y a quelques mois. 

« La douleur est toujours vive, mais ils remercient encore l’arrondissement et toutes les personnes de la communauté pour leur support », dit-elle. 

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) explique que le dossier est toujours traité par les enquêteurs des Crimes majeurs du SPVM et demeure actif aujourd’hui.

« Nous invitons toute personne ayant de l’information sur cet événement ou qui se souviendrait d’un élément qui pourrait aider l’enquête à communiquer avec le 911, son poste de quartier ou, de façon anonyme et confidentielle, avec Info-Crime Montréal au 514 393-1133. Toute nouvelle information que nous recevons du public est traitée et analysée », a écrit l’agente Caroline Labelle au JDV.

Une des grandes affiches mises en place par l’arrondissement en 2018. (Photo: Archives JDV)

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